lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202277 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL RESSOURCES PUBLIQUES AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 mars 2022 et le 9 avril 2024, M. C B, représenté par Me Fillieux, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler le titre de perception émis le 28 juin 2021 par le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord pour le recouvrement de la somme de 3 200 euros correspondant au montant de l'astreinte administrative mise à sa charge pour la période du 26 novembre 2021 au 28 janvier 2022 en raison de l'absence de réalisation des travaux de sortie d'insalubrité remédiable dans l'immeuble à usage d'habitation dont il est propriétaire, ensemble la décision du 3 février 2022 par laquelle le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord a implicitement rejeté sa contestation contre ce titre ;
2°) d'annuler le titre de perception émis le 11 mars 2024 par le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord pour le recouvrement de la somme de 3 200 euros correspondant au montant de l'astreinte administrative mise à sa charge pour la période du 26 novembre 2021 au 28 janvier 2022 en raison de l'absence de réalisation des travaux de sortie d'insalubrité remédiable dans l'immeuble à usage d'habitation dont il est propriétaire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les titres de perception ne sont pas signés ;
- les titres de perception sont illégaux en raison de l'illégalité de l'arrêté du 17 novembre 2020 par lequel le préfet du Nord a prononcé à son encontre une astreinte pour inexécution des travaux de sortie d'insalubrité remédiable prescrits par un précédent arrêté dans l'immeuble dont il est propriétaire, lequel aurait été pris par une autorité incompétente, à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que la procédure contradictoire préalable n'a pas été respectée, serait entaché d'un défaut de base légale dès lors que l'article L. 1331-29 du code la santé publique avait été abrogé et d'erreur de fait dès lors que les logements étaient inoccupés à la date d'édiction de l'arrêté ;
- la décision du 3 février 2022 rejetant sa contestation contre le titre de perception émis le 28 juin 2021 n'est pas motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2022, la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut à la compétence de l'ordonnateur pour défendre la régularité et le bien fondé du titre de perception contesté.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 mars 2023 et le 20 mars 2024, le préfet du Nord conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le titre de perception émis le 28 juin 2021 a été retiré, de sorte qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre ce titre de perception et contre la décision rejetant la contestation formée contre ce dernier ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Le préfet du Nord a produit, à la demande du tribunal, une pièce, enregistrée le 8 février 2024, qui a été communiquée en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
M. B a produit, à la demande du tribunal, une pièce, enregistrée le 12 février 2024, qui a été communiquée en application de l'article R. 613-1-1 du code justice administrative.
Le préfet du Nord a produit, à la demande du tribunal, des pièces, enregistrées les 15 et 22 mai 2024, qui ont été communiquées en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourgau, rapporteur,
- les conclusions de Mme Michel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Dantec, substituant Me Fillieux, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 6 juillet 2018, le préfet du Nord a déclaré insalubre, avec possibilité d'y remédier, l'immeuble comportant dix logements, sis 111-111bis, rue du Faubourg des Postes à Lille (Nord), appartenant à M. C B et à Mme F A et fixé la liste des travaux à réaliser, à une échéance fixée au 1er septembre 2019. Du fait de l'absence d'exécution des mesures prescrites, le préfet du Nord a, par arrêté du 17 novembre 2020, rendu M. B et Mme A redevables d'une astreinte administrative journalière d'un montant de 50 euros par jour et par logement, jusqu'à réalisation complète des mesures prescrites. Par jugement n° 2100214 du 29 mars 2023, le tribunal administratif de Lille a rejeté leur requête tendant à l'annulation de cet arrêté. Le 28 juin 2021, le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord a émis un titre de perception en vue du recouvrement de la somme de 3 200 euros correspondant au montant de l'astreinte pour la période du 26 novembre 2020 au 28 janvier 2021. Par courrier du 2 août 2021, reçu le 3 août suivant, M. B a saisi le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, chargé de son recouvrement, d'une contestation contre ce titre de perception. Sa contestation a été rejetée par le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord implicitement le 3 février 2022, puis expressément par une décision du 28 février 2022, reçu le 9 mars suivant, laquelle s'est substituée à la première décision. Le 11 mars 2024, le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord a annulé le titre de perception émis le 28 juin 2021 et émis un nouveau titre de perception ayant le même objet. Par la présente requête, M. B doit être regardé comme demandant l'annulation du titre de perception émis le 28 juin 2021 et de la décision du 28 février 2022 rejetant expressément sa contestation contre ce titre ainsi que du titre de perception émis le 11 mars 2024.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Il appartient au juge de plein contentieux des titres exécutoires émis pour le recouvrement des astreintes prononcées en matière de police de la sécurité des immeubles de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des propriétaires d'immeubles par l'autorité compétente au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue. Il en résulte que si l'acte attaqué, pris pour l'application de la législation relative à la police de la sécurité des immeubles, est rapporté par l'autorité compétente avant que le juge ait statué, il n'y a pas lieu pour celui-ci, que ce retrait ait ou non acquis un caractère définitif, de se prononcer sur le mérite de la demande dont il est saisi.
3. Il résulte de l'instruction que le directeur départemental des territoires et de la mer du Nord a émis, le 11 mars 2024, un " titre d'annulation " du titre de perception émis le 28 juin 2021, qui a de ce fait disparu de l'ordonnancement juridique. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre le titre de perception émis le 28 juin 2021 ni, par voie de conséquence, sur celles dirigées contre la décision du 28 février 2022 rejetant expressément sa contestation contre ledit titre, laquelle s'est substituée à la décision implicite du 3 février 2022 ayant le même objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation du titre de perception émis le 11 mars 2024 :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. / () ". Aux termes du B du V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificative pour 2010 : " B. ' Pour l'application de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation. ". Et aux termes de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales : " Constituent des titres exécutoires les arrêtés, états, rôles, avis de mise en recouvrement, titres de perception ou de recettes que l'Etat, les collectivités territoriales ou les établissements publics dotés d'un comptable public délivrent pour le recouvrement des recettes de toute nature qu'ils sont habilités à recevoir. ".
5. Il résulte des dispositions citées au point précédent, d'une part, que le titre de perception doit mentionner les noms, prénoms et qualité de son auteur et, d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que l'état récapitulatif de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque l'état récapitulatif est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.
6. Il résulte de l'instruction que le titre de perception en litige mentionne les noms, prénoms et qualité de son auteur, responsable recettes non financières au sein du centre de gestion financière de la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, ce dernier étant également signataire de l'état récapitulatif revêtu de la formule exécutoire. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En second lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte réglementaire, une telle exception peut être formée à toute époque, même après l'expiration du délai du recours contentieux contre cet acte. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est, en revanche, recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte.
8. D'une part, il résulte de l'instruction que l'arrêté du 17 juin 2020 par lequel le préfet du Nord a rendu M. B et Mme A redevables d'une astreinte administrative journalière d'un montant de 50 euros par jour et par logement, jusqu'à réalisation complète des mesures prescrites, constitue la base légale du titre de perception en litige. D'autre part, cet arrêté faisait l'objet d'un recours contentieux, enregistré le 12 janvier 2021 sous le numéro 2100214 et non encore jugé le 25 mars 2022, date d'enregistrement de la requête introductive de M. B dans la présente instance, au sein de laquelle le requérant excipe de l'illégalité de l'arrêté du 17 novembre 2020. Dans ces conditions, M. B est recevable à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 17 novembre 2020.
9. Tout d'abord, par un arrêté du 23 octobre 2020, régulièrement publié, le préfet du Nord a donné délégation à M. H D, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la région Hauts-de-France, préfet de la zone de défense et de sécurité Nord, préfet du Nord, signataire de l'arrêté du 17 novembre 2020, à l'effet de signer, notamment, cet arrêté, de sorte qu'il n'a pas été signé par une autorité incompétente.
10. De plus, par courrier du 5 octobre 2020, le service communal d'hygiène et de santé de la ville de Lille, après avoir relevé que la mise en demeure notifiée à M. B le 7 juin 2019 était restée sans réponse, a informé l'intéressé de la survenue prochaine, suite à la décision du comité de suivi des arrêtés préfectoraux d'insalubrité de l'arrondissement de Lille, du prononcé d'une astreinte administrative sur les travaux exigés par l'arrêté du 6 juillet 2018. Dans son courrier en réponse, notifié le 19 octobre 2020, M. B a entendu expliquer les causes de la non-réalisation des travaux, faisant valoir des problèmes financiers. Dans ces circonstances, le requérant ne peut se prévaloir de n'avoir pu faire valoir ses observations préalablement à la prise de l'arrêté du 17 novembre 2020, de sorte que ce dernier n'a pas été pris à l'issue d'une procédure irrégulière.
11. En outre, si l'arrêté du 17 novembre 2020 vise les articles L. 1331-28 et L. 1331-29 du code de la santé publique, il ne fait pas mention de l'article L. 1331-29-1 de ce code qui, à compter du 1er mars 2019 et jusqu'à son abrogation au 1er janvier 2021, prévoyait seul la possibilité, pour le représentant de l'État dans le département, de prononcer une astreinte pour l'exécution des mesures prescrites sur le fondement de l'article L. 1331-28 du même code. Toutefois, il résulte de l'instruction que les différences rédactionnelles entre les dispositions applicables de l'article L. 1331-29-1 et celles de l'article L. 1331-29, dans sa rédaction résultant de la loi du 27 janvier 2017 et antérieure au 1er mars 2019 sont, dans les circonstances de l'espèce, dénuées de conséquences dès lors, notamment, que l'astreinte a été prononcée postérieurement à l'expiration du délai fixé par l'arrêté d'insalubrité remédiable du 16 juillet 2018, de sorte que cette omission doit être regardée comme une erreur matérielle sans incidence sur la base légale qui en constitue le fondement et, partant, sur sa légalité.
12. Enfin, dans le courrier du 5 octobre 2020 mentionné au point 10, le service communal d'hygiène et de santé de la ville de Lille a relevé qu'à cette même date, deux personnes qui occupaient l'immeuble à la date de l'arrêté d'insalubrité, M. G et M. E, étaient toujours hébergés par la ville de Lille et n'avaient pas résilié leurs baux de location. Dans sa lettre de réponse du 19 octobre 2020, M. B, qui se justifie sur la non-réalisation des travaux, ne conteste aucunement ce fait. Si, postérieurement, les requérants ont produit deux attestations de témoins du 9 février 2021, tendant à établir, pour la première, que M. G aurait remis en main propre les clés de son logement au propriétaire fin mai 2019 et, pour la seconde, que M. E aurait remis les clés de son logement à un mandataire le 1er octobre 2019, les faits allégués ne sauraient être tenus, en l'absence de tout commencement matériel de preuve, comme établis. Enfin, s'il est constant que M. G a signé un bail locatif le 28 janvier 2021 et que, en ce qui concerne le logement qu'il occupait, l'astreinte cesse nécessairement à cette date, ce fait, s'il doit être pris en compte pour le calcul du montant de l'astreinte mis en recouvrement, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté du 17 novembre 2020, de sorte que ce dernier n'est pas entaché d'erreur de fait.
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 à 12 que le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de l'arrêté du 17 novembre 2020 doit être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation du titre de perception émis le 11 mars 2024.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation du titre de perception émis le 28 juin 2021 et de la décision du 28 février 2022 rejetant la contestation de M. B contre ce titre.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet du Nord et à la direction départementale des territoires et de la mer du Nord.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Féménia, présidente,
- M. Bourgau, premier conseiller,
- M. Horn, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé
T. BOURGAULa présidente,
Signé
J. FÉMÉNIA
La greffière,
Signé
S. DEREUMAUX
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2202277
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026