LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2108876

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2108876

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2108876
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantNEVEUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 novembre 2021, la Société Mutuelle d'Assurance des Collectivités Locales (SMACL), représentée par Me Dutat, demande au tribunal :

1°) à titre principal, de condamner in solidum la société Wery, la société Dekra Industrial et M. B A, architecte urbaniste, au paiement de la somme de 39 400, 68 euros sur le fondement de leur responsabilité civile décennale en réparation des sinistres découverts après la réception des travaux de réhabilitation de la salle des fêtes de la commune de Rousies, son assurée ;

2°) à titre subsidiaire, de condamner chacun d'eux à payer, au même titre suivant la part de responsabilité résultant du rapport d'expertise du 28 janvier 2016, la somme de 18 853, 16 euros s'agissant de M. A, de 6 284, 38 euros s'agissant de la société Dekra Industrial et de 15 760, 27 euros s'agissant de la société Wery ;

3°) de mettre à la charge de la société Wery, la société Dekra Industrial et M. A le versement in solidum de la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle est fondée à agir comme subrogée dans les droits de son assurée, la commune de Rousies, qui était maître d'ouvrage des travaux de réhabilitation de la salle des fêtes en litige ;

- après réception de l'ouvrage, a été constaté un affaissement du plafond de la salle des fêtes de Rousies, causé par la présence de mérule dans les combles, découverte à cette occasion et l'expertise amiable alors diligentée a établi, le 28 janvier 2016, d'une part, que l'apparition et le développement de la mérule sont dus cumulativement à une fuite d'eau sur le dôme de la salle des fêtes et à une condensation excessive dans les combles, et, d'autre part, que ce dommage est en lien direct avec les travaux de rénovation menés à partir de février 2014 ;

- la société Wery, qui a repris au 1er avril 2015 la société Beuvelet titulaire du lot étanchéité - couverture du marché de travaux, la société Dekra Industrial, bureau de contrôle et M. B A, maître d'œuvre des travaux, sont responsables in solidum de ces désordres au titre de la garantie décennale ;

- l'expertise a mis en évidence que le maître d'œuvre doit au minimum supporter 45% de la charge finale du sinistre en raison de ses manquements, faute de reconnaissance préalable de l'ensemble du bâtiment, ces lacunes l'ayant conduit à des prescriptions erronées dans le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) outre une isolation excessive des combles où s'est développée la mérule ;

- le bureau de contrôle a contribué au moins à 15% du sinistre dès lors qu'il n'a pas signalé au cours de ses visites de chantier que les solutions de ventilation des combles mises en place étaient insuffisantes ;

- l'entreprise en charge des travaux a contribué à au moins 40% du sinistre dès lors qu'elle n'a pas dénoncé les prescriptions irréalisables du CCTP concernant l'étanchéité des dômes, et qu'elle a laissé ouverte la trappe d'accès aux combles lors d'une visite, ce qui a accéléré le phénomène de condensation propice au développement de la mérule ;

- les coûts des travaux de réfection s'établissent à 39 400, 68 euros, somme qu'elle a acquittée à son assurée, la commune de Rousies.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 mars 2024 et le 4 mai 2024, M. B A, représenté par Me Neveux, conclut dans le dernier état de ses écritures à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que la société Wery et la société Dekra Industrial le garantissent de toute condamnation qui pourrait être mise à sa charge, chacune pour la part de responsabilité finale lui incombant, à fixer la part de responsabilité du bureau d'étude technique SECA INGENIERIE, et, enfin, à ce que la somme de 3 500 euros soit mise à la charge de la société SMACL ou de toute partie succombante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- sa garantie décennale ne peut pas être engagée dès lors que le lien entre les travaux de rénovation de la salle des fêtes de Rousies et l'apparition de la mérule n'est pas établi, et que ce champignon était présent dans les combles avant le début du chantier ;

- il assurait la maîtrise d'œuvre des travaux dans le cadre d'un groupement constitué avec les sociétés SECA Ingénierie et SECA Environnement et dans ces conditions, dès lors que la société SECA Ingénierie était en charge des lots techniques, dont la ventilation des locaux, il convient de fixer la part de responsabilité incombant à cette dernière au titre du manque de ventilation des combles.

Une mise en demeure a été adressée le 5 février 2024 à la société Dekra Industrial qui n'a pas produit de mémoire en défense dans le délai imparti.

Une mise en demeure a été adressée le 5 février 2024 à la société Wery qui n'a pas produit de mémoire en défense dans le délai imparti.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des assurances ;

- le code civil ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Monteil ;

- les conclusions de M. Even, rapporteur public ;

- les observations de Me Neveux, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. La commune de Rousies a confié la maîtrise d'œuvre de l'opération de réhabilitation de sa salle des fêtes, comprenant divers travaux de rénovation et d'extension, à un groupement conjoint d'entreprises formé par M. B A, architecte, par la société SECA Environnement et la société SECA Ingénierie, bureaux d'études techniques. Elle a confié la mission de contrôle technique de cette opération à la société Dekra Construction. Les travaux du lot étanchéité - couverture ont été réalisés par l'entreprise Beuvelet, depuis lors reprise par la société Wery. Les travaux ont débuté le 1er février 2014 et l'ouvrage a été réceptionné sans réserve le 28 septembre 2015. Lors de travaux complémentaires réalisés ultérieurement pour la pose d'un vitrail en façade avant de l'étage du hall au premier étage de la salle des fêtes, le maître d'ouvrage a constaté l'apparition d'un champignon lignivore, la mérule, dans les combles du hall dont le développement affectait la charpente en bois existante et compromettait la solidité de l'ouvrage. La commune a alors saisi son assureur la Société Mutuelle d'Assurance des Collectivités Locales (SMACL) d'une déclaration de sinistre le 30 octobre 2015 et une expertise " dommage - ouvrage " a été conduite, dans ce cadre, par le cabinet SARETEC Construction, qui a remis son rapport définitif le 28 janvier 2016. La SMACL, subrogée dans les droits de la commune en application de l'article L. 121-1 du code des assurances, recherche la responsabilité décennale de B A, de la société Dekra construction et de la société Wery et demande à être remboursée de la somme de 39 400, 68 euros qu'elle a versée à son assurée pour la réparation du sinistre résultant des désordres affectant l'ouvrage.

Sur l'acquiescement aux faits :

2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ".

3. La société Dekra Industrial et la société Wery, qui n'ont pas produit d'observations en défense en dépit des mises en demeure qui ont été adressées à chacune d'elles le 5 février 2024, doivent être réputées avoir acquiescé aux faits exposés dans la requête en application de l'article R. 612-6 précité du code de justice administrative. Cette circonstance ne dispense toutefois pas le tribunal, d'une part, de vérifier que les faits allégués par la requérante ne sont pas contredits par les autres pièces versées au dossier, et d'autre part, de se prononcer sur les moyens de droit que soulève l'examen de l'affaire.

Sur la responsabilité :

4. Il résulte des principes qui régissent la garantie décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans, dès lors qu'ils n'étaient ni apparents ni prévisibles lors de la réception de cet ouvrage. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.

En ce qui concerne la nature et l'origine des désordres :

5. Il résulte de l'instruction, et en particulier de l'examen du rapport d'expertise d'assurance que le développement de la mérule trouve son origine dans l'humidité excessive des combles du hall du premier étage de la salle des fêtes, qui n'a pas pu être constatée à la réception de l'ouvrage puisque ces combles sont inaccessibles. D'une part, l'expertise impute cette situation à l'apparition de fuites d'eau en cours de chantier, à partir de décembre 2014, lesquelles n'ont été résolues pour partie qu'au bout de quelques mois, avec au demeurant la persistance d'une infiltration au droit du dôme principal. D'autre part, elle a permis de relever que l'ancienne ventilation des combles par communication avec le plénum de la grande salle avait été rebouchée avec des parpaings et que seules de petites ouvertures inadaptées assuraient désormais la ventilation des combles, ce qui favorisait l'apparition d'une forte condensation. Enfin, il a été constaté que l'enduit extérieur posé pendant les travaux avait été réalisé avec un matériau inadapté trop peu étanche et, qu'à l'occasion d'une visite dans les combles, l'entreprise Beuvelet avait oublié de refermer la trappe d'accès, ce qui avait aggravé le phénomène d'infiltration d'eau. La combinaison de l'ensemble de ces facteurs dans des espaces confinés, non isolés et non ventilés, déjà rendu humides du fait des fuites d'eau, a contribué à créer un phénomène de forte condensation qui a entraîné le développement de la mérule. Ces conclusions ne sont pas utilement contredites par l'unique devis de travaux du 2 novembre 2015 émanant de la SARL Caponord, et dont se prévaut en défense M. A, qui évalue à deux à quatre ans avant cette date, l'apparition de la mérule, et qui ne saurait avoir valeur d'expertise à cet égard alors que la présence de la mérule n'a jamais été notée avant la réalisation des travaux, ni par le maître d'œuvre qui a visité les combles lors de l'élaboration du projet, ni par l'entreprise SEM qui est intervenue dans les combles dans le cadre de la réalisation d'un plafond décoratif, ni lors des vérifications périodiques des détecteurs incendies qui se trouvaient dans les combles. Il s'en suit que le lien de causalité entre les travaux de réhabilitation de la salle des fêtes et le développement de la mérule doit être regardé comme établi.

6. Par ailleurs, il n'est pas contesté que les désordres liés à la présence de mérule dans les combles sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage.

En ce qui concerne l'imputabilité des désordres aux constructeurs :

7. En premier lieu, il ressort du rapport d'expertise et il n'est pas contesté que le cahier des clauses techniques particulières (CCTP) mis en œuvre par les constructeurs comportait des lacunes et défauts constitués notamment par la prescription de l'enduit Derbisilverstop Spray dont l'application était inadaptée sur une étanchéité réalisée par des feuilles bitumineuses à surface aluminée ainsi que par celle d'épreuves d'étanchéité à l'eau qui n'étaient pas réalisables compte tenu de la géométrie des couvertures des combles. De même n'y était pas prévue une ventilation adéquate des combles, à l'exclusion de petites ventilations, inadaptées, créées en fin de chantier pour tenter de pallier les problèmes d'humidité et ce alors même que la ventilation présente antérieurement avait été bouchée. Ces défauts de conception ont nécessairement favorisé tant le phénomène de condensation excessive que les fuites d'eau apparues au niveau des combles et ces désordres doivent, par suite, être regardés comme imputables au maître d'œuvre, et en particulier à M. A qui, au sein du groupement de maîtrise d'œuvre, et selon le seul document qu'il produit lui-même au dossier, à savoir l'annexe 1 de l'acte d'engagement, était le principal intervenant au cours de cette phase de la conception du projet.

8. En deuxième lieu, aucune pièce du dossier ne vient contredire les conclusions de l'expert concernant les manquements de l'entreprise Beuvelet, qui, en réalisant les travaux, aurait dû dénoncer le fait que les prescriptions du CCTP concernant l'étanchéité des dômes étaient irréalisables et qui a laissé ouverte la trappe d'accès aux combles à l'issue d'une visite, aggravant d'autant l'humidité régnante. Les désordres doivent, par suite, être également regardés comme imputables à la société Wery, venant aux droits de l'entreprise Beuvelet.

9. En troisième lieu, aucune pièce du dossier ne vient contredire les conclusions de l'expert concernant les manquements de l'entreprise Dekra Construction qui, au cours de ses visites de chantier, aurait dû s'apercevoir que la solution de révision de l'étanchéité était impossible suivant les prescriptions du CCTP et a laissé mettre en œuvre des ventilations de combles de sections notoirement insuffisantes sans réserve. Les désordres doivent donc, par suite, être également regardés comme imputables à la société Dekra Construction.

10. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu, au titre de leur responsabilité décennale, de condamner in solidum M. B A, la société Wery et la société Dekra Construction à indemniser la SMACL des conséquences dommageables des désordres.

En ce qui concerne les préjudices :

11. L'article L. 121-12 du code des assurances dispose que " L'assureur qui a payé l'indemnité d'assurance est subrogé, jusqu'à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l'assuré contre les tiers qui, par leur fait, ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l'assureur ". Il appartient à l'assureur qui demande à bénéficier de la subrogation prévue par l'article L. 121-12 du code des assurances de justifier par tout moyen du paiement d'une indemnité à son assuré.

12. La SMACL, qui produit le contrat d'assurance dommages - ouvrage qu'elle a conclu le 26 mars 2015 avec la commune de Rousies dans le cadre de l'opération de réhabilitation-extension de la salle des fêtes et qui comprend la garantie des existants, établit par la production d'une quittance signée par la maire de Rousies en date du 28 novembre 2016 qu'elle a versé un total de 39 400, 68 euros à son assurée pour le traitement du sinistre. Par suite, il y a lieu de condamner in solidum M. A et les sociétés Wéry et Dekra Construction à lui rembourser cette somme.

Sur l'appel en garantie formé par M. A:

13. Eu égard aux fautes respectives commises par les différents constructeurs dans l'accomplissement de leurs missions, telles que mentionnées aux points 7 à 9, et au regard des éléments relevés dans le rapport d'expertise, il y a lieu de condamner la société Wery et la société Dekra Construction à le garantir de respectivement 40% et 15% du montant de la condamnation prononcée au point 12.

Sur la demande de définition d'un partage de responsabilité :

14. Il n'appartient pas au tribunal de statuer par voie de déclaration de droit, en l'absence de toute conclusion à fin de condamnation ou d'appel en garantie formulés contre le bureau d'étude technique SECA INGENIERIE, sur la part de responsabilité de ce dernier, et les conclusions de M. A tendant à ce qu'un tel partage soit défini ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SMACL, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement à M. A de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

16. Il y a par ailleurs lieu, sur le fondement des mêmes dispositions, de mettre à la charge de M. B A, de société Wery et de la société Dekra construction le versement in solidum de la somme de 1 500 euros à la SMACL.

D E C I D E :

Article 1er : La société Wery, la société Dekra Construction et Monsieur B A sont condamnés in solidum à verser à la SMACL la somme de 39 400, 68 euros.

Article 2 : Les sociétés Wery et Dekra Construction sont condamnées à relever et garantir M. B A à hauteur, respectivement, de 40 % et 15 % de la condamnation prononcée à l'article 1er.

Article 3 : La société Wery, la société Dekra Construction et Monsieur B A verseront in solidum à la SMACL une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la Société Mutuelle d'Assurance des Collectivités Locales (SMACL), à la société Wery, à la société Dekra Construction et à Monsieur B A.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Eric Kolbert, président du tribunal,

Mme Monteil, première conseillère,

M. Lemée, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

A-L Monteil

Le président du tribunal,

Signé

E. Kolbert

Le greffier,

Signé

A. Dewière

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions