mardi 22 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202407 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | juge unique (2) |
| Avocat requérant | SCP CAPELLE-HABOURDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 31 mars 2022 et le 14 septembre 2024, M. A B et Mme C B, représentés par Me Lacherie, doivent être considérés comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 juin 2021 par laquelle la présidente de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais a rejeté la réclamation qu'ils avaient formée à l'encontre de la décision du 25 février 2021 leur notifiant un indu de prime d'activité d'un montant de 2 848,14 euros, au titre de la période de juillet 2019 à janvier 2021 ;
2°) de les décharger du paiement de cet indu ;
3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que le montant de l'indu est infondé dès lors que les indemnités de nuit perçues par M. B ont été comprises dans leurs revenus et prises en compte dans le calcul de la prime d'activité, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 844-1 du code de l'action sociale et des familles.
Par un mémoire en défense, un mémoire et des pièces enregistrés le 16 décembre 2022, le 30 août 2024 et le 24 septembre 2024 la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais conclut au rejet des conclusions de la requête.
Elle fait valoir que les conclusions de la requête contestant le bien-fondé de l'indu sont irrecevables dès lors que les requérants ont reconnu le montant de l'indu dans leur courrier de saisine de la commission de recours amiables en date du 20 février 2021.
La requête a été communiquée au département du Pas-de-Calais qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Dans un courrier en date du 18 septembre 2024, les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré du non-lieu à statuer sur la requête.
Des observations ont été produites le 20 septembre 2024 pour M. et Mme B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Monteil, première conseillère, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Monteil a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier adressé au conseil départemental du Pas-de-Calais le 19 avril 2021, M. A B et Mme C B ont formé une réclamation auprès de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais à l'encontre de la décision du 25 février 2021 leur notifiant un indu de prime d'activité pour la période du 1er juillet 2019 au 31 janvier 2021 pour un montant de 2 848,14 euros. Ce recours a été expressément rejeté par une décision du 23 juin 2021, dont les requérants demandent l'annulation.
Sur le non-lieu à statuer :
2. Il résulte de l'instruction, et notamment du courrier du 13 février 2023 produit par le les requérants, que la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais a procédé à la régularisation de leur dossier, et a reconnu qu'elle avait intégré à tort les indemnités de nuit de M. B dans le calcul de la prime d'activité. La caisse d'allocations familiales, ce faisant, a rectifié les droits des requérants à partir du 1er juillet 2019, et leur a reversé les sommes dont ils avaient indûment été privés. Dans ces conditions, la requête de M. et Mme B est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les frais d'instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais la somme de 1 000 euros à verser à M. et Mme B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. et Mme B.
Article 2 : La caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais versera une somme de 1 000 euros à M. et Mme B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, M. A B, au département du Pas-de-Calais et à la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais.
Copie en sera adressée au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
A.L. MONTEIL
Le greffier,
Signé
A.DEWIERE
La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2202407
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026