jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2110004 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS TZA TOULEMONT ZAPF & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 22 décembre 2021, 25 mars 2022 et 28 avril 2022, l'association de moyens retraite complémentaire (ARMC), représentée par Me Toulemont, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises à laquelle le groupement d'intérêt économique Humanis Retraite Complémentaire et Action Sociale (RCAS) a été assujetti au titre de l'année 2019 à raison de l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le groupement RCAS n'occupait pas l'immeuble le 1er janvier de l'année d'imposition et n'y exerçait dès lors aucune activité ;
- elle est éligible à l'exonération prévue par les dispositions du 8° de l'article 1461 du code général des impôts, à l'instar du groupement RCAS.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 janvier 2022 et 30 mars 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par l'association AMRC ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemaire,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l'article 1478 du code général des impôts : " I. - La cotisation foncière des entreprises est due pour l'année entière par le redevable qui exerce l'activité le 1er janvier. / () ".
2. Il résulte de l'instruction que, par un traité d'apport partiel d'actifs en date du 15 octobre 2018, le groupement d'intérêt économique RCAS a transmis à l'association Totem 2, devenue l'association AMRC, à compter du 1er janvier 2019, l'intégralité des éléments d'actif et de passif correspondant à la branche complète et autonome d'activité de mise à disposition de moyens de fonctionnement dédiés aux activités de retraite complémentaire, activité qu'il exerçait dans l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras et à raison de laquelle il a été assujetti à la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019. Il n'est pas sérieusement contesté que le groupement RCAS n'exerçait aucune autre activité dans cet établissement et qu'il n'y exerçait ainsi plus aucune activité le 1er janvier de l'année d'imposition. Par suite, l'association AMRC est fondée à soutenir qu'il n'était pas redevable de la cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2019 à raison de l'activité exercée dans l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras et, pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête, à demander la décharge de la cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises mise à la charge de ce groupement au titre de l'année 2019.
3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'État le versement à l'association AMRC de la somme qu'elle demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Le groupement d'intérêt économique RCAS est déchargé de la cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2019 à raison de l'activité exercée dans l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de l'association AMRC est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association de moyens retraite complémentaire et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
C. COURTOISLe président-rapporteur,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026