LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2203224

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2203224

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2203224
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (5)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui verser le chèque énergie 2021 et le bonus de 100 euros. Le juge a considéré que l’ASP, qui se borne à appliquer la liste des bénéficiaires établie par l’administration fiscale sur le fondement de l’article L. 124-1 du code de l’énergie, ne dispose d’aucun pouvoir d’appréciation et que les documents fournis par le requérant ne permettaient pas de remettre en cause sa situation fiscale telle que déclarée. Les moyens tirés du défaut de motivation, du vice de procédure et de la méconnaissance du contradictoire ont été écartés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 1er mai 2022 et 3 août 2022, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 25 janvier 2022 par laquelle l’agence des services et de paiement a rejeté sa demande tendant au versement du chèque énergie 2021 et du bonus de 100 euros ;

2°) d’enjoindre à l’agence des services et de paiement de lui verser le chèque énergie 2021 et le bonus de 100 euros, dans le délai de 20 jours à compter de la notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :
- l’agence des services et de paiement a commis une erreur dans l’appréciation de sa situation dès lors qu’il remplit l’ensemble des conditions prévues à l’article L. 124-1 du code de l’énergie pour se voir accorder le chèque énergie et le bonus de 100 euros ;
- l’agence de services et de paiement a, à tort, tenu compte de sa situation de colocation à sa nouvelle adresse, alors qu’au 1er janvier 2020, il occupait seul un appartement imposable à la taxe d’habitation ;
- le refus de l’agence de service est injustifié dès lors que les documents qu’elle considère comme manquants n’étaient pas nécessaires pour justifier de sa situation au cours de l’année 2020 et il n’a au surplus pas été informé au préalable de la nécessité de ces documents, en méconnaissance de l’article L 114-5 du code des relations entre le public et l’administration ;
- la décision attaquée est entachée d’un vice de procédure tenant à l’absence de procédure contradictoire pourtant prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration ;
- elle est insuffisamment motivée en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration ;
- l’agence de services et de paiement ne l’a pas informé des hypothétiques changements auprès du centre des finances publiques et n’a pas, alors que la possibilité lui est offerte en application de l’article L. 114-8 du code des relations entre le public et l’administration, échangé elle-même avec l’administration fiscale pour obtenir des éclaircissements sur sa situation fiscale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2022, l’agence des services et de paiement conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- elle ne dispose d’aucun pouvoir d’appréciation sur la liste des ménages éligibles au chèque énergie qui lui est communiquée par l’administration fiscale ;
- M. B... n’a pas fait procéder à la modification de sa situation fiscale et les documents qu’il a produit ne sont pas de nature à remettre en cause sa position ;
- les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’énergie ;
- le décret n° 2021-1541 relatif à la revalorisation du chèque énergie au titre de l’année 2021 ;
- l’arrêté du 24 février 2021 modifiant le seuil d'éligibilité au chèque énergie et instituant un plafond aux frais de gestion pouvant être déduits de l'aide spécifique ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Bonhomme, première conseillère, pour statuer sur le litige en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience en application de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Bonhomme a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée, en application de l’article R. 772-9 du code de justice administrative, après l’appel de l’affaire à l’audience, les parties n’étant ni présentes ni représentées.


Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 25 janvier 2022, l’agence de services et de paiement a rejeté la réclamation formée par M. B... tendant au bénéfice du chèque énergie au titre de l’année 2021. Par la présente requête, M. B... demande au tribunal d’annuler cette décision et d’enjoindre l’agence des services et des paiements de lui verser le chèque énergie ainsi que le bonus de 100 euros.

2. Aux termes de l’article L. 124-1 du code de l’énergie, dans sa version applicable au litige : « Le chèque énergie est un titre spécial de paiement permettant aux ménages dont le revenu fiscal de référence est, compte tenu de la composition du ménage, inférieur à un plafond d'acquitter tout ou partie du montant des dépenses d'énergie relatives à leur logement ou des dépenses qu'ils assument pour l'amélioration de la qualité environnementale ou la capacité de maîtrise de la consommation d'énergie de ce logement comprises parmi celles mentionnées à l'article 200 quater du code général des impôts. / Le chèque énergie est émis et attribué à ses bénéficiaires par l'agence de services et de paiement mentionnée à l'article L. 313-1 du code rural et de la pêche maritime, qui en assure le remboursement aux personnes et organismes définis par décret en Conseil d'Etat (…). / (…) / L'administration fiscale constitue un fichier établissant une liste des personnes remplissant les conditions prévues au premier alinéa du présent article et comportant les éléments nécessaires au calcul du montant de l'aide dont elles peuvent bénéficier. Ce fichier est transmis à l'Agence de services et de paiement afin de lui permettre d'adresser aux intéressés le chèque énergie. (…) / (…) ». Aux termes de l’article R. 124-1 du même code, dans sa version applicable au litige : « Le bénéfice du chèque énergie est ouvert aux ménages dont le revenu fiscal de référence annuel par unité de consommation est inférieur à un seuil fixé par arrêté des ministres chargés de l'économie, du budget et de l'énergie, au titre de leur résidence principale, y compris à ceux d'entre eux dont le contrat de fourniture d'électricité ou de gaz naturel couvre simultanément des usages professionnels et non professionnels. / Au sens du présent chapitre, le ménage désigne une ou plusieurs personnes physiques remplissant l'une des conditions suivantes : / 1° Avoir, au 1er janvier de l'année d'imposition, la disposition ou la jouissance d'un local imposable à la taxe d'habitation prévue à l'article 1407 du code général des impôts ; / (…). / Le revenu fiscal de référence du ménage est la somme des revenus fiscaux de référence des occupants du local ou du logement. / La première ou seule personne du ménage constitue une unité de consommation. La deuxième personne est prise en compte pour 0,5 unité de consommation. Chaque personne supplémentaire est prise en compte pour 0,3 unité de consommation. / (…) ».

3. L’article R. 124-3 du code de l’énergie, dans sa version applicable au litige, dispose que : « La valeur faciale du chèque énergie (TTC) est définie, en fonction du revenu fiscal de référence (RFR) du ménage et du nombre d'unités de consommation (UC), par arrêté des ministres chargés de l'économie, du budget et de l'énergie ». Aux termes de l’article 1er de l’arrêté du 24 février 2021 modifiant le seuil d’éligibilité au chèque énergie : « A compter du 1er janvier 2021, le bénéfice du chèque énergie est ouvert aux ménages dont le revenu de référence annuel par unité de consommation est inférieur à 10 800 euros ». En application de l’article 2 du même arrêté « A compter du 1er janvier 2021, la valeur faciale TTC du chèque énergie, définie à l'article R. 124-3 du code de l'énergie, est ainsi fixée : 1 UC et RFR/UC < 5 600 € : 194 € ». Enfin, aux termes de l’article 1er du décret du 29 novembre 2021 relatif à la revalorisation du chèque énergie au titre de l’année 2021 : « I. - La valeur faciale du chèque énergie (TTC) au titre de l'année 2021 est augmentée de 100 €. / Cette revalorisation donne lieu à l'émission d'un chèque énergie complémentaire dans les conditions prévues par l'article R. 124-2 du code de l'énergie, sous réserve du II du présent article. / (…) ».

4. Par ailleurs, aux termes de l’article R. 124-7 du code de l’énergie, dans sa version applicable au litige : « L'administration fiscale adresse chaque année à l'Agence de services et de paiement, par voie électronique, le fichier, signé électroniquement, des ménages mentionnés au 1° de l'article R. 124-1. / (…). / L'Agence de services et de paiement attribue les chèques énergie aux ménages bénéficiaires, à l'exception de ceux qui bénéficient du dispositif d'aide spécifique prévu à l'article R. 124-5. / (…) ». L’article R. 124-7-2 de ce code, dans sa version applicable prévoit que : « I.- Lorsque la situation d'un ménage, au regard de l'administration fiscale, est corrigée et que cette correction permet au ménage de satisfaire les critères d'éligibilité prévus à l'article R. 124-1 ou lui donne droit à un montant d'aide plus élevé, l'Agence de services et de paiement, sur réclamation de ce ménage et au vu des justificatifs d'imposition, selon le cas, émet un chèque énergie ou émet un chèque énergie complémentaire ou échange le chèque initialement reçu par le ménage contre un nouveau chèque, de telle sorte que le ménage bénéficie du montant auquel sa situation modifiée le rend éligible. / Lorsqu'un ménage n'a pas reçu de chèque en raison de son absence du fichier des bénéficiaires, elle-même liée à la remise de sa déclaration de revenus à l'administration fiscale hors des délais légaux ou à l'absence de déclaration, l'Agence de services et de paiement instruit son dossier sur la base des éléments qui lui sont fournis et, si les critères sont réunis, accorde le bénéfice du chèque énergie. Une information écrite est adressée au ménage lui rappelant la nécessité de remplir ses obligations fiscales dans les délais légaux et lui indiquant qu'une réclamation pour le même motif ne sera pas recevable les années suivantes. La réclamation déposée par le même ménage pour le même motif les années suivantes est rejetée par l'Agence de services et de paiement. / Pour être recevable, la réclamation doit être formulée avant le 31 décembre de l'année suivant l'année au titre de laquelle le chèque énergie a été émis ou aurait dû être émis. Au-delà de cette date, les réclamations en cours de traitement sont, en l'absence de réaction du ménage dans les trois mois suivant la date de la dernière communication adressée par l'Agence de services et de paiement, clôturées définitivement. / (…) ».

5. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l’administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d’une personne à l’attribution du chèque énergie, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette aide qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner les droits de l’intéressé sur lesquels l’administration s’est prononcée, en tenant compte de l’ensemble des circonstances de fait qui résultent de l’instruction. Au vu de ces éléments, il appartient au juge d’annuler ou de réformer, s’il y a lieu, cette décision en fixant alors lui-même les droits de l’intéressé devant l’administration afin qu’elle procède à cette fixation sur la base des motifs de son jugement.

6. Il résulte de l’instruction que la demande d’attribution du chèque énergie formée par M. B... a été rejetée au motif que ce dernier ne figurait pas dans le fichier des bénéficiaires éligibles au chèque énergie 2021 transmis par l’administration fiscale et que, n’ayant pas transmis les éléments relatifs à la personne avec laquelle il résidait, il ne justifiait pas être éligible au chèque. Toutefois, s’il est constant qu’au jour où le requérant a formé sa réclamation, il demeurait rue de l’abbé Bonpain à Villeneuve d’Ascq avec une tierce personne, l’intéressé justifie, par la production de la taxe d’habitation 2020 qu’au 1er janvier de cette année, qui correspond à l’année d’imposition devant être prise en compte pour l’octroi du chèque énergie 2021, qu’il résidait seul dans un logement distinct, situé rue Brûle-Maison à Lille, qu’il précise avoir occupé du mois de décembre 2019 au 17 décembre 2020, et qui était imposable à la taxe d’habitation. Dans ces conditions, M. B... est bien fondé à soutenir que l’agence de services et de paiement a fait une appréciation erronée de sa situation en se fondant sa situation de logement et de colocation en 2021 et en exigeant des pièces en lien avec cette situation. Il résulte de l’instruction, et notamment de l’avis d’impôt 2020 sur les revenus 2019, que le revenu fiscal de M. B... s’établissait à 3 873 euros, soit à un niveau inférieur au seuil fixé par l’article 1er de l’arrêté de l’arrêté du 24 février 2021 cité au point 3. Il remplissait ainsi les conditions d’éligibilité au chèque énergie.

7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que M. B... est bien fondé à demander l’annulation de la décision du 25 janvier 2022 par laquelle l’agence des services et de paiement a rejeté sa réclamation tendant au bénéfice du chèque énergie au titre de l’année 2021.

8. Compte tenu de la situation de M. B... telle qu’exposée au point 6 et en application des dispositions citées au point 3, le requérant a droit à la somme de 194 euros augmentée de 100 euros, soit la somme totale de 294 euros au titre du dispositif chèque énergie de l’année 2021. Il y a lieu d’enjoindre à l’agence de services et de paiement de verser cette somme à M. B... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.




D É C I D E :


Article 1er : La décision du 25 janvier 2022 par laquelle l’agence des services et de paiement a rejeté la réclamation de M. B... tendant à se voir verser le chèque énergie au titre de l’année 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint à l’agence de services et de paiement de verser à M. B... la somme totale de 294 euros au titre du dispositif chèque énergie pour l’année 2021 dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à l’agence de services et de paiement


Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 décembre 2025.


La magistrate désignée,


Signé

F. BonhommeLa greffière,


Signé

M. C...

La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions