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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2108562

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2108562

mercredi 19 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2108562
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formationjuge unique (6)
Avocat requérantDESPRES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 octobre 2021 et 26 janvier 2023, Mme C E épouse B, représentée par Me Després, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler les décisions du 20 juin 2019 par lesquelles la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé le 14 mars 2019 par Mme E à l'encontre des deux décisions du 12 février 2019 lui notifiant un indu de prime d'activité et un indu d'aide personnelle au logement ;

2°) de condamner la caisse d'allocations familiales du Nord à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation de son préjudice moral et financier qu'elle a subi ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- les décisions en litige sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le couple s'est séparé le 3 février 2013 ;

- l'erreur de la caisse d'allocations familiales lui a engendré une dette de loyer ; elle réside désormais chez sa mère depuis le 28 février 2019.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- le présent recours doit être regardé comme contestant les décisions du 20 juin 2019 ;

- ces dernières sont motivées ;

- les indus sont bien-fondé ;

- l'indemnisation du préjudice moral et financier qu'aurait subi Mme E doit être rejetée des lors qu'aucune faute lui est imputable.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires présentées par Mme E, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable d'indemnisation, selon les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Mme E a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président du tribunal a désigné Mme Bruneau, conseillère, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. A l'issue d'un contrôle de la situation de Mme E et du réexamen des droits de l'intéressée, la caisse d'allocations familiales du Nord lui a notifié, le 12 février 2019, son intention de recouvrer la somme de 5 411,80 euros correspondant à un indu de prime d'activité (IM3/002), versée au titre de la période allant du 1er février 2016 au mois de mai 2018, qui trouve son origine dans la dissimulation de sa vie maritale. Par un second courrier du même jour, le directeur de la caisse d'allocations familiales au Nord lui a notifié un indu d'aide personnelle au logement (IN5/007) correspondant à des versements entre février 2016 et septembre 2017 d'un montant de 3 993,25 euros. Par une décision du 20 juin 2019, la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté le recours administratif préalable obligatoire formé le 14 mars 2019 par Mme E à l'encontre des deux décisions du 12 février 2019. Par un courrier du 21 juin 2021, la requérante a, à nouveau, formé un recours devant la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord. Par sa requête, Mme E conteste les décisions du 20 juin 2019 et demande au tribunal la condamnation de l'administration à lui verser des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

Sur la recevabilité des conclusions indemnitaires

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".

3. Si Mme E demande au tribunal la condamnation de l'Etat à l'indemniser de son préjudice moral et financier, il résulte de l'instruction que Mme E n'a produit aucune demande préalable adressée à la caisse d'allocations familiales, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il s'ensuit qu'en l'absence de liaison du contentieux, les conclusions indemnitaires présentées par Mme E sont, ainsi que le tribunal en a informé les parties en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, irrecevables et ne peuvent dès lors qu'être rejetées.

Sur le bien-fondé des indus :

4. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision, qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, de prime exceptionnelle de fin d'année ou de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qu'il lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

En ce qui concerne l'indu de prime d'activité (IM3/002) :

5. Aux termes de l'article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d'une activité professionnelle a droit à une prime d'activité, dans les conditions définies au présent titre. ". Aux termes de l'article L. 842-3 de ce code : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1°. ". Et aux termes de l'article L. 845-3 du même code : " Tout paiement indu de prime d'activité est récupéré par l'organisme chargé de son service. () ". L'article R. 842-3 de ce code dispose que : " Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : 1° Du bénéficiaire ; 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité () ". Aux termes de l'article L. 842-7 du code de la sécurité sociale : " Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui, notamment, ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges. Lorsque l'un des membres du couple réside à l'étranger, n'est pas considéré comme isolé celui qui réside en France. ". En vertu, de l'article R. 842-3 de ce code : " Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : 1° Du bénéficiaire ; 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité () ". Aux termes de l'article R. 843-1 du même code : " () la composition du foyer et la situation d'isolement mentionnée à l'article L. 842-7 retenues pour la détermination du montant forfaitaire sont celles du foyer au dernier jour du mois considéré, sous réserve des dispositions des 1° et 2° ci-dessous : 1° Il n'est pas tenu compte pour le calcul de la prime d'activité, de l'ancien conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité du bénéficiaire, ni de ses ressources, lorsque celui-ci n'appartient plus au foyer lors du dépôt de la demande ou lors du réexamen périodique mentionné à l'article L. 843-4 ; 2° Le conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité du bénéficiaire lors du dépôt de la demande ou lors du réexamen périodique est réputé avoir appartenu au foyer tout au long des trois mois précédents () ". Enfin, aux termes de l'article L. 512-3 du même code : " Sous réserve des règles particulières à chaque prestation, ouvre droit aux prestations familiales : () 2°) après la fin de l'obligation scolaire, et jusqu'à un âge limite, tout enfant dont la rémunération éventuelle n'excède pas un plafond. () ". L'article R. 512-2 de ce code précise que : " () Le plafond de rémunération mentionné au 2° de l'article L. 512-3 est égal, pour un mois, à 55 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance défini aux articles L. 141-1 à L. 141-9 du code du travail, multiplié par 169. () ".

6. En application de l'article R. 846-5 du code de la sécurité sociale, les bénéficiaires de la prime d'activité sont tenus de faire connaître à l'organisme chargé du service de ces prestations toutes informations relatives à leur résidence, à leur situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer, ainsi que tout changement en la matière, en particulier à l'occasion des déclarations de ressources qu'ils doivent remplir chaque trimestre, afin qu'il soit procédé au calcul de leur allocation.

7. Il résulte de l'instruction, en particulier des rapports d'enquête établis les 5 juillet 2018 et 1er février 2019 par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du Nord, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que Mme E, allocataire du revenu de solidité active, s'est mariée le 27 octobre 2012 avec M. A B. A l'issue de ses opérations de contrôle, l'agent a remis en cause la réalité de la situation d'isolement de Mme E. Si cette dernière soutient que le couple s'est séparé le 3 février 2013 en raison de violences conjugales, l'attestation produite par sa fille n'est pas suffisante pour justifier cette allégation. Il ressort des constatations de ce rapport, que depuis a minima 2010, la requérante a vécu en concubinage, puis maritalement depuis le 27 octobre 2012, avec M. A B. Ce dernier a communiqué auprès de différents organismes, la caisse primaire d'assurance maladie la Carsat, l'Argic Arrco, le centre des finances publiques ou encore de la société générale, l'adresse où réside Mme E à Wattrelos. Par ailleurs, les taxes d'habitation sont établies aux deux noms à l'adresse de Mme E, et ce depuis 2016. Les pensions de retraite étaient également versées jusqu'au mois de mai 2018 sur le compte commun du couple. Dès lors une communauté d'adresse et d'intérêt a subsisté jusqu'en 2018, c'est à bon droit que le directeur de la caisse d'allocations familiales du Nord a, par la décision attaquée, confirmé la décision du 12 février 2019 mettant à la charge de Mme E l'indu de prime d'activité d'un montant de 5 411,80 euros au titre de la période allant du 1er février 2016 à mai 2018, correspondant à la régularisation de la situation de l'intéressée en prenant en compte la vie maritale de cette dernière.

En ce qui concerne l'indu d'aide personnalisée au logement (IN5/007) :

8. Aux termes de l'article L. 351-3 du code de la construction et de l'habitation : " Le montant de l'aide personnalisée au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : 1. La situation de famille du demandeur de l'aide occupant le logement et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2. Les ressources et la valeur en capital du patrimoine du demandeur, lorsque cette valeur est supérieure à 30 000 €, et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer ; toutefois un abattement est opéré sur le montant des ressources, lorsque le conjoint perçoit des revenus résultant de l'exercice d'une activité professionnelle. (); / 3. Le montant du loyer ou de la redevance définie par la loi n° 84-595 du 12 juillet 1984 précitée ou des charges de remboursement des prêts contractés pour l'acquisition du logement ou son amélioration, pris en compte dans la limite de plafonds, ainsi que les dépenses accessoires retenues forfaitairement. Le montant de l'aide diminue au-delà d'un premier plafond de loyer qui ne peut être inférieur au plafond de loyer multiplié par 2,5. Toutefois, cette diminution ne s'applique pas pour les bénéficiaires d'une des allocations mentionnées aux articles L. 821-1 et L. 541-1 du code de la sécurité sociale. ". Aux termes de l'article L. 351-3-1 du même code : " I. L'aide personnalisée au logement est due à partir du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel les conditions d'ouverture du droit sont réunies. () II. L'aide personnalisée au logement cesse d'être due à partir du premier jour du mois civil au cours duquel les conditions d'ouverture du droit cessent d'être réunies. () III. Les changements de nature à modifier les droits à l'aide personnalisée prennent effet et cessent de produire leurs effets selon les règles respectivement définies pour l'ouverture et l'extinction des droits prévus au premier alinéa du I et du II, sauf en cas de décès du conjoint du bénéficiaire ou d'une personne à charge, auquel cas ils prennent effet le premier jour du mois civil suivant le décès. ". Aux termes de l'article R. 351-4 du même code : " L'aide personnalisée est calculée au 1er janvier de chaque année, sous réserve des cas prévus aux articles R. 351-10 à R. 351-16 bis et R. 351-17-1. " Aux termes de l'article R. 351-5 du code de la construction et de l'habitation : " I. Les ressources prises en considération pour le calcul de l'aide personnalisée sont celles perçues par le bénéficiaire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. () Sont retenues les ressources perçues pendant l'année civile de référence. L'année civile de référence est l'avant-dernière année précédant la période de paiement prévue à l'article R. 351-4. Ces ressources sont appréciées selon les dispositions qui figurent ci-dessous et après application le cas échéant des dispositions des articles R. 351-6, R. 351-7-1, R. 351-7-2 et R. 351-10 à R. 351-14-1, sauf dans les cas prévus à l'article R. 351-7 où sont retenues les ressources évaluées forfaitairement conformément aux dispositions dudit article. II. Les ressources prises en considération s'entendent du total des revenus nets catégoriels retenus pour l'établissement de l'impôt sur le revenu d'après le barème, des revenus taxés à un taux proportionnel ou soumis à un prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu, ainsi que des revenus perçus hors de France ou versés par une organisation internationale. "Aux termes de l'article R. 351-10 du même code : " Lorsque le bénéficiaire ou son conjoint apporte la preuve de sa cessation d'activité professionnelle au début ou au cours de la période de paiement et de son admission au bénéfice d'une pension de retraite ou d'invalidité ou d'une rente d'accident de travail ou de l'allocation aux adultes handicapés, les ressources déterminées dans les conditions prévues à l'article R. 351-5 et perçues par l'intéressé au cours de l'année civile de référence sont affectées d'un abattement égal à 30 % des revenus d'activité professionnelle et des indemnités de chômage. / Cette mesure s'applique à partir du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel survient le changement de situation et, sous réserve des dispositions de l'alinéa 2, tant que les ressources perçues par l'intéressé au cours de l'année civile de référence comprennent des revenus d'activité. / Lorsque le bénéficiaire ou son conjoint reprend une activité professionnelle rémunérée, l'abattement prévu au premier alinéa est supprimé à partir du premier jour du mois civil au cours duquel intervient la reprise d'activité. ". Aux termes de l'article R. 351-14 du même code : " Lorsque le bénéficiaire ou son conjoint est en chômage total depuis au moins deux mois consécutifs à la date d'effet de la demande ou pendant au moins deux mois consécutifs au cours de la période de paiement et : / - s'il ne bénéficie pas ou ne bénéficie plus d'une indemnisation dans les conditions mentionnées par l'article R. 351-13 ci-dessus, ou / - si son indemnisation a atteint le montant minimum prévu par l'accord mentionné à l'article L. 5422-20 du code du travail, après application du taux dégressif prévu à l'article L. 5422-3 du même code, ou/ - s'il perçoit l'allocation de solidarité spécifique prévue par les articles L. 5423-1 à L. 5423-3 du code du travail,/ il n'est pas tenu compte des revenus d'activité professionnelle ni des indemnités de chômage perçus par l'intéressé durant l'année civile de référence./ Les droits sont examinés sur cette nouvelle base à compter du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel sont intervenus le changement de situation, la cessation du versement ou la diminution du montant de l'allocation d'assurance, ou l'admission à l'allocation de solidarité spécifique. / Lorsque l'intéressé reprend une activité professionnelle rémunérée, il est tenu compte de ses ressources à partir du premier jour du mois civil au cours duquel intervient la reprise d'activité. "

9. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, Mme E n'est pas fondée à contester le bien-fondé de l'indu d'aide personnalisée au logement mis à sa charge par une décision du 12 février 2019 de la caisse d'allocations familiales du Nord.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme E demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C E épouse B et au ministre des solidarités et de la santé.

Copie sera adressée pour information à la caisse d'allocation familiales du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 avril 2023.

La magistrate désignée,

signé

M. D

La greffière,

signé

I. BAUDRY

La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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