jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200063 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 4ème Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 janvier 2022, M. B A demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015, 2016 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le service ne pouvait remettre en cause ses réductions d'impôt liées aux investissements réalisés par l'intermédiaire des sociétés de portage Kléber E 4, Kléber E 26, Ternes 17, Odéon 61 et Rivoli 22 au motif qu'elles n'avaient pas respecté des obligations déclaratives fiscales, cette condition subordonnant le bénéfice de la réduction d'impôt prévue au vingt-sixième alinéa de l'article 199 undecies B du code général des impôts ne concernant que les sociétés qui réalisent ou exploitent l'investissement ;
- le service ne pouvait remettre en cause ses réductions d'impôt liées aux investissements réalisés par les sociétés Kléber E 4, Kléber E 26, Ternes 17, Odéon 61, Rivoli 22 au motif qu'elles n'étaient pas à jour de leurs obligations fiscales au jour de la réalisation de l'investissement puisque d'une part, en application des dispositions combinées des articles 199 undecies B et 217 undecies du code général des impôts, la date de réalisation de l'investissement est celle de sa souscription au capital de ces sociétés et que d'autre part, leur statut prévoyait que le premier exercice social pouvait être clôturé au 31 décembre de l'année suivant immédiatement celle de leur création de sorte qu'elles n'avaient aucune obligation déclarative au titre de leur première année d'exercice ;
- la société Odéon 61 n'a eu qu'un léger retard dans le respect de son obligation déclarative en matière de taxe sur la valeur ajoutée qui n'a pu porter aucun préjudice à l'administration puisque cette déclaration était vierge ;
- le service ne pouvait remettre en cause les réductions d'impôt liées aux investissements exploités par les sociétés Atelier ouvrage métallique charpente et couverture et Boucherie de l'évolution au motif que celles-ci n'étaient pas à jour de leurs obligations fiscales car il dispose pour ces sociétés d'attestations de régularité fiscale n° 3666-SD, ayant force probante et étant opposables à l'administration, qui démontrent qu'elles étaient à jour de leurs obligations à la date de ses investissements conformément aux dispositions de l'article 199 undecies B du code général des impôts ; en outre ces attestations ne permettaient d'évaluer la situation de la société exploitante qu'au 31 décembre de l'année précédente, l'administration ne peut lui demander de justifier d'un document qu'elle ne peut elle-même produire et doit prendre en considération l'ensemble des diligences qu'il a accomplies de bonne foi pour s'assurer du respect de cette obligation ;
- le service ne pouvait remettre en cause la réduction d'impôt liée à l'investissement exploité par la société l'Atelier Sainval-Noël au motif qu'elle n'a pas respecté ses obligations déclaratives fiscales alors qu'il dispose d'une attestation de régularité fiscale précisant qu'elle était bien à jour de ses obligations au 25 avril 2017 ;
- le service ne pouvait remettre en cause la réduction d'impôt liée à l'investissement exploité par la société Jean-Yves Ajagamel au motif qu'elle n'était pas à jour de ses obligations fiscales car le retard de la société dans ses obligations déclaratives et contributives est imputable à l'administration qui lui a demandé de changer de régime fiscal.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance en date du 6 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Courtois,
- et les conclusions de M. Huguen, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, associé des sociétés Kléber E 4, Kléber E 26, Ternes 17, Odéon 61, Rivoli 22 et Danton 97, a imputé sur le montant de son impôt sur le revenu des années 2015, 2016 et 2017, sur le fondement des dispositions de l'article 199 undecies B du code général des impôts, une réduction d'impôt du fait d'investissements réalisés dans des départements d'outre-mer. Cette réduction d'impôt ayant été remise en cause par l'administration fiscale, M. A a été assujetti à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu au titre des années 2015, 2016 et 2017. Il demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions, ainsi que des pénalités correspondantes.
2. D'une part, aux termes du I de l'article 199 undecies B du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige : " Les contribuables domiciliés en France au sens de l'article 4 B peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu à raison des investissements productifs neufs qu'ils réalisent dans les départements d'outre-mer () dans le cadre d'une entreprise exerçant une activité agricole ou une activité industrielle, commerciale ou artisanale relevant de l'article 34. / () / La réduction d'impôt prévue au premier alinéa est pratiquée au titre de l'année au cours de laquelle l'investissement est réalisé. () / () / Si, dans le délai de cinq ans de son acquisition ou de sa création ou pendant sa durée normale d'utilisation si elle est inférieure, l'investissement ayant ouvert droit à réduction d'impôt est cédé ou cesse d'être affecté à l'activité pour laquelle il a été acquis ou créé, ou si l'acquéreur cesse son activité, la réduction d'impôt pratiquée fait l'objet d'une reprise au titre de l'année au cours de laquelle cet événement est intervenu. () ". Aux termes de l'article 95 Q de l'annexe II à ce code, dans sa rédaction applicable : " La réduction d'impôt prévue au I de l'article 199 undecies B du code général des impôts est pratiquée () au titre de l'année au cours de laquelle l'immobilisation est créée par l'entreprise ou lui est livrée ou est mise à sa disposition dans le cadre d'un contrat de crédit-bail. / () ". Il résulte de la combinaison de ces dispositions que le fait générateur de la réduction d'impôt prévue au I de l'article 199 undecies B est la date de la création de l'immobilisation au titre de laquelle l'investissement productif a été réalisé ou de sa livraison effective dans le département d'outre-mer. Dans ce dernier cas, la date à retenir est celle à laquelle l'entreprise, disposant matériellement de l'investissement productif, peut commencer son exploitation effective et, dès lors, en retirer des revenus.
3. D'autre part, aux termes du vingt-sixième alinéa du I de l'article 199 undecies B du code général des impôts : " () L'octroi de la réduction d'impôt prévue au premier alinéa est subordonné au respect par les entreprises réalisant l'investissement et, le cas échéant, les entreprises exploitantes de leurs obligations fiscales et sociales et de l'obligation de dépôt de leurs comptes annuels selon les modalités prévues aux articles L. 232-21 à L. 232-23 du Code de commerce à la date de réalisation de l'investissement. Sont considérés comme à jour de leurs obligations fiscales et sociales les employeurs qui, d'une part, ont souscrit et respectent un plan d'apurement des cotisations restant dues et, d'autre part, acquittent les cotisations en cours à leur date normale d'exigibilité. Pour l'application de la première phrase du présent alinéa en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, les références aux dispositions du Code de commerce sont remplacées par les dispositions prévues par la réglementation applicable localement ". Ces dispositions autorisent l'administration à remettre en cause, au motif que les entreprises réalisant l'investissement et, le cas échéant, les entreprises exploitantes ne sont pas à jour de leurs obligations fiscales et sociales, la réduction d'impôt sous laquelle l'auteur d'un tel investissement a entendu placer celui-ci. De la lettre même de ces dispositions, le respect de cette condition doit être apprécié à la date de réalisation de chaque investissement. Il appartient au juge de l'impôt de constater, au terme de l'instruction dont le litige qui lui est soumis a fait l'objet, si un contribuable remplit ou non les conditions lui permettant de se prévaloir de l'avantage fiscal institué par le I de l'article 199 undecies B du code général des impôts.
4. Il résulte de l'instruction et notamment de la proposition de rectification du 29 novembre 2018 adressée à M. A que pour remettre en cause les réductions d'impôt sur le revenu dont il a entendu bénéficier au titre de l'année 2015, 2016 et 2017 à raison d'investissements réalisés dans des départements outre-mer, le service a considéré que les sociétés d'investissement et certaines sociétés exploitantes n'étaient pas à jour de leurs obligations fiscales et sociales à la date de ces investissements. Ainsi, le service a constaté d'une part, que la société Kléber E 4, Kléber E 26 et Ternes 17 ont respectivement réalisé trois investissements les 17 juin 2015, 16 juillet 2015 et 21 juillet 2015, trois investissements les 1er septembre 2015, 3 septembre 2015 et 8 septembre 2015 et quatre investissements les 10 juillet 2015, 7 août 2015, 13 août 2015 et 3 septembre 2015, qu'elles ont déposé leur déclaration de résultats professionnels de l'année 2014, année de leur création, le 20 novembre 2015 alors que la date limite de dépôt de ces déclarations était fixée au 5 mai 2015. De même, la société Odéon 61 a réalisé sept investissements les 1er avril 2016, 6 avril 2016, 8 avril 2016, 15 avril 2016, 18 avril 2016, 24 juin 2016 et 2 décembre 2016 et a déposé sa déclaration de résultats professionnels de l'année 2015, année de sa création, le 21 juin 2016 alors que la date limite de dépôt de cette déclaration était fixée au 3 mai 2016. En outre, elle a déposé le 1er février 2017 sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 10 novembre 2015 au 31 décembre 2015 alors que la date limite de dépôt de cette déclaration était fixée au 21 janvier 2016. S'agissant de la société Rivoli 22, elle a réalisé deux investissements les 16 mai 2016 et 17 mai 2016 et a déposé sa déclaration de résultats professionnels de l'année 2015, année de sa création, le 21 juin 2016, postérieurement à la date limite de dépôt fixée au 3 mai 2016. D'autre part, s'agissant des sociétés exploitantes, la société Atelier ouvrage métallique charpente et couverture, exploitant un investissement du 28 octobre 2016 n'a réglé le solde de taxe sur la valeur ajoutée dû au titre deuxième trimestre 2016 et dont la date limite de paiement était fixée au 21 juillet 2016 que le 13 février 2017. De même, la société Boucherie de l'évolution, bénéficiaire d'un investissement réalisé le 8 novembre 2016, ne s'est acquittée de son obligation déclarative de taxe sur la valeur ajoutée du troisième trimestre 2016 que le 9 mars 2017 alors que la date limite du dépôt de ces déclarations était fixée au 9 mars 2017. Par ailleurs, la société l'Atelier Sainval-Noël, exploitant un investissement réalisé le 30 juin 2017 a déposé le 22 novembre 2017 sa déclaration de résultats professionnels et sa déclaration annuelle de taxe sur la valeur ajoutée pour l'année 2016 alors que les dates limites de dépôt de ces déclarations étaient respectivement fixées les 3 mai 2017 et 30 avril 2017. Enfin, l'entreprise Jean-Yves Ajagamel, bénéficiaire d'un investissement réalisé le 31 juillet 2017, a déposé sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée de l'année 2016 le 10 avril 2018 alors que la date limite de dépôt était fixée au 30 avril 2017.
5. En premier lieu, il résulte des termes mêmes des dispositions précitées au point 2 que le bénéfice de la réduction d'impôt prévue au premier alinéa de l'article 199 undecies B du code général des impôts est subordonné au respect par les entreprises réalisant l'investissement de leurs obligations fiscales et sociales. Il est constant que les sociétés Kléber E 4, Kléber E 26, Ternes 17, Odéon 61 et Rivoli 22, qui ont notamment pour objet social la réalisation directe ou indirecte d'investissements éligibles aux dispositions précitées dans les départements, collectivités et territoires d'outre-mer ont réalisé les investissements à raison desquels M. A a entendu bénéficier de la réduction d'impôt sur le revenu au titre des années 2015, 2016 et 2017. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que le respect des obligations déclaratives fiscales et sociales ne concerne pas ces sociétés.
6. En deuxième lieu, d'une part, M. A, contribuable soumis à l'impôt sur le revenu et dont la réduction d'impôt dont il a entendu bénéficier est prévue par les dispositions précitées de l'article 199 undecies B du code général des impôts, ne saurait se prévaloir des dispositions du IV ter de l'article 217 undecies de ce code, relatives à la condition du respect par les sociétés réalisant l'investissement ou la souscription et, le cas échéant, les entreprises exploitantes, de leurs obligations fiscales et sociales et de l'obligation de dépôt de leurs comptes annuels selon les modalités prévues aux articles L. 232-21 à L. 232-23 du code de commerce à la date de réalisation de l'investissement ou de la souscription à laquelle est subordonnée la déduction d'investissements productifs réalisés pour l'exercice d'une activité éligible en application du I de l'article 199 undecies B de leurs résultats imposables auxquelles les entreprises soumises l'impôt sur les sociétés peuvent prétendre en application de cet article. En outre, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que le respect des obligations fiscales et sociales des entreprises d'investissement ou le cas échéant des entreprises exploitantes doit s'apprécier à la date de la création de l'immobilisation au titre de laquelle l'investissement productif a été réalisé ou de sa livraison effective dans le département d'outre-mer.
7. D'autre part, le dépôt, même tardif, des déclarations de résultats des sociétés Kléber E 4, Kléber E 26, Ternes 17, Odéon 61, Rivoli 22 au titre de l'exercice clos le 31 décembre de l'année de leur création, démontre qu'elles n'ont pas entendu retenir l'option prévue par leurs statuts respectifs selon laquelle le premier exercice social pouvait comprendre le temps écoulé depuis l'immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit immédiatement celle de la création si elles n'avaient pas eu d'activité l'année de leur création. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le service a remis en cause sa réduction d'impôt liée aux investissements réalisés par sociétés Kléber E 4, Kléber E 26, Ternes 17, Odéon 61, Rivoli 22 au motif qu'elles n'étaient pas à jour de leurs obligations fiscales au jour de la réalisation de l'investissement.
8. En troisième lieu, la circonstance que la société Odéon 61 ait déposé plus d'un an après la date limite sa déclaration de valeur ajoutée pour la période du 10 novembre 2015 au 31 décembre 2015 et que ce " léger " retard n'ait porté aucun préjudice à l'administration fiscale, cette déclaration ne comportant aucun montant de taxe sur la valeur ajoutée, n'est pas de nature à faire regarder la société Odéon 61 comme ayant respecté ses obligations fiscales et sociales au sens et pour l'application de l'article 199 undecies B du code général des impôts. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, pour ce motif, le service a remis en cause la réduction d'impôt sur le revenu dont il a entendu bénéficier au titre de l'année 2016.
9. En quatrième lieu, les attestations de régularité fiscale dont se prévaut M. A établissent que les sociétés Atelier ouvrage métallique charpente et couverture et Boucherie de l'évolution étaient à jour de leurs obligations de dépôt de déclarations de résultats et de taxe sur la valeur ajoutée, de paiement de la taxe sur la valeur et d'impôt sur les sociétés à la date du 31 décembre 2015. Toutefois, les sociétés ont été soumises à de nouvelles obligations fiscales entre cette date et celle de la réalisation de l'investissement qu'elles exploitent. Si l'attestation de régularité fiscale n° 3666-SD n'était disponible qu'annuellement, il restait loisible aux sociétés exploitantes de justifier du respect de leurs obligations fiscales par d'autres moyens. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que ces attestations sont de nature à établir ou même à faire présumer que les sociétés exploitantes étaient effectivement à jour de leurs obligations à la date de réalisation des investissements, conformément aux dispositions précitées de l'article 199 undecies B du code général des impôts. En outre, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que, contrairement à ce que soutient M. A, le respect de la condition prévue au vingt-sixième alinéa de l'article 199 undecies B du code général des impôts doit être apprécié à la date de réalisation de chaque investissement. Par suite, et sans qu'y fasse obstacle la circonstance que M. A ait accompli de bonne foi des diligences tendant à s'assurer que ces sociétés exploitantes étaient à jour de leurs obligations fiscales à la date de sa souscription au capital des sociétés réalisant l'investissement, M. A n'est pas fondé à soutenir, pour ces motifs, que le service ne pouvait pas remettre en cause la réduction d'impôt sur le revenu dont il a entendu bénéficier au titre des années 2016 et 2017 à raison des investissements exploités par les sociétés Atelier ouvrage métallique charpente et couverture et Boucherie de l'évolution.
10. En cinquième lieu, l'attestation de régularité fiscale dont se prévaut M. A indiquant que la société l'Atelier Sainval-Noël était en règle au regard de ses obligations fiscales en matière de dépôt des déclarations de résultats et de taxe sur la valeur ajoutée, du paiement de ladite taxe et de l'impôt sur les sociétés le 25 avril 2017 n'est pas de nature à remettre en cause les constatations du service selon lesquelles cette société n'était pas à jour de ses obligations fiscales au 30 juillet 2017, date de la réalisation de l'investissement. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le service a remis en cause la réduction d'impôt au titre de l'année 2017 dont il a entendu bénéficier à raison de cet investissement.
11. En dernier lieu, contrairement à ce que soutient M. A, la circonstance que l'administration fiscale ait, par courrier du 27 juillet 2017, informé l'entreprise Jean-Yves Ajagamel qu'elle n'était plus éligible de plein droit au régime forfaire agricole n'est pas de nature à justifier du retard de l'entreprise dans le dépôt de sa déclaration de taxe sur la valeur ajoutée de l'année 2016, dont la date limite était fixée au 30 avril 2017. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le service a remis en cause la réduction d'impôt au titre de l'année 2017 dont il a entendu bénéficier à raison de cet investissement.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015, 2016 et 2017, ainsi que des pénalités correspondantes. Par suite, ses conclusions à fin de décharge doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles qu'il a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Lemaire, président,
- Mme Courtois, première conseillère,
- Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
C. COURTOISLe président,
Signé
O. LEMAIRE
La greffière,
signé
P. CARPENTIER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026