jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2110072 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS TZA TOULEMONT ZAPF & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 24 décembre 2021 et 25 mars 2022, l'association de moyens retraite complémentaire (ARMC), représentée par Me Toulemont, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises à laquelle le groupement d'intérêt économique Humanis Retraite Complémentaire et Action Sociale (RCAS) a été assujetti au titre de l'année 2014 à raison de l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le groupement RCAS est éligible à l'exonération prévue par les dispositions du 8° de l'article 1461 du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le moyen soulevé par l'association AMRC n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Lemaire,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l'article 1461 du code général des impôts : " Sont exonérés de la cotisation foncière des entreprises : / () / 8° Les associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association, constituées conformément à l'accord du 25 avril 1996 portant dispositions communes à l'AGIRC et à l'ARRCO, et les associations et groupements d'intérêt économique contrôlés par ces associations et comptant parmi leurs membres soit au moins une fédération ou institution de retraite complémentaire régie par le titre II du livre IX du code de la sécurité sociale, soit au moins une association ou un groupement d'intérêt économique comptant parmi ses membres au moins une telle fédération ou institution, pour leurs seules opérations de gestion et d'administration réalisées pour le compte de leurs membres qui ne sont pas dans le champ d'application de la cotisation foncière des entreprises en application du I de l'article 1447 ".
2. Il est constant que le groupement d'intérêt économique RCAS, qui a été assujetti à une cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises au titre de l'année 2014 à raison d'un établissement sis rue Willy Brandt à Arras, était contrôlé par une association régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association, constituée conformément à l'accord du 25 avril 1996 portant dispositions communes à l'AGIRC et à l'ARRCO, qu'il était constitué d'institutions de retraite complémentaire régies par le titre II du livre IX du code de la sécurité sociale, et qu'il n'a exercé, dans cet établissement, que des opérations de gestion et d'administration réalisées pour le compte de ses membres, qui ne sont pas dans le champ d'application de la cotisation foncière des entreprises en application du I de l'article 1447 du code général des impôts. Par suite, et sans qu'y fasse obstacle la circonstance, dont se borne à se prévaloir l'administration fiscale, sans assortir son argument de précisions suffisantes, qu'il " ne gère pas les retraites [et] les organismes de retraite ", l'association AMRC est fondée à soutenir que le groupement RCAS était exonéré de cotisation foncière des entreprises en application des dispositions précitées du 8° de l'article 1461 du code général des impôts et, par suite, à demander la décharge de la cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises mise à la charge de ce groupement au titre de l'année 2014 à raison de l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras.
3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'État le versement à l'association AMRC d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Le groupement d'intérêt économique RCAS est déchargé de la cotisation primitive de cotisation foncière des entreprises à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2014 à raison de l'activité exercée dans l'établissement sis rue Willy Brandt à Arras.
Article 2 : L'État versera à l'association de moyens retraite complémentaire une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'association de moyens retraite complémentaire et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
C. COURTOISLe président-rapporteur,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
Signé
S. RANWEZ
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026