vendredi 25 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2205434 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | GUEY-BALGAIRIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2022, M. A C et Mme B E, représentés par Me Guey, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé pendant plus de deux mois par la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord sur leur opposition à poursuites du 18 mars 2022 relative à l'avis à tiers détenteur du 14 février 2022 portant règlement de la somme de 52 612 euros soit 47 829 € au titre de l'impôt sur le revenu 2016 et 4783 € de majoration de 10% ;
2°) d'ordonner la mainlevée de l'avis à tiers détenteur notifié le 14 février 2022 à la BPCE VIE pour règlement de l'avis d'imposition supplémentaire émis le 30 septembre 2021 au titre de l'impôt sur le revenu de l'année 2016 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat versement d'une somme de 1 200 € sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un 1er mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2022, la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord conclut à l'irrecevabilité de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2023, la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord informe le tribunal que suite au dépôt de pièces complémentaires de Me Guey, conseil des requérants, confirmant le dépôt de la saisine de l'administration fiscale de l'opposition à poursuites du 18 mars 2022 par recommandé du 25 mars 2022, le Pôle de Recouvrement Spécialisé (PRS) du Nord va procéder à la mainlevée de la SATD en cause. Par un dépôt de pièces en date 20 mars 2025, l'administration fiscale produit la décision de main levée totale en date du 16 mars 2023.
Par un acte en date du 16 avril 2025, M. C et Mme E se désistent de leurs conclusions principales et maintiennent leurs conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance :/ 1° Donner acte des désistements ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par l'acte visé ci-dessus, M. C et Mme E déclarent se désister des conclusions de leur requête, à l'exception de celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C et Mme E, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que l'Etat (direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord) demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros au bénéfice des requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. C et Mme E de leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : L'Etat versera à M. C et Mme E la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions présentées par l'Etat (direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord) au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administratives sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à Mme B E et à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Fait à Lille, le 25 avril 2025.
Le président de la 7ème chambre,
Signé
M. D
La République mande et ordonne au ministre de l'économie des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026