jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2110188 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 30 décembre 2021 et 4 mai 2022, M. A B demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le service ne pouvait remettre en cause la réduction d'impôt au titre des années 2015 et 2017 liée aux investissements exploités par les sociétés Solar Dom, Solution Occaz, EEBTP, Techno Pieux Guyane, Eco Soley, Piccione Optic au motif que celles-ci n'étaient pas à jour de leurs obligations fiscales car il dispose pour ces sociétés d'attestations de régularité fiscale n° 3666-SD, ayant force probante et étant opposables à l'administration, qui démontrent qu'elles étaient à jour de leurs obligations à la date de ses investissements conformément aux dispositions de l'article 199 undecies B du code général des impôts ; en outre, ces attestations ne permettaient d'évaluer la situation de la société exploitante qu'au 31 décembre de l'année précédente, l'administration ne peut lui demander de justifier d'un document qu'elle ne peut elle-même produire et doit prendre en considération l'ensemble des diligences qu'il a accomplies de bonne foi pour s'assurer du respect de cette obligation ;
- il entend se prévaloir des énonciations des commentaires administratifs publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-BIC-RICI-20-10-20-50 pour contester la remise en cause par le service des réductions d'impôt au titre de l'année 2015 liées aux investissements exploités par les sociétés Solar Dom et Solution Occaz ;
- le service ne pouvait, sans méconnaître les dispositions combinées des articles 199 undecies B et 217 undecies IV ter du code général des impôts, remettre en cause la réduction d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 liée à l'investissement exploité par la société Occaz, qui était à jour de ses obligations fiscales à la date de son investissement le 17 avril 2015, la date limite de dépôt de la déclaration de taxe sur la valeur ajoutée du quatrième trimestre 2014 étant fixée au 30 avril 2015 ;
- le service ne pouvait remettre en cause la réduction d'impôt liée à l'investissement exploité par la société Techno Pieux Guyane qui a régularisé dans des délais raisonnables sa situation fiscale et respecté son plan d'apurement de sa dette fiscale liée à l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos le 30 juin 2017 ;
- le service ne pouvait remettre en cause la réduction d'impôt liée à l'investissement exploité par la société Eco Soley qui a régularisé dans des délais raisonnables sa situation fiscale et respecté son plan d'apurement de sa dette fiscale ;
- il justifie de la réalisation effective des investissements exploités par les sociétés Piccione Optic, Solar Dom, Solution Occaz, EEBTP, Techno Pieux Guyane, Eco Soley à raison desquels il a entendu bénéficier de la réduction d'impôt prévue à l'article 199 undecies B du code général des impôts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la remise en cause de la réduction d'impôt à raison des investissements exploités par les sociétés Piccione Optic, Solar Dom, Solution Occaz EEBTP, Techno Pieux Guyane, Eco Soley peut être également fondée sur la circonstance qu'aucun justificatif n'atteste de la réalisation effective des investissements ;
- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 9 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, associé des sociétés Rivoli 17, Ternes 89 et Ternes B 71, a imputé sur le montant de son impôt sur le revenu des années 2016 et 2017, sur le fondement des dispositions de l'article 199 undecies B du code général des impôts, une réduction d'impôt du fait d'investissements réalisés dans des départements d'outre-mer. Cette réduction d'impôt ayant été remise en cause par l'administration fiscale, M. B a été assujetti à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre des années 2015 et 2017. Il demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions, ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur l'application de la loi fiscale :
2. D'une part, aux termes du I de l'article 199 undecies B du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " Les contribuables domiciliés en France au sens de l'article 4 B peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu à raison des investissements productifs neufs qu'ils réalisent dans les départements d'outre-mer () dans le cadre d'une entreprise exerçant une activité agricole ou une activité industrielle, commerciale ou artisanale relevant de l'article 34. / () / La réduction d'impôt prévue au premier alinéa est pratiquée au titre de l'année au cours de laquelle l'investissement est réalisé. () / () / Si, dans le délai de cinq ans de son acquisition ou de sa création ou pendant sa durée normale d'utilisation si elle est inférieure, l'investissement ayant ouvert droit à réduction d'impôt est cédé ou cesse d'être affecté à l'activité pour laquelle il a été acquis ou créé, ou si l'acquéreur cesse son activité, la réduction d'impôt pratiquée fait l'objet d'une reprise au titre de l'année au cours de laquelle cet événement est intervenu. () ". Aux termes de l'article 95 Q de l'annexe II à ce code, dans sa rédaction applicable : " La réduction d'impôt prévue au I de l'article 199 undecies B du code général des impôts est pratiquée () au titre de l'année au cours de laquelle l'immobilisation est créée par l'entreprise ou lui est livrée ou est mise à sa disposition dans le cadre d'un contrat de crédit-bail. / () ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que le fait générateur de la réduction d'impôt prévue au I de l'article 199 undecies B est la date de la création de l'immobilisation au titre de laquelle l'investissement productif a été réalisé ou de sa livraison effective dans le département d'outre-mer. Dans ce dernier cas, la date à retenir est celle à laquelle l'entreprise, disposant matériellement de l'investissement productif, peut commencer son exploitation effective et, dès lors, en retirer des revenus.
3. D'autre part, aux termes du vingt-sixième alinéa du I de l'article 199 undecies B du code général des impôts : " () L'octroi de la réduction d'impôt prévue au premier alinéa est subordonné au respect par les entreprises réalisant l'investissement et, le cas échéant, les entreprises exploitantes de leurs obligations fiscales et sociales et de l'obligation de dépôt de leurs comptes annuels selon les modalités prévues aux articles L. 232-21 à L. 232-23 du Code de commerce à la date de réalisation de l'investissement. Sont considérés comme à jour de leurs obligations fiscales et sociales les employeurs qui, d'une part, ont souscrit et respectent un plan d'apurement des cotisations restant dues et, d'autre part, acquittent les cotisations en cours à leur date normale d'exigibilité. Pour l'application de la première phrase du présent alinéa en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, les références aux dispositions du Code de commerce sont remplacées par les dispositions prévues par la réglementation applicable localement ". Ces dispositions autorisent l'administration à remettre en cause, au motif que les entreprises réalisant l'investissement et, le cas échéant, les entreprises exploitantes ne sont pas à jour de leurs obligations fiscales et sociales, la réduction d'impôt sous laquelle l'auteur d'un tel investissement a entendu placer celui-ci. De la lettre même de ces dispositions, le respect de cette condition doit être apprécié à la date de réalisation de chaque investissement. Il appartient au juge de l'impôt de constater, au terme de l'instruction dont le litige qui lui est soumis a fait l'objet, si un contribuable remplit ou non les conditions lui permettant de se prévaloir de l'avantage fiscal institué par le I de l'article 199 undecies B du code général des impôts.
4. Il résulte de l'instruction et notamment de la proposition de rectification du 20 décembre 2018 adressée à M. B que le service a remis en cause les réductions d'impôt sur le revenu au titre des années 2015 et 2017 dont le requérant a entendu bénéficier au motif que les sociétés exploitant les investissements n'étaient pas à jour de leurs obligations fiscales déclaratives ou de paiement à la date de la réalisation des investissements. Ainsi, s'agissant des investissements réalisés par la société Rivoli 17 et au titre desquels M. B a entendu bénéficier d'une réduction de l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2015, le service a constaté que la société Piccione Optic, exploitant un investissement réalisé le 17 avril 2015, n'avait pas déclaré la taxe sur la valeur ajoutée de janvier 2015 et février 2015 alors que les dates limites pour ce faire étaient respectivement fixées au 21 février 2015 et 21 mars 2015, que la société Solar Dom, exploitant deux investissements réalisés le 15 avril 2015, ne s'était acquittée à cette date ni de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos en 2013, ni de la cotisation foncière des entreprises due au titre de l'année 2014 alors que les dates limites pour ce faire étaient respectivement fixées au 28 février 2015 et 15 décembre 2014, que la société Solution Occaz, exploitant un investissement réalisé le 17 avril 2015 ne s'était acquittée à cette date ni de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos en 2013, ni de la cotisation foncière des entreprises due au titre de l'année 2014 alors que les dates limites de paiement étaient respectivement fixées le 28 février 2015 et le 31 mars 2015 et qu'elle n'avait pas déposé sa déclaration annuelle de taxe sur la valeur ajoutée 2014 dont la date limite de dépôt était fixée au 30 avril 2015, que la société EEBTP, exploitant un investissement réalisé le 3 novembre 2015, ne s'était acquittée à cette date ni du solde d'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos en 2013 dont le paiement devait intervenir avant le 30 avril 2015, ni de la taxe sur la valeur ajoutée 2014 dont le paiement devait intervenir avant le 6 mai 2015. S'agissant des investissements à raison desquels M. B a entendu bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017, le service a constaté que la société Techno Pieux Guyane, exploitant un investissement réalisé par la société Ternes 89 le 22 décembre 2017, ne s'était acquittée à cette date ni de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos le 30 juin 2017 alors que la date limite de paiement était fixée au 15 octobre 2017, ni de la taxe sur la valeur ajoutée due au titre de la période du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 alors que la date limite de paiement était fixée au 2 octobre 2017. Le service a également constaté que la société Eco Soley, exploitant un investissement réalisé le 28 novembre 2017 par la société Ternes B 71 dont M. B est associé, ne s'était pas acquittée à cette date du solde de taxe sur la valeur ajoutée dû au titre des mois de décembre 2016 et août 2017 alors que les dates limites de paiement étaient respectivement fixées les 23 janvier 2017 et 21 septembre 2017.
5. En premier lieu, les attestations de régularité fiscale dont se prévaut M. B établissent que les sociétés Solar Dom, Solution Occaz, EEBTP, Piccione Optic Techno Pieux Guyane et Eco-Soley étaient à jour de leurs obligations de dépôt de déclarations de résultats et de taxe sur la valeur ajoutée, de paiement de la taxe sur la valeur et d'impôt sur les sociétés à des dates qui ne sont pas celles de la réalisation de l'investissement. Toutefois, les sociétés ont été soumises à de nouvelles obligations fiscales entre ces dates et celles de la réalisation de l'investissement ou, s'agissant de la société Techno Pieux Guyane, ont pu retrouver une situation fiscale régulière postérieurement à la date de réalisation de l'investissement. En outre, ainsi que le relève le requérant lui-même, l'attestation de régularité fiscale sous le formulaire Cerfa n° 3666-D ne justifie pas de la régularité de la situation des entreprises au regard d'obligations fiscales autres que celles relatives à l'impôt sur les sociétés et la taxe sur la valeur ajoutée et n'était disponible qu'annuellement en 2015. Néanmoins, il était loisible aux sociétés exploitantes de justifier du respect de leurs obligations fiscales par d'autres moyens, ainsi que l'a fait la société Piccione Optic. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que ces attestations sont de nature à établir ou même à faire présumer que les sociétés exploitantes étaient effectivement à jour de leurs obligations à la date de réalisation des investissements, conformément aux dispositions précitées de l'article 199 undecies B du code général des impôts. Dès lors, et sans qu'y fasse obstacle la circonstance que M. B ait accompli de bonne foi des diligences tendant à s'assurer que ces sociétés exploitantes étaient à jour de leurs obligations fiscales à la date de sa souscription au capital des sociétés réalisant l'investissement, l'intéressé n'est pas fondé à soutenir, pour ces motifs, que le service ne pouvait pas remettre en cause la réduction d'impôt sur le revenu dont il a entendu bénéficier au titre des années 2015 et 2017 à raison des investissements exploités par les sociétés Solar Dom, Solution Occaz, EEBTP, Techno Pieux Guyane, Eco Soley et Piccione Optic.
6. En deuxième lieu, s'il est vrai que le service a, à tort, pour remettre en cause la réduction d'impôt dont M. B a entendu bénéficier à raison de l'investissement réalisé le 17 avril 2015 et exploité par la société Solution Occaz, considéré que celle-ci n'était pas jour de ses obligations déclaratives de taxe sur la valeur ajoutée, alors qu'elle avait jusqu'au 30 avril 2015 pour déposer sa déclaration annuelle de taxe sur la valeur ajoutée 2014, il résulte de ce qui a été dit au point 4 que le service a pu également retenir les circonstances que la société ne s'était acquittée à cette date ni de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice clos en 2013, ni de la cotisation foncière des entreprises due au titre de l'année 2014 alors que les dates limites de paiement étaient respectivement fixées le 28 février 2015 et le 31 mars 2015. Par suite, la condition de régularité de la situation fiscale de la société exploitante à la date de la réalisation de l'investissement prévue par les dispositions précitées de l'article 199 undecies B du code général des impôts n'étant en tout état de cause pas remplie, c'est à bon droit que le service a pu remettre en cause la réduction d'impôt au titre de l'année 2015 liée à cet investissement.
7. En troisième lieu, M. B produit un accusé de réception du dépôt de la déclaration d'impôt sur les sociétés de l'exercice clos le 30 juin 2017 de la société Techno Pieux Guyane daté du 29 septembre 2017 ainsi qu'un courrier de cette société du 13 septembre 2019 duquel il ressort qu'elle a bénéficié d'un échéancier avant la date limite de paiement de l'impôt sur les sociétés le 15 octobre 2017 et qu'elle a respecté ce plan, la dernière échéance ayant été versée le 5 juillet 2018. L'administration ne conteste pas sérieusement la circonstance qu'à la date de la réalisation de l'investissement le 22 décembre 2017, la société Techno Pieux Guyane avait souscrit et respecté ce plan d'apurement. Toutefois, il résulte également de ce qui a été dit au point 4 du présent jugement qu'elle ne s'est par ailleurs pas acquittée de la taxe sur la valeur ajoutée due au titre de la période du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 à sa date normale d'exigibilité soit le 2 octobre 2017. En outre, la circonstance que la société exploitante se soit acquittée de cette taxe le 29 juin 2018, soit dans un délai raisonnable selon M. B mais postérieurement à la date de réalisation de l'investissement, est sans incidence sur la circonstance que la société Techno Pieux Guyane ne remplissait pas la condition de régularité de la situation fiscale de la société exploitante à la date de la réalisation de l'investissement prévue par les dispositions précitées de l'article 199 undecies B du code général des impôts. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le service a remis en cause la réduction d'impôt sur le revenu au titre de l'année 2017 dont il a entendu bénéficier à raison de cet investissement.
8. En dernier lieu, si M. B soutient que la société Eco Soley respectait au jour de la réalisation de l'investissement le 28 novembre 2017 un plan d'apurement de sa dette fiscale, l'attestation de régularité fiscale de cette société du 4 juillet 2018 mentionnant " plan de règlement en cours " qu'il produit n'est pas de nature à l'établir. De même, la circonstance qu'elle se serait acquittée le 29 juin 2018 du solde de taxe sur la valeur ajoutée due au titre des mois de décembre 2016 et août 2017 alors que les dates limites de paiement étaient respectivement fixées les 23 janvier 2017 et 21 septembre 2017, soit dans un délai raisonnable selon M. B, est indifférente dès lors que la société Eco Soley s'en est acquittée postérieurement à la date de réalisation de l'investissement et qu'elle n'était dès lors pas à jour de ses obligations fiscales à la date de réalisation de l'investissement. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la condition de régularité de la situation fiscale de la société exploitante Eco Soley à la date de la réalisation de l'investissement prévue par les dispositions précitées de l'article 199 undecies B du code général des impôts était remplie.
Sur l'interprétation administrative de la loi fiscale :
9. M. B ne saurait se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations des commentaires administratifs publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-BIC-RICI-20-10-20-50 qui ne comportent aucune interprétation de la loi fiscale différente de celle dont il est fait application par le présent jugement. En outre, à supposer que M. B ait entendu se prévaloir, sur ce même fondement, des énonciations du paragraphe 90 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-DJC-ARF, ces dispositions, qui précisent que l'attestation de régularité fiscale dématérialisée vise seulement les obligations afférentes à la taxe sur la valeur ajoutée, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur le revenu et qu'elle ne porte pas en aucun cas sur les obligations déclaratives et de paiement relatives notamment à la cotisation foncière des entreprises n'interprètent pas les dispositions précitées du vingt-sixième alinéa de l'article 199 undecies B du code général des impôts.
10. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes. Par suite, ses conclusions à fin de décharge doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles qu'il a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
C. COURTOISLe président,
signé
O. LEMAIRE
La greffière,
signé
P. CARPENTIER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026