mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2200440 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | FIDAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 janvier 2022, la société anonyme Bati Lease, représentée par Me Wemaere, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 novembre 2021 par laquelle le directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord en tant qu'elle a maintenu l'intégralité des cotisations de taxe foncières sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2018 à raison de locaux situés ZAL de Mussent à Ecques ;
2°) de dire que les locaux situés à Ecques, ZAL de Mussent, ne peuvent valablement pas être regardés comme des établissements industriels, au sens de l'article 1499 du code général des impôts ;
3°) d'accorder le dégrèvement du surplus d'imposition de taxes foncières relatives à l'année 2018 générées par l'application erronée des dispositions de l'article 1499 du code général des impôts ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 mars 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Par une lettre en date du 4 juin 2024, adressée à son conseil au moyen de l'application Télérecours, la société Bati Lease a été informée qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 de ce code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties ou leur mandataire sont alertés de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par eux. ". Enfin, aux termes de l'article R. 431-1 du même code : " Lorsqu'une partie est représentée devant le tribunal administratif par un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2, les actes de procédure, à l'exception de la notification de la décision prévue aux articles R. 751-3 et suivants, ne sont accomplis qu'à l'égard de ce mandataire. ".
3. En application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, une demande de maintien de requête a été adressée au conseil de la société Bati Lease, le 4 juin 2024, par l'intermédiaire de l'application Télérecours. Il est réputé avoir reçu communication de cette demande le 6 juin 2024 à 15h22, date certifiée par l'accusé de mise à disposition délivré par l'application Télérecours. N'ayant pas expressément confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti, la société Bati Lease est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Le désistement de la société Bati Lease étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Bati Lease.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bati Lease et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Copie sera adressée au directeur régional des finances publiques des Hauts de France et du département du Nord.
Fait à Lille, le 3 septembre 2024.
Le président de la 7ème chambre,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026