mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202117 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mars 2022, Mme E A C, représentée par Me Dominguez, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Valenciennes à lui verser la somme de 11 351,25 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de sa prise en charge au sein de cet établissement ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Valenciennes la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutienne que :
- la responsabilité du centre hospitalier est engagée à raison d'un aléa thérapeutique ;
- il en découle un dommage évalué à un montant de 11 351,25 euros, décomposé comme suit :
o 651,25 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
o 4 000 euros au titre des souffrances endurées ;
o 500 euros au titre du préjudice esthétique temporaire ;
o 4 200 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
o 1 500 euros au titre du préjudice d'agrément ;
o 500 euros au titre du préjudice esthétique permanent.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2023, le centre hospitalier de Valenciennes, représenté par Me Segard, conclut
1°) au rejet de la requête ;
2°) à la mise à la charge de Mme A C la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le 2 octobre 2020, il a rejeté la demande de Mme A C ; cette décision de rejet comportait les mentions de voies et délais de recours ; la requérante disposait jusqu'au 3 décembre 2020 pour saisir le tribunal administratif de Lille ; la requête a été enregistrée au greffe du tribunal le 22 mars 2022, soit 15 mois plus tard ;
- l'expertise ne retient aucune faute à l'encontre du centre hospitalier ;
- la charge d'un aléa thérapeutique ne peut être imputé à un établissement de soins.
La requête a été communiquée à la mutualité sociale agricole (MSA) du Nord-Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire.
Mme A C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 novembre 2020.
Vu :
- l'ordonnance n°1403236 du 9 juillet 2014 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif a désigné le Dr B, expert ;
- l'ordonnance n°1403236 du 4 août 2014 par laquelle une allocation provisionnelle de 1 000 euros toutes taxes comprises (TTC) a été accordé au Dr B et versée par Mme A C ;
- le rapport d'expertise déposé au greffe le 30 janvier 2015 par le Dr B ;
- l'ordonnance n°1403236 du 4 février 2015 par laquelle les frais et honoraires de l'expertise du Dr B ont été liquidés et taxés à la somme de 1 000 euros TTC et mis à la charge de l'Etat ;
- l'ordonnance n° 1907800 du 18 septembre 2020 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 68-1250 au 31 décembre 1968 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Riou,
- les conclusions de Mme Bruneau, rapporteure publique,
- les observations de Me Bavay, substituant Me Segard, représentant le centre hospitalier de Valenciennes.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C a consulté un ophtalmologue le 26 juillet 2013 en raison de la survenance brutale et ponctuelle d'un trouble de l'acuité visuelle du côté de l'œil gauche. Le jour même, l'intéressée a consulté le service des urgences neurologiques du centre hospitalier de Valenciennes où une image par résonnance magnétique (IRM) de l'encéphale met en évidence plusieurs lésions ischémiques. A la suite d'une concertation pluridisciplinaire confirmant le diagnostic d'infarctus cérébraux multiples, l'intéressée a bénéficié, le 29 août 2013, d'une intervention pour désobstruction de la carotide interne gauche. Le 10 octobre 2013, une échographie cervicale met en évidence une demi-douzaine de ganglions en tissus graisseux sous-cutané au niveau de la cicatrice cervicale gauche. En octobre 2014, à la suite d'un bilan, il est conclu que l'intéressée est atteinte du syndrome de Claude Bernard Horner sans gravité et en cours de régression.
2. La requérante a saisi le juge des référés du tribunal administratif de Lille, le 15 mai 2014, qui, par une ordonnance du 9 juillet 2014, ordonne une expertise médicale et désigne le Dr B, en qualité d'expert, dont le rapport est déposé le 29 janvier 2015. Le 21 septembre 2020, elle adresse une demande indemnitaire préalable au centre hospitalier qui la rejette le 2 octobre 2020, par un courrier dont la date de réception n'est pas connue. Par la présente requête, Mme A C demande au tribunal de condamner le centre hospitalier à la somme de 11 351,25 euros.
Sur la responsabilité du centre hospitalier de Valenciennes :
3. Aux termes de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " I. - Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. / () /II. - Lorsque la responsabilité d'un professionnel, d'un établissement, service ou organisme mentionné au I ou d'un producteur de produits n'est pas engagée, un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ouvre droit à la réparation des préjudices du patient, et, en cas de décès, de ses ayants droit au titre de la solidarité nationale, lorsqu'ils sont directement imputables à des actes de prévention, de diagnostic ou de soins et qu'ils ont eu pour le patient des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci et présentent un caractère de gravité, fixé par décret, apprécié au regard de la perte de capacités fonctionnelles et des conséquences sur la vie privée et professionnelle mesurées en tenant notamment compte du taux d'atteinte permanente à l'intégrité physique ou psychique, de la durée de l'arrêt temporaire des activités professionnelles ou de celle du déficit fonctionnel temporaire. () "
4. En vertu de l'article D. 1142-1 du code de la santé publique : " Le pourcentage mentionné au dernier alinéa de l'article L. 1142-1 est fixé à 24 %. / Présente également le caractère de gravité mentionné au II de l'article L. 1142-1 un accident médical, une affection iatrogène ou une infection nosocomiale ayant entraîné, pendant une durée au moins égale à six mois consécutifs ou à six mois non consécutifs sur une période de douze mois, un arrêt temporaire des activités professionnelles ou des gênes temporaires constitutives d'un déficit fonctionnel temporaire supérieur ou égal à un taux de 50 %. / A titre exceptionnel, le caractère de gravité peut être reconnu : / 1° Lorsque la victime est déclarée définitivement inapte à exercer l'activité professionnelle qu'elle exerçait avant la survenue de l'accident médical, de l'affection iatrogène ou de l'infection nosocomiale ; / 2° Ou lorsque l'accident médical, l'affection iatrogène ou l'infection nosocomiale occasionne des troubles particulièrement graves, y compris d'ordre économique, dans ses conditions d'existence. "
5. Il résulte de ces dispositions que le juge administratif saisi d'une demande de réparation d'un accident médical est tenu, s'il estime que le dommage invoqué remplit les conditions pour être indemnisé en tout ou partie sur le fondement de la solidarité nationale, d'appeler l'ONIAM en la cause, au besoin d'office, puis de mettre à sa charge la réparation qui lui incombe, même en l'absence de conclusions dirigées contre lui, sans préjudice de l'éventuelle condamnation de la personne initialement poursuivie à réparer la part du dommage dont elle serait responsable.
6. En premier lieu, il résulte des conclusions expertales que le centre hospitalier de Valenciennes n'a commis aucune faute médicale, de soins, ni dans l'organisation et le fonctionnement du service. Ainsi, les interventions et les actes médicaux pratiqués ont été exécutés d'une manière totalement conforme aux règles de l'art. Mme D n'invoque aucune faute médicale ni aucune infection nosocomiale, de sorte que ses conclusions indemnitaires dirigées contre le centre hospitalier de Valenciennes ne peuvent qu'être rejetées.
7. En second lieu, en dépit de son laconisme, la requête, reprenant les conclusions expertales selon lesquelles le léger syndrome de Claude Bernard Horner à gauche, les troubles de la déglutition légers, et le gonflement de la face à gauche constituent un aléa thérapeutique, doit être regardée comme invoquant un aléa thérapeutique survenu du fait de l'intervention chirurgicale du 20 août 2019, pratiquée au sein du centre hospitalier de Valenciennes. Il y a donc lieu d'examiner si les conditions de gravité et d'anormalité, posées de manière cumulative par les dispositions précitées du II de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, sont remplies.
8. La condition d'anormalité du dommage doit toujours être regardée comme remplie lorsque l'acte médical a entraîné des conséquences notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé de manière suffisamment probable en l'absence de traitement. Lorsque les conséquences de l'acte médical ne sont pas notablement plus graves que celles auxquelles le patient était exposé par sa pathologie en l'absence de traitement, elles ne peuvent être regardées comme anormales sauf si, dans les conditions où l'acte a été accompli, la survenance du dommage présentait une probabilité faible. Ainsi, elles ne peuvent être regardées comme anormales au regard de l'état du patient lorsque la gravité de cet état a conduit à pratiquer un acte comportant des risques élevés dont la réalisation est à l'origine du dommage.
9. Il résulte des conclusions expertales que Mme A C a été hospitalisée au mois de juillet 2013 pour des épisodes répétés de cécité monoculaire transitoire. Une imagerie par résonance magnétique (IRM) de l'encéphale le 26 juillet 2013 a montré plusieurs lésions cérébrales ischémiques semi-récentes, soit des accidents ischémiques transitoires visuels ou cérébraux. À la suite d'une concertation pluridisciplinaire portant sur une possible réalisation d'une intervention chirurgicale de désobstruction de l'artère carotide interne gauche, cette intervention a eu lieu le 29 août 2013. L'expert fait valoir que le collège de chirurgie vasculaire indique le bénéfice de la chirurgie dans les sténoses carotidiennes symptomatiques à 70 %, avec une réduction du risque d'accident cérébral de l'ordre de 45 % à 65 %. Par conséquent, l'acte réalisé n'a pas entraîné des conséquences notablement plus graves que l'évolution prévisible de l'état du patient.
10. Néanmoins, il résulte de l'instruction, plus particulièrement de l'expertise, s'appuyant sur une publication de neurochirurgie de 2004, que le risque d'atteinte du nerf pneumogastrique est rare, inférieur à 1 %, et le risque spécifique au syndrome de Claude Bernard Horner est encore plus rare, évalué à 0,17 %. Par conséquent, l'acte réalisé est à l'origine d'un dommage anormal.
11. Toutefois, il résulte des conclusions expertales que les syndromes évoqués n'ont entraîné qu'un déficit fonctionnel permanent évalué à 3 %. Par ailleurs, l'expert retient que les conséquences des syndromes évoqués n'ont entraîné aucune incapacité temporaire, ni totale ni partielle, pour le travail. En outre, l'expert retient un déficit fonctionnel temporaire évalué à 100 % pour la seule journée du 27 octobre 2014. Pour finir, il évalue le déficit fonctionnel temporaire à 5 % pour les périodes du 2 septembre 2013 au 26 octobre 2014 et du 28 octobre 2014 jusqu'au 20 janvier 2015, date de consolidation. Par conséquent, la condition de gravité n'est pas remplie en l'espèce.
12. Par suite, si la condition d'anormalité est remplie, celle de la gravité ne l'est pas, de sorte que le dommage corporel subi par Mme D ne satisfait pas l'ensemble des conditions cumulatives d'engagement de la solidarité nationale.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires dirigées contre le centre hospitalier de Valenciennes doivent, sans qu'il soit besoin d'examiner l'opérance et le bien-fondé des fins de non-recevoir soulevées en défense, doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
En ce qui concerne les dépens :
14. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. L'Etat peut être condamné aux dépens ".
15. Il résulte de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article R. 761-1 du code de justice administrative que, lorsque la partie perdante bénéficie de l'aide juridictionnelle totale, et hors le cas où le juge décide de faire usage de la faculté que lui ouvre l'article R. 761-1 du code de justice administrative, en présence de circonstances particulières, de mettre les dépens à la charge d'une autre partie, les frais d'expertise incombent à l'Etat.
16. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge définitive de l'Etat les frais d'expertise taxés et liquidés, par l'ordonnance visée ci-dessus, à la somme de 1 000 euros.
En ce qui concerne les frais exposés et non compris dans les dépens :
17. Il résulte des dispositions de l'article 75 de la loi du 10 juillet 1991, codifiées à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, et des articles 37 et 43 de la même loi, que le bénéficiaire de l'aide juridictionnelle ne peut demander au juge de mettre à la charge, à son profit, de la partie perdante que le paiement des seuls frais qu'il a personnellement exposés, à l'exclusion de la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle confiée à son avocat. Mais l'avocat de ce bénéficiaire peut demander au juge de mettre à la charge de la partie perdante la somme correspondant à celle qu'il aurait réclamée à son client, si ce dernier n'avait eu l'aide juridictionnelle, à charge pour l'avocat qui poursuit le recouvrement à son profit de la somme qui lui a été allouée par le juge, de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
18. D'une part, Mme A C n'allègue pas avoir exposé de frais autres que ceux pris en charge par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle totale qui lui a été allouée par une décision du 30 novembre 2020. D'autre part, l'avocat de Mme A C n'a pas demandé la condamnation du centre hospitalier de Valenciennes à lui verser sur le fondement de l'article 75 de la loi du 10 juillet 1991 la somme correspondant aux frais exposés qu'il aurait réclamée à sa cliente si cette dernière n'avait bénéficié d'une aide juridictionnelle totale. Dans ces conditions, les conclusions de la requête de Mme A C tendant à la condamnation du centre hospitalier de Valenciennes sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier de Valenciennes au titre de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.
Article 2 : Les frais d'expertise liquidés et taxés à la somme globale de 1 000 euros sont mis à la charge définitive de l'Etat.
Article 3 : Les conclusions du centre hospitalier de Valenciennes au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E A C, à Me Dominguez, au centre hospitalier de Valenciennes, à la mutualité sociale agricole du Nord-Pas-de-Calais et à la ministre du travail, des solidarités et de la santé.
Copie pour information sera adressée au Dr B et au service administratif régional de la cour d'appel de Douai
Délibéré après l'audience publique du 12 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
M. Fougères, premier conseiller,
Mme Lançon, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
signé
J.-M. Riou
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
signé
V. Fougères
La greffière,
signé
I. Baudry
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026