LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2203271

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2203271

mardi 9 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2203271
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (2)
Avocat requérantSCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 2 mai 2022, M. A... B..., représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :


1°) d’annuler la décision 48 SI du 22 mars 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur l’a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;


2°) d’annuler les décisions de retraits qui sont mentionnées sur la décision 48 SI ;


3°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de lui délivrer le permis de conduire invalidé en reconstituant le capital de points décidé par la juridiction, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;


4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Il soutient que :

- il n’a pas bénéficié des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- les décisions méconnaissent les dispositions de l’article L. 223-1 du code de la route.


Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2022, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l’enregistrement du stage de sensibilisation effectué les 11 et 12 mars 2022 et au rejet du surplus.


Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture d’instruction a été fixée au 6 novembre 2023 à 12 h 00 par une ordonnance du 11 octobre 2023.

Les parties ont été informées, par lettre du 22 janvier 2024, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de l’irrecevabilité des conclusions à fin d’annulation de la décision 48 SI du 22 mars 2022 dès lors que, du fait, avant même l’introduction de la requête, de l’ajout de 4 points grâce au stage de sensibilisation effectué les 11 et 12 mars 2022, le solde du permis de conduire de M. B... est redevenu positif et la décision 48 SI a donc été retirée.

M. A... B..., représenté par Me Grebille-Romand, a produit un mémoire, enregistré le 23 janvier 2024, postérieurement à la clôture et non communiqué.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.


En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Fabre pour statuer sur les litiges visés audit article.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Sur sa proposition, le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions à l’audience en application de l’article R. 732-1-1 du code de justice administrative par le président de la formation de jugement.

A été entendu au cours de l’audience publique du 2 avril 2024 le rapport de M. Fabre, président-rapporteur.

Considérant ce qui suit :



1. M. A... B..., né le 29 mai 1984 à Saint Omer, a commis une série d’infractions au code de la route, répertoriées dans le relevé d’information intégral. Il a fait l’objet des retraits de points suivants : 1 point pour une infraction commise le 30 janvier 2020 à 11 h 02 à Locon, 1 point pour une infraction commise le 10 février 2020 à 22 h 55 à Merris, 4 points pour une infraction commise le 18 mars 2020 à 11 h 50 à Annequin, 1 point pour une infraction commise le 15 avril 2020 à 17 h 35 à Vendin le Vieil, 1 point pour une infraction commise le 4 mai 2020 à 14 h 58 à Sailly Labourse, 2 points pour une infraction commise le 9 janvier 2021 à 06 h 03 à Strazeele, 2 points pour une infraction commise le 21 juin 2021 à 22 h 00 à Cassel et 2 points pour une infraction commise le 4 février 2022 à 22 h 13 à Hardifort. Par une décision 48 SI du 22 mars 2022, le ministre de l’intérieur l’a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la requête dont le tribunal est saisi, M. B... demande l’annulation de ces décisions.


Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision 48 SI :


2. Il ressort des mentions figurant au relevé d’information intégral que le stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 11 et 12 mars 2022 a été enregistré et a donné lieu à l’ajout de quatre points. D’ailleurs, le requérant indique que son solde de points est positif. Par suite, la décision 48 SI doit être regardée comme ayant été retirée avant l’introduction de la requête. Les conclusions dirigées contre cette décision sont par suite irrecevables.


Sur le non-lieu partiel :


3. Le ministre de l’intérieur ne peut utilement faire valoir qu’il n’y aurait plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l’enregistrement du stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 11 et 12 mars 2022 dès lors que le requérant n’a pas présenté de telles conclusions.


Sur le surplus des conclusions à fin d’annulation :


En ce qui concerne l’information préalable :


4. En premier lieu, s’agissant des infractions commises le 30 janvier 2020 à 11 h 02 à Locon, le 10 février 2020 à 22 h 55 à Merris et le 15 avril 2020 à 17 h 35 à Vendin le Vieil, il ressort des mentions figurant au relevé d’information intégral que ces infractions ont été constatées par radar automatique et que le requérant s’est acquitté du paiement des amendes forfaitaires. Il a ainsi nécessairement reçu des avis de contravention comportant les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et il ne justifie pas que ces avis étaient incorrects ou incomplets.


5. En deuxième lieu, s’agissant de l’infraction commise le 4 février 2022 à 22 h 13 à Hardifort, il ressort des pièces du dossier que cette infraction a été constatée par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique sécurisé et que le requérant s’est acquitté du paiement de l’amende forfaitaire. Il a ainsi nécessairement reçu un avis de contravention comportant les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et il ne justifie pas que cet avis était incorrect ou incomplet.


6. En troisième et dernier lieu, s’agissant des infractions commises le 18 mars 2020 à 11 h 50 à Annequin, le 4 mai 2020 à 14 h 58 à Sailly Labourse, le 9 janvier 2021 à 06 h 03 à Strazeele et le 21 juin 2021 à 22 h 00 à Cassel, il ressort des attestations de paiement produites en défense que le requérant s’est acquitté des amendes forfaitaires majorées afférentes à ces infractions. Il a ainsi nécessairement reçu des avis de contravention comportant les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et le requérant ne soutient ni même n’allègue ces avis étaient inexacts ou incomplets.


En ce qui concerne la réalité des infractions :


7. Aux termes de l’article L. 223-1 du code de la route : « (…) / La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive. / (…) ».


8. Si le requérant soutient qu’il a contesté auprès de différents officiers du ministère public des avis de contravention ayant entrainé des pertes de points, il n’apporte aucun élément à l’appui de cette allégation.


9. Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que le surplus des conclusions à fin d’annulation doit être rejeté.


Sur les conclusions à fin d’injonction :


10. Le présent jugement n’implique aucune mesure d’exécution. Par suite, les conclusions à fin d’injonction présentées par M. B... doivent être rejetées.


Sur les frais d’instance :


11. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.





D E C I D E :



Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la décision 48 SI du 22 mars 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur l’a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul.


Article 2 : L’Etat versera à M. A... B... la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B... est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au ministre de l’intérieur et des Outre-mer.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 avril 2024.


Le magistrat désigné,

Signé

X. FABRE


Le greffier,

Signé

A. DEWIERE
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.



Pour expédition conforme,
Le greffier,


Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions