LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2107921

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2107921

mardi 13 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2107921
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (5)
Avocat requérantPETIAUX D'HAENE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 octobre 2021 et le 11 juillet 2022, M. E F, Mme G F, M. A F, M. I F représentés par Me Petiaux d'Haene, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 26 août 2020 par laquelle le président du conseil départemental du Nord a rejeté leur recours formé contre le titre exécutoire émis le 12 juin 2020 par celui-ci en vue du recouvrement d'une somme de 5 913,18 euros au titre de la récupération de prestations d'allocation personnalisée d'autonomie indûment versées à Mme D F, née C pour la période du 24 janvier au 31 mai 2019 ;

2°) de mettre à la charge du département du Nord les frais et dépens de l'instance.

Ils soutiennent que :

- l'indu n'est pas fondé dès lors que les dispositions du règlement départemental d'aide sociale prévoient le maintien du bénéfice de l'allocation personnalisée d'autonomie aux allocataires entrant en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) ;

- les sommes qui leur sont réclamées ont été utilisées pour les besoins de

Mme D F dès lors qu'elles ont permis de s'acquitter de ses frais d'hébergement en EPHAD ;

- Mme D F n'a perçu pour la période de janvier à mai 2019 qu'une somme de 5 554,80 euros au titre de l'allocation personnalisée d'autonomie ;

- les sommes réclamées ont été intégralement restituées au Trésor public.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 juin 2022, le département du Nord conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Mme G F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 novembre 2023.

M. A F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 12 juin 2020, le président du conseil départemental du Nord a notifié à la succession de Mme D F, née C, décédée le 6 février 2020, un indu de 5 913,18 euros résultant d'un trop-perçu d'allocation personnalisée d'autonomie pour la période de janvier à mai 2019, consécutif à son admission en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) à compter du 24 janvier 2019. Il a émis le 12 juin 2020 un titre exécutoire en vue du recouvrement de cette somme auprès de la succession de

Mme D F née C. Le recours formé le 21 juillet 2020 par la succession de

Mme D F née C a été rejeté par une décision du 26 août 2020 du président du conseil départemental du Nord. Par leur requête, M. E F, Mme G F, M. A F, M. I F, au titre de la succession de Mme D F née C, demandent au tribunal d'annuler la décision du 26 août 2020 du président du conseil départemental du Nord.

2. Aux termes de l'article L. 232-19 du code de l'action sociale et des familles :

" Les sommes servies au titre de l'allocation personnalisée d'autonomie ne font pas l'objet d'un recouvrement sur la succession du bénéficiaire () ". Si ces dispositions font obstacle à ce que soient récupérées des prestations d'allocation personnalisée d'autonomie versées à bon droit, elles n'interdisent pas en revanche la récupération, sur la succession du bénéficiaire de l'allocation personnalisée d'autonomie, de dettes contractées du vivant de ce dernier à l'égard du département payeur, en raison de versements indûment effectués à son profit.

3. Aux termes de l'article L. 232-1 du code de l'action sociale et des familles :

" Toute personne âgée résidant en France qui se trouve dans l'incapacité d'assumer les conséquences du manque ou de la perte d'autonomie liés à son état physique ou mental a droit à une allocation personnalisée d'autonomie permettant une prise en charge adaptée à ses besoins. Cette allocation, définie dans des conditions identiques sur l'ensemble du territoire national, est destinée aux personnes qui, nonobstant les soins qu'elles sont susceptibles de recevoir, ont besoin d'une aide pour l'accomplissement des actes essentiels de la vie ou dont l'état nécessite une surveillance régulière. ". Aux termes de l'article D. 232-31 du code de l'action sociale et des familles, relatif à l'allocation personnalisée d'autonomie : " () Tout paiement indu est récupéré par retenues sur le montant des allocations à échoir ou, si le bénéficiaire n'est plus éligible à l'allocation personnalisée d'autonomie, par remboursement du trop-perçu en un ou plusieurs versements ".

4. Il résulte de l'instruction que Mme D F, née C, allocataire de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile, est entrée en EPHAD le 24 janvier 2019 et a continué à percevoir cette allocation jusqu'au 31 mai 2019 pour un montant de 5 913,18 euros. Les dispositions du règlement départemental d'aide sociale invoquées par les requérants, relatives au maintien de l'allocation personnalisée d'autonomie en hébergement à ses allocataires malgré son versement direct à l'établissement d'hébergement à compter du 1er janvier 2017, ne sont, dès lors, pas applicable à l'indu en litige, constitué d'allocation personnalisée d'autonomie à domicile. Si les requérants soutiennent que les sommes qui leur sont réclamées ont été utilisées pour s'acquitter des frais d'hébergement en EPHAD de Mme F, il résulte de l'instruction qu'elles lui étaient allouées pour financer les frais liés à son accueil familial et aux changes à domicile. En outre, la seule production des relevés de comptes bancaires de Mme F, faisant apparaître différents virements ne mentionnant pas leur destinataire, ne suffit pas à établir que les sommes réclamées auraient été intégralement restituées. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à contester le bien-fondé de l'indu mis à leur charge.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. F J doit être rejetée, y compris ses conclusions relatives aux frais et dépens de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E F, Mme G F, M. A F,

M. I F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E F, Mme G F, M. A F, M. I F et au département du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2024.

La rapporteure,

Signé

E. B La greffière,

Signé

M. H

La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions