jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2107405 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (5) |
| Avocat requérant | DENYS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 17 septembre 2021 et le
20 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Denys, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 15 juillet 2021 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre un indu de prime d'activité d'un montant de 2 315,40 euros pour la période de septembre 2017 à août 2018 ;
2°) de le décharger de la somme de 2 315,40 euros résultant d'un indu de prime d'activité pour la période de septembre 2017 à août 2018 ou, à défaut de lui accorder la remise gracieuse de cette dette ;
3°) de condamner la caisse d'allocations familiales du Nord à lui verser la somme de 1 296,67 euros en indemnisation du préjudice subi du fait de la récupération des sommes résultant d'un indu de prime d'activité d'un montant de 2 315,40 euros pour la période de septembre 2017 à août 2018 ;
4°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Nord une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision du 15 juillet 2021 :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'indu réclamé était prescrit ;
En ce qui concerne la demande de remise gracieuse :
- il est de bonne foi dès lors qu'il a déclaré sa situation de concubinage aux services de la caisse d'allocations familiales le 13 août 2018 à la suite de la conclusion le 5 juin 2018 d'un pacte civil de solidarité ;
En ce qui concerne les conclusions à fin d'indemnisation :
- en ne traitant pas sa demande du 10 mai 2019 dans un délai raisonnable, sans la transmettre à l'autorité compétente et en méconnaissant l'effet suspensif de son recours du
10 mai 2019 en procédant à deux retenues en juin et juillet 2019, la caisse d'allocations familiales du Nord a commis deux fautes, de nature à engager sa responsabilité ;
- il a subi un préjudice financier compte tenu de la précarité de sa situation, du fait de la privation fautive des sommes qui lui étaient dues, qu'il évalue à la somme de
1296,67 euros, dont la caisse d'allocations familiales du Nord doit être condamnée à l'indemniser.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 juin 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Grard pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Grard, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'une régularisation du dossier de M. B, le directeur de la caisse d'allocations familiales du Nord lui a notifié par une décision du 21 mars 2019 un indu de prime d'activité d'un montant de 2 315,40 euros pour la période de septembre 2017 à août 2018.
M. B a formé un recours le 7 mai 2019 contre cette décision devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord, qui l'a rejeté par une décision du 15 juillet 2021. Cette même commission a rejeté la demande de remise de dette de M. B par une décision du 11 mai 2023. M. B a formé le 13 juillet 2021 une demande indemnitaire préalable, qui a été implicitement rejetée par la caisse d'allocations familiales du Nord. Par sa requête, M. B demande l'annulation de la décision du 15 juillet 2021, la décharge ou, à défaut, la remise de sa dette et la condamnation de la caisse d'allocations familiales à l'indemniser de la somme de 1 296,67 euros en réparation du préjudice financier subi du fait des fautes commises dans la gestion de son dossier.
Sur la décision du 15 juillet 2021 :
2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de prime d'activité, il entre dans l'office du juge administratif d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.
3. En premier lieu, l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale dispose que
" () L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans.
Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration () La prescription est interrompue tant que l'organisme débiteur des prestations familiales se trouve dans l'impossibilité de recouvrer l'indu concerné en raison de la mise en œuvre d'une procédure de recouvrement d'indus () ", tandis que l'article L. 845-4 du même code précise que : " L'article L. 553-1 est applicable à la prime d'activité () ".
Il résulte de ces dispositions que le délai de prescription court à compter du paiement de la prestation, seule l'existence d'une fraude ou de fausses déclarations étant de nature à reporter, à la date de découverte de celles-ci, le point de départ de la prescription de l'action en répétition de l'indu.
4. Il résulte de l'instruction que l'indu de prime d'activité réclamé porte sur la période de versement de septembre 2017 à août 2018 et qu'il a été notifié à M. B par une décision du 21 mars 2019 du directeur de la caisse d'allocations familiales du Nord, dont la caisse d'allocations familiales n'établit pas la date de notification à M. B. Le requérant indique toutefois dans ses écritures en avoir eu connaissance en mai 2019 lors de la consultation de son compte en ligne et a matérialisé cette connaissance, au plus tard, le 7 mai 2019, date de son recours contre cet indu devant la commission de recours amiable, à laquelle la créance qui lui est réclamée n'était pas prescrite. Cette décision de notification d'indu a eu pour effet d'interrompre le délai de prescription. Dans ces conditions, à la date de la décision contestée le 15 juillet 2021, les sommes réclamées n'étaient pas prescrites.
5. D'une part, aux termes de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative à la prime d'activité prise par l'un des organismes mentionnés à l'article L. 843-1 fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours auprès de la commission de recours amiable, composée et constituée au sein du conseil d'administration de cet organisme et qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1. ". D'autre part, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, applicable aux organismes de sécurité sociale en vertu de l'article
L. 100-3 du même code : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ". S'agissant des décisions prises par une autorité administrative de caractère collégial, et sauf à ce que des dispositions régissent leur forme de façon particulière, il est satisfait aux exigences découlant de cet article dès lors qu'elles portent la signature de leur président, accompagnée des mentions, en caractères lisibles, prévues par cet article. Il ne peut cependant en aller ainsi, en l'absence de toute disposition législative ou réglementaire imposant une présidence au sein de la commission de recours amiable, que lorsque celle-ci a fait le choix de se doter d'un président. À défaut, il ne peut être satisfait aux exigences découlant des dispositions de l'article L. 212-1 que par la signature de la décision par l'ensemble des membres de la commission, accompagnée pour chacun d'entre eux des mentions, en caractères lisibles, prévues par cet article.
6. La décision de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord du 15 juillet 2021, qui n'est pas au nombre de celles qui sont dispensées d'une telle formalité, ne comporte ni l'indication des nom, prénom et qualité, ni la signature de son président ou de l'ensemble des membres présents. Si la lettre du directeur de la caisse d'allocations familiales du Nord du 23 juillet 2021 notifiant la décision du 15 juillet 2021 de la commission de recours amiable comporte la signature dudit directeur, ce dernier n'est pas au nombre des membres composant cette commission et la signature figurant sur cette lettre de notification ne saurait régulariser le vice de forme dont est ainsi entachée la décision contestée. Par suite, M. B est fondé, pour ce motif à demander l'annulation de la décision de la commission de recours amiable du 15 juillet 2021.
7. Le présent jugement, qui prononce seulement l'annulation de la décision de la commission de recours amiable du 15 juillet 2021 pour des motifs de régularité, n'implique pas de prononcer la décharge de l'indu de prime d'activité en cause. Compte tenu du motif d'annulation retenu, tenant exclusivement à un vice de forme qui entache la décision contestée, il est loisible à l'administration, si elle s'y croit fondée et si, en particulier, aucune règle de prescription n'y fait obstacle, de reprendre régulièrement et dans le respect de l'autorité de la chose jugée, sous le contrôle du juge, une nouvelle décision.
Sur la remise gracieuse :
8. Aux termes de l'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale :
" La prime d'activité est égale à la différence entre : 1° un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; 2° Les ressources du foyer, qui sont réputés être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1° () ". L'article L. 842-4 du même code prévoit que :
" Les ressources mentionnées à l'article L. 842-3 prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; / 2° Les revenus de remplacement des revenus professionnels ; / 3° L'avantage en nature qui constitue la disposition d'un logement gratuit, déterminé de manière forfaitaire ;
/ 4° Les prestations et les aides sociales, à l'exception de certaines d'entre elles en raison de leur finalité sociale particulière ; / 5° Les autres revenus soumis à l'impôt sur le revenu ".
Aux termes de l'article L. 845-3 de ce code : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service / () / La créance peut être remise ou réduite par l'organisme () en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manœuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration () ".
9. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une ou l'autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
10. Il résulte de l'instruction que les ressources du foyer de M. B composé de lui-même et de son concubin s'établissent à environ 3 540 euros par mois et que leurs charges s'établissent à environ 1 920 euros par mois, soit un reste à vivre par jour et par personne de
27 euros. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur sa bonne foi,
M. B ne se trouve pas dans une situation de précarité telle qu'une remise de sa dette doive lui être accordée.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et ces demandes ont un caractère suspensif () ".
12. En adoptant les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le législateur a entendu que l'effet suspensif des recours dirigés contre une décision de récupération de l'indu s'attache à l'exigibilité de la créance. Il en résulte que l'exercice d'un tel recours, de même d'ailleurs qu'une demande de remise gracieuse, fait par lui-même obstacle, aussi longtemps que ce recours est pendant devant l'administration ou devant les juges du fond, d'une part, à la possibilité pour l'organisme chargé du service de la prime d'activité d'opérer une compensation avec les sommes dues à l'allocataire et, d'autre part, à l'émission, par la caisse d'allocations familiales, d'un titre exécutoire sur le fondement de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
13. Il n'est pas contesté que, postérieurement à l'introduction du recours administratif préalable obligatoire de M. B réceptionné le 10 mai 2019 par les services de la caisse d'allocations familiales du Nord, deux retenues sur prestations ont été réalisées le 1er juin 2019 pour un montant de 165,62 euros et le 1er juillet 2019 pour un montant de 178,90 euros.
Ces retenues méconnaissent les dispositions précitées et constituent une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration.
14. M. B se prévaut d'un préjudice financier consécutif à la privation de jouissance des sommes concernées du fait de la précarité de sa situation. Il sera fait une exacte indemnisation de ce préjudice en condamnant la caisse d'allocations familiales du Nord à lui verser la somme de 344,52 euros.
15. En second lieu, M. B soutient que le traitement de son dossier n'a pas été réalisé dans un délai raisonnable dès lors que son recours contre l'indu en litige, réceptionné par la caisse d'allocations familiales du Nord le 10 mai 2019, a fait l'objet d'une décision de rejet explicite par la commission de recours amiable le 15 juillet 2021, malgré différentes relances effectuées par ses soins ou par son assurance de protection juridique les 13 juin 2019,
16 octobre 2019, 8 janvier 2020 et 14 février 2020 et que sa réclamation n'a pas été transmise directement à la commission de recours amiable, compétente pour en connaître, mais a été préalablement traitée par les services administratifs et juridiques de la caisse d'allocations familiales. Le requérant se prévaut d'un préjudice financier du fait de la privation des sommes dues et de l'impossibilité d'en contester efficacement le bien-fondé dans un délai anormalement long. Toutefois, d'une part, il ne résulte pas des motifs du présent jugement, qui ne prononce pas la décharge des sommes en litige, que l'indu réclamé à M. B soit mal-fondé et, d'autre part, il résulte de ce qui a été dit au point 13 que le préjudice financier né de la méconnaissance du caractère suspensif du recours sera indemnisé. En outre, M. B n'a pas été privé de l'exercice de ses voies de recours dès lors que l'absence de réponse de la commission de recours amiable a fait naître dans un délai de deux mois à compter de la réception du recours du requérant, une décision implicite de rejet susceptible de recours contentieux dans les délais de recours contentieux, à laquelle s'est ensuite substituée la décision du 15 juillet 2021 attaquée. Dans ces conditions, à supposer même que la caisse d'allocations familiales n'ait pas traité le dossier de M. B dans un délai raisonnable, le préjudice allégué n'est pas établi.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la caisse d'allocations familiales du Nord doit être condamné à verser à M. B la somme de 344,52 euros.
Sur les frais liés au litige :
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Nord la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 15 juillet 2021 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé par M. B contre un indu de prime d'activité d'un montant de 2 315,40 euros pour la période de septembre 2017 à août 2018 est annulée.
Article 2 : La caisse d'allocations familiales du Nord est condamnée à verser à M. B la somme de 344,52 euros.
Article 3 : La caisse d'allocations familiales du Nord versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre des solidarités et des familles.
Copie en sera adressée à la Caisse d'allocations familiales du Nord.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.
La magistrate désignée,
Signé
E. GRARD La greffière,
Signé
M. C
La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
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