lundi 4 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2202467 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ALEXIA FASSEU AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er avril 2022, M. A B, représenté par Me Fasseu, demande :
1°) la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des pénalités correspondantes qui lui ont été réclamés pour la période de janvier 2018 à décembre 2019 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la proposition de rectification ne lui pas été notifiée le 3 août 2021 en méconnaissance de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, de sorte qu' il a été privé du délai de réponse de
trente jours prévu par l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales ; il entend se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations du paragraphe
n° 20 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-CF-IOR-10-30 du 27 février 2014 ;
- la proposition de rectification est insuffisamment motivée en méconnaissance des dispositions des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales ; d'une part, le détail des opérations issues du dépouillement des relevés bancaires présentés lors de la vérification qui a permis d'aboutir au montant de recettes à l'origine des rehaussements du revenu net imposable n'est pas identifié dans la proposition de rectification ; d'autre part, le service n'a pas produit les justificatifs correspondant aux informations douanières obtenues ayant fondé les rappels de TVA.
- en ne lui communiquant pas, malgré sa demande du 18 novembre 2021, les informations douanières utilisées pour fonder les rehaussements qui lui ont été notifiés, l'administration fiscale a méconnu les dispositions de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales ;
- la procédure de vérification de comptabilité est irrégulière dès lors que l'administration fiscale ne lui a pas restitué un dossier remis le 30 juin 2021 ; il entend se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations des paragraphes n° 130, 140 et 150 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-CF-PGR-20-20 du 12 septembre 2012 dès lors qu'aucun reçu détaillé des documents remis au service vérificateur n'a été établi et des énonciations du paragraphe n° 160 du même bulletin ;
- le rappel de taxe sur la valeur ajoutée n'est pas justifié dès lors que les biens achetés en Pologne et en Bulgarie n'étaient pas livrés en France mais dans un entrepôt situé à Mouscron (Belgique).
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2022, le directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 11 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 décembre 2022.
Un mémoire a été produit par M. B le 2 juillet 2024 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Célino, première conseillère,
- et les conclusions de Mme Courtois, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, qui a exercé à titre individuel une activité de plâtrerie entre le
1er janvier 2014 jusqu'au 20 mai 2019, a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle des droits de taxe sur la valeur ajoutée ont été mis à sa charge au titre de la période couvrant les années 2018 et 2019. M. B demande au tribunal de prononcer la décharge de ces impositions, ainsi que des pénalités correspondantes.
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation. / () ".
3. Il incombe à l'administration d'établir que la proposition de rectification prévue par ces dispositions a été régulièrement notifiée au contribuable. En cas de retour à l'expéditeur du pli recommandé contenant cette proposition, le contribuable ne peut être regardé comme l'ayant reçu que s'il est établi qu'il a été avisé, par la délivrance d'un avis de passage, de ce que le pli était à sa disposition au bureau de poste dont il relève et n'a été retourné à l'expéditeur qu'après l'expiration du délai de mise en instance prévu par la réglementation en vigueur. Cette preuve peut résulter soit des mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation de l'administration postale ou d'autres éléments de preuve. Compte tenu des modalités de présentation des plis recommandés prévues par la réglementation postale, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière, le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée la date de vaine présentation du courrier et qui porte, sur l'enveloppe ou l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.
4. Il résulte de l'instruction que le pli recommandé contenant la proposition de rectification du 30 juillet 2021, expédié à l'adresse exacte de M. B, a été retourné à l'administration, accompagné d'un avis de réception comportant la mention : " présenté / avisé le 03/08/21 ". En outre, l'enveloppe du pli recommandé est revêtue d'une étiquette sur laquelle la case " pli avisé et non réclamé ", correspondant au motif de non-distribution, est cochée. Compte tenu de ces mentions précises, claires et concordantes, la proposition de rectification doit être regardée comme ayant été régulièrement notifiée à M. B.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales : " La proposition de rectification prévue par l'article L 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs de la rectification envisagée. L'administration invite, en même temps, le contribuable à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de la proposition, prorogé, le cas échéant, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de cet article ".
6. Il résulte de ce qui a été indiqué ci-dessus que M. B a été mis à même de retirer ce pli et de présenter, s'il le souhaitait, des observations conformément aux dispositions de l'article 57-1 du livre des procédures fiscales. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il a été privé de la possibilité de présenter ses observations dans le délai de trente jours prévu à cet article.
7. En troisième lieu, d'une part, il résulte des dispositions des articles L. 57 et
R. 57-1 précités du livre des procédures fiscales que, pour être régulière, une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition et de la base d'imposition, et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler ses observations de façon entièrement utile.
8. Il résulte de l'instruction que la proposition de rectification du 30 juillet 2021 adressée à M. B mentionne les exercices d'imposition et l'imposition concernée, ainsi que la nature, les motifs, les fondements légaux et les montants des rectifications envisagées. En outre, elle précise la méthode et les calculs retenus par le service pour déterminer les acquisitions intracommunautaires effectuées et fixer en conséquence les rehaussements en matière de taxe sur la valeur ajoutée au titre des exercices concernés. Si le requérant soutient que le détail des opérations bancaires issues du dépouillement des relevés présentés lors de la vérification ne figure pas dans la proposition de rectification, il ne résulte pas de l'instruction que le service se soit fondé sur ces éléments pour déterminer les rappels de taxe sur la valeur ajoutée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification ne peut qu'être écarté.
9. D'autre part, il résulte de l'instruction que l'administration fiscale a utilisé des informations douanières afin de fonder les rectifications en litige. La proposition de rectification adressée au requérant mentionne l'origine de ces informations, précise l'identité complète des fournisseurs ainsi que leur adresse outre le montant mensuel des acquisitions intracommunautaires réalisées en 2018 et 2019.
10. Il résulte de ce qui a été indiqué aux points 7 à 9 du présent jugement que M. B, qui a été mis en mesure de présenter utilement ses observations, n'est pas fondé à soutenir que la proposition qui lui a été adressée est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales : " L'administration est tenue d'informer le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements et documents obtenus de tiers sur lesquels elle s'est fondée pour établir l'imposition faisant l'objet de la proposition prévue au premier alinéa de l'article L. 57 ou de la notification prévue à l'article L. 76. Elle communique, avant la mise en recouvrement, une copie des documents susmentionnés au contribuable qui en fait la demande ". Aux termes de l'article
L. 256 du même livre : " Un avis de mise en recouvrement est adressé par le comptable public compétent à tout redevable des sommes, droits, taxes et redevances de toute nature dont le recouvrement lui incombe lorsque le paiement n'a pas été effectué à la date d'exigibilité. / () / L'avis de mise en recouvrement est individuel. Il est émis et rendu exécutoire par l'autorité administrative désignée par décret () / ".
12. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que le droit pour le contribuable de demander la copie des documents que l'administration a obtenus en exerçant son droit de communication auprès de tiers, à l'occasion d'une procédure de contrôle et dont sont issus des éléments qu'elle a effectivement utilisés pour fonder les rectifications d'impôt envisagées, ne peut être mis en œuvre qu'avant la mise en recouvrement des impositions, laquelle résulte de l'émission par le comptable public compétent d'un titre de perception rendu exécutoire dans les conditions réglementaires.
13. Il est constant que la demande de communication des informations douanières en litige n'a été effectuée par M. B que le 18 novembre 2021, dans le cadre de sa réclamation préalable, soit postérieurement à l'avis de mise en recouvrement daté du
15 septembre 2021. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir d'une méconnaissance de l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales, ni, a fortiori, d'une méconnaissance de l'article L. 5 du code de justice administrative, propre à la procédure contentieuse.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 13 du livre des procédures fiscales : " Les agents de l'administration des impôts vérifient sur place, en suivant les règles prévues par le présent livre, la comptabilité des contribuables astreints à tenir et à présenter des documents comptables. / La vérification peut également se tenir ou se poursuivre dans tout autre lieu déterminé d'un commun accord entre le contribuable et l'administration. A défaut d'accord, l'administration peut décider de tenir ou de poursuivre la vérification dans ses locaux ".
15. Il résulte de l'ensemble des dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux opérations de vérification que celles-ci se déroulent chez le contribuable ou au siège de l'entreprise vérifiée. Toutefois, sur demande écrite du contribuable, le vérificateur peut emporter certains documents dans les locaux de l'administration, qui en devient ainsi dépositaire. En ce cas, il doit délivrer à l'intéressé un reçu détaillé des pièces qui lui sont remises. En outre, cette pratique ne peut avoir pour effet de priver le contribuable des garanties qu'il tient des articles L. 47 et
L. 52 du livre des procédures fiscales et qui ont notamment pour objet de lui assurer sur place des possibilités de débat oral et contradictoire avec le vérificateur. En revanche, la prise ou la conservation par le vérificateur de photocopies de documents comptables dont le contribuable a conservé les originaux, sans qu'aucune disposition n'oblige l'administration à en dresser un reçu, n'est pas de nature à vicier la procédure d'imposition.
16. Il est constant que par mail des 14 et 18 juin 2021, le service vérificateur a demandé à M. B la copie des relevés bancaires de son compte-joint pour les mois de janvier et février 2018 et que ces éléments ont été remis le 30 juin 2021 à l'accueil du centre des finances publiques. Toutefois, si le requérant soutient que ces documents n'ont pas fait l'objet d'un reçu détaillé et qu'ils ne lui ont pas été restitués, il n'apporte aucun élément permettant d'établir que les documents remis ne constituaient pas des copies. Dès lors, et alors qu'il était loisible au contribuable de produire de nouveau des copies des documents en cause pour répondre, le cas échéant, à la proposition de rectification, le moyen tiré de l'emport de documents dans des conditions irrégulières doit être écarté.
17. En dernier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. ".
18. M. B n'est pas fondé à se prévaloir, sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, des énonciations des paragraphes n° 130, 140, 150 et 160 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-CF-PGR-20-20 du 12 septembre 2012, ni de celles du paragraphe n° 20 des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques - impôts sous la référence BOI-CF-IOR-10-30 du
27 février 2014, de l'interprétation donnée de la loi dans des instructions fiscales relatives à la procédure d'imposition.
Sur le bien-fondé des impositions :
19. Aux termes de l'article 258 C du code général des impôts : " I. - Le lieu d'une acquisition intracommunautaire de biens meubles corporels est réputé se situer en France lorsque les biens se trouvent en France au moment de l'arrivée de l'expédition ou du transport à destination de l'acquéreur. / II. - Le lieu de l'acquisition est réputé se situer en France si l'acquéreur a donné au vendeur son numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée en France et s'il n'établit pas que l'acquisition a été soumise à la taxe sur la valeur ajoutée dans l'Etat membre de destination des biens ". L'article 283 du même code prévoit en outre que : " () 2 bis. Pour les acquisitions intracommunautaires de biens imposables mentionnées à l'article 258 C, la taxe doit être acquittée par l'acquéreur () ".
20. Il résulte de l'instruction que le service, après avoir noté l'existence d'opérations réalisées avec des fournisseurs bulgares et polonais, a constaté que le requérant avait donné à ses fournisseurs son numéro d'identification à la TVA en France, en a déduit que les opérations étaient imposables en France. Le requérant allègue que les biens achetés auprès des fournisseurs polonais et bulgares étaient livrés à destination de la Belgique, dans un entrepôt situé à Mouscron. Il produit une attestation, datée du 29 mars 2022, émanant de l'un des deux fournisseurs, la société Eko Okna S.A, selon laquelle tous les transports effectués en 2019-2021 ont été livrés à Mouscron en Belgique. Cette attestation, par son caractère général et imprécis, et alors qu'aucune facture n'a été produite au cours du contrôle ou dans le débat contentieux, n'est pas de nature à apporter la preuve de ce que les biens n'auraient pas été livrés en France lorsqu'ils ont été mis à la disposition de l'assujetti. En outre, elle ne concerne qu'une partie des acquisitions intracommunautaires en litige, l'administration relevant en défense que l'assujetti avait fourni systématiquement aux fournisseurs son numéro d'identification à la taxe sur la valeur ajoutée en France, ce qui suffisait, en vertu des dispositions du II de l'article 258 C du code général des impôts, à faire regarder les acquisitions intracommunautaires comme situées en France. Par suite, le moyen doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée mis à sa charge au titre de la période couvrant les années 2018 et 2019 ainsi que des intérêts de retard correspondants. Ses conclusions à fin de décharge doivent, par voie de conséquence, être rejetées ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Riou, président,
Mme Jaur, première conseillère,
Mme Célino, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
C. Célino
Le président,
Signé
J.-M Riou La greffière,
Signé
S. Ranwez
La République mande et ordonne au ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026