lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2205476 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SHBK AVOCATS SEGARD BRIOUT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 20 juillet 2022, le 25 avril 2023, le 23 mai 2023, le 31 mai 2023 ainsi qu'un mémoire enregistré le 16 juin 2023 et non communiqué, Mme K J épouse I, et M. G I, agissant tant en leur nom personnel qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs F, A, B et C, représentés par Me Navarro, demandent au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Lens à verser à Mme K I une somme de 250 282,75 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi en raison de sa prise en charge dans cet établissement le 4 avril 2015 ;
2°) de condamner le centre hospitalier de Lens à verser à M. G I une somme de 15 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi en raison de la prise en charge de son épouse dans cet établissement le 4 avril 2015 ;
3°) de condamner le centre hospitalier de Lens à verser à M. et Mme I une somme totale de 20 000 euros en réparation du préjudice subi par chacun de leurs quatre enfants en raison de la prise en charge de leur mère dans cet établissement le 4 avril 2015 ;
4°) de mettre à la charge de centre hospitalier de Lens une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la procédure de consultation médicale préalable à la ligature des trompes n'a pas été respectée et, au moment de son accouchement, Mme I n'était pas en mesure de consentir à cet acte de manière libre et éclairée, ajoutant que le formulaire qu'elle a renseigné a été falsifié quant à sa date ; cette faute du centre hospitalier de Lens engage sa responsabilité ;
- les préjudices de Mme I s'élèvent à un montant global de 250 282,75 euros, se décomposant comme suit :
* 2 167,50 euros au titre des frais divers ;
* 600 euros au titre des dépenses de santé futures ;
* 89 249 euros au titre de l'incidence professionnelle ;
* 14 891,25 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire ;
* 8 000 euros au titre des souffrances endurées ;
* 30 375 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
* 5 000 euros au titre du préjudice sexuel ;
* 100 000 euros au titre du préjudice d'établissement ;
- le tribunal doit surseoir à statuer sur l'indemnisation des pertes de gains professionnels futurs, dans l'attente d'une visibilité à plus long terme sur la nouvelle activité professionnelle de Mme I ;
- M. I subit un préjudice sexuel, justifiant qu'une somme de 5 000 euros lui soit allouée, ainsi qu'un préjudice d'affection évalué à 10 000 euros ;
- les enfants du couple subissent chacun un préjudice d'affection, en réparation duquel une somme de 5 000 euros devra être allouée à chacun d'eux.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 27 mars 2023 et le 9 juin 2023, le centre hospitalier de Lens, représenté par Me Segard déclare s'en remettre à la sagesse du tribunal quant à sa responsabilité et conclut :
1°) à la limitation des prétentions indemnitaires de Mme I à la somme totale de 41 910,95 euros ;
2°) au rejet des conclusions indemnitaires présentées par M. G I et au nom des quatre enfants du couple ;
3°) à la limitation à 1 500 euros de la somme sollicitée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il ne conteste pas le manquement reproché ni sa responsabilité ;
- les prétentions indemnitaires de Mme I devront être limitées à la somme totale de 41 910,95 euros, dont 2 167,50 euros au titre des frais de médecin-conseil, 7 743,45 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire, 3 500 euros au titre des souffrances endurées, 21 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 2 500 euros au titre du préjudice sexuel ; les pertes de gains professionnels et l'incidence professionnelle allégués par Mme I sont sans lien avec la faute en litige ; à titre subsidiaire, la somme allouée au titre de l'incidence professionnelle ne saurait excéder 5 000 euros ;
- la demande présentée au titre des dépenses de santé n'est pas justifiée et la preuve d'une absence de prise en charge, notamment par une mutuelle, n'est pas rapportée ;
- le préjudice d'établissement invoqué par la requérante présente un caractère très éventuel et la possibilité de recourir à une fécondation in vitro demeure ;
- les préjudices invoqués par les victimes indirectes ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la caisse primaire d'assurance maladie de Roubaix-Tourcoing, qui exerce l'activité de recours contre tiers pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie de Lille-Douai, et qui n'a pas produit de mémoire.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires présentées pour F I, A I, B I et C I, faute de liaison préalable du contentieux en ce qui les concerne.
Une réponse au moyen d'ordre public a été enregistrée le 4 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fougères,
- les conclusions de Mme Bruneau, rapporteure publique,
- et les observations de Me Navarro, représentant les requérants, et de Me Drancourt, substituant Me Segard, représentant le centre hospitalier de Lens.
Considérant ce qui suit :
1. Mme I, née le 3 mars 1979, s'est présentée le 23 mars 2015, dans le cadre de sa quatrième grossesse, aux urgences de la maternité de Seclin en raison de la perte des eaux à 28 semaines et six jours d'aménorrhée. Elle a été transférée le jour même au centre hospitalier de Lens et y est demeurée jusqu'au 16 avril 2015. Le 4 avril 2015, elle a bénéficié, à trente semaines d'aménorrhée, d'une césarienne en urgence sous rachianesthésie en raison d'une suspicion d'hématome rétro-placentaire sur utérus tri-cicatriciel. A cette occasion, une ligature des trompes a été pratiquée. Estimant ne pas avoir consenti de façon éclairée et librement à cette intervention, elle a sollicité, par un courrier du 16 septembre 2019, du centre hospitalier de Lens l'indemnisation de ses préjudices. La Société hospitalière d'assurance mutuelle (SHAM), assureur de l'établissement hospitalier, a diligenté une expertise confiée au docteur H D. A l'issue des opérations d'expertise, par un courrier du 2 mars 2022, la SHAM a proposé à Mme I une somme totale de 40 968 euros en réparation de ses préjudices. Cependant, par un courrier du 20 mai 2022, reçu le 25 mai 2022 par le centre hospitalier de Lens, Mme I a sollicité une somme totale de 248 115,25 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis, outre le remboursement des frais de médecin-conseil exposés, et M. I a sollicité de cet établissement une somme de 5 000 euros au titre du préjudice sexuel qu'il estime subir. En l'absence de réponse à ce courrier, M. et Mme I demandent par la présente requête au tribunal de condamner le centre hospitalier de Lens à les indemniser de leurs préjudices, ainsi que du préjudice d'affection subis par leurs enfants.
Sur le principe de responsabilité :
2. D'une part, aux termes du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
3. D'autre part, l'article L. 2123-1 du code de la santé publique dispose : " La ligature des trompes ou des canaux déférents à visée contraceptive () ne peut être pratiquée que si la personne majeure intéressée a exprimé une volonté libre, motivée et délibérée en considération d'une information claire et complète sur ses conséquences. / Cet acte chirurgical ne peut être pratiqué que dans un établissement de santé et après une consultation auprès d'un médecin. / Ce médecin doit au cours de la première consultation : / - informer la personne des risques médicaux qu'elle encourt et des conséquences de l'intervention ; / - lui remettre un dossier d'information écrit. / Il ne peut être procédé à l'intervention qu'à l'issue d'un délai de réflexion de quatre mois après la première consultation médicale et après une confirmation écrite par la personne concernée de sa volonté de subir une intervention. / () ".
4. Il résulte de l'instruction que le centre hospitalier de Lens a réalisé une ligature des trompes sur Mme I le 4 avril 2015, jour de son accouchement, alors qu'elle n'avait pas bénéficié de la consultation préalable prévue à l'article L. 2123-1 du code de la santé public précité destinée à l'informer des risques médicaux encourus et des conséquences de l'intervention, ni du délai de réflexion de quatre mois fixé par ces mêmes dispositions. Il s'ensuit que Mme I ne peut être regardée comme ayant consenti librement et de façon éclairée à cette ligature des trompes. Par suite, le centre hospitalier de Lens a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
Sur l'évaluation des préjudices de Mme I :
5. Eu égard aux conclusions expertales, qui fixent une période de déficit fonctionnel temporaire cessant le 30 avril 2021, et en l'absence de remise en cause des parties, il y a lieu de fixer la date de consolidation de l'état de santé de Mme I au 1er mai 2021.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux :
6. En premier lieu, il résulte de l'instruction, et notamment des factures des 10 septembre 2020 et 2 juin 2021, que Mme I s'est faite assistée par le docteur L E pour les opérations d'expertise amiable diligentées par la SHAM. Dès lors qu'il n'est pas contesté que ces frais ont été utiles à la résolution du litige, il sera fait une exacte appréciation de ce préjudice, en lien direct avec la faute retenue, en le fixant à la somme demandée de 2 167,50 euros qui sera mise à la charge du centre hospitalier défendeur.
7. En deuxième lieu, si le docteur D a préconisé douze séances d'hypnose à Mme I pour prendre en charge l'anxiété consécutive à la faute commise par le centre hospitalier de Lens, il ne résulte pas de l'instruction que depuis l'expertise réalisée en 2021, Mme I aurait manifesté son intention de mettre en place ces séances, notamment en prenant contact avec un praticien pour recevoir une information sur le déroulement de séances d'hypnose et sur leur coût. Il s'ensuit que ce poste de préjudice ne présente qu'un caractère éventuel et doit être rejeté.
8. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment des conclusions expertales ainsi que des déclarations circonstanciées de Mme I, que celle-ci qui exerçait, avant son congé parental, en tant qu'animatrice dans le secteur de la petite enfance, n'a pu poursuivre son activité en crèche en lien avec des nourrissons, lesquels lui rappellent le traumatisme constitué par la faute commise par le centre hospitalier de Lens, de sorte que ce manquement entraîne une incidence professionnelle. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en lui allouant une somme de 5 000 euros, qui sera mise à la charge du centre hospitalier de Lens.
9. En dernier lieu, il résulte de l'instruction qu'au moment des faits litigieux, Mme I était en congé parental depuis 2010. Il s'ensuit que Mme I n'est pas fondée à se prévaloir d'une perte de gains professionnels, de sorte que sa demande tendant à ce qu'il soit sursis à statuer sur ce poste de préjudice doit être rejetée.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux :
10. En premier lieu, il résulte de l'instruction que l'hospitalisation initiale de Mme I n'est pas imputable à la faute en litige. Il résulte des conclusions expertales, et n'est pas contesté, que la faute commise par le centre hospitalier de Lens a entraîné un déficit fonctionnel temporaire de 10% du 16 avril 2015 au 31 décembre 2015, soit pendant une période de 260 jours, puis un déficit fonctionnel temporaire de 50% du 1er janvier 2016 au 1er décembre 2016, soit pendant une période de 336 jours et, enfin, un déficit fonctionnel temporaire de 25% pendant une période de 1 611 jours, du 2 décembre 2016 au 30 avril 2021. En retenant un taux journalier d'indemnisation de quinze euros, il sera fait une exacte appréciation du préjudice de Mme I au titre du déficit fonctionnel subi en lui allouant une somme totale de 8 951,25 euros (0,10 x 15 x 260 + 0,50 x 15 x 336 + 0,25 x 15 x 1 611).
11. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction, et notamment du rapport d'expertise amiable du docteur D, que Mme I a subi des souffrances physiques et morales évaluées à 3 sur une échelle de 0 à 7, avec un choc psychologique important nécessitant un traitement et une prise en charge de longue durée. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en mettant à la charge du centre hospitalier de Lens une somme de 3 500 euros.
12. En troisième lieu, il résulte de l'instruction, notamment des conclusions expertales précitées, que Mme I présente un taux de déficit fonctionnel permanent évalué à 15 %, en prenant en considération son état de stress post-traumatique et la réalisation d'une ligature des trompes. Il sera fait une juste appréciation des séquelles conservées par la requérante, âgée de 42 ans à la date de consolidation, en lui allouant une somme de 22 100 euros en réparation de ce chef de préjudice.
13. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que Mme I subit un préjudice sexuel, en raison d'une diminution de sa libido résultant de sa stérilité. En outre, la faute du centre hospitalier de Lens a eu pour effet de rendre impossible la procréation naturelle. Il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en mettant à la charge du centre hospitalier de Lens une somme de 4 000 euros.
14. En dernier lieu, il est constant que la ligature des trompes réalisée sans le consentement de Mme I, alors qu'elle était âgée de 36 ans, a entraîné une impossibilité irréversible d'avoir d'autres enfants, sauf recours à la fécondation in vitro, de sorte qu'elle subit un préjudice d'établissement. Compte tenu du fait qu'elle était mère de quatre enfants à la date des faits litigieux et qu'elle reconnaît aux termes de ses propres écritures s'être interrogée sur la ligature des trompes avant la faute commise par le centre hospitalier de Lens, il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en condamnant cet établissement hospitalier à lui verser une somme de 2 000 euros.
15. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Lens doit être condamné à verser à Mme I une somme totale de 47 718,75 euros (4 000 + 22 100 + 3 500 + 8 951,25 + 5 000 + 2 167,50 + 2 000) en réparation de ses préjudices.
Sur l'évaluation des préjudices des victimes indirectes :
16. En premier lieu, il résulte de l'instruction que M. I subit un préjudice sexuel du fait de la diminution de libido de son épouse et de l'impossibilité d'une nouvelle procréation naturelle, consécutives au manquement en litige. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en lui allouant une somme de 2 000 euros à ce titre, qui sera mise à la charge du centre hospitalier de Lens.
17. En second lieu, il résulte de l'instruction que la faute commise par le centre hospitalier de Lens a entraîné des souffrances pour Mme I, de sorte que son mari et ses enfants ont subi un préjudice d'affection. Il sera fait une juste appréciation de leur préjudice respectif en allouant à M. I une somme de 1 500 euros et à M. et Mme I au titre du préjudice subi par chacun des quatre enfants du couple une somme de 400 euros, soit 1 600 euros au total.
Sur les frais liés au litige :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier de Lens une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme I et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Le centre hospitalier de Lens est condamné à verser à Mme I la somme de 47 718,75 euros.
Article 2 : Le centre hospitalier de Lens est condamné à verser à M. I la somme de 3 500 euros.
Article 3 : Le centre hospitalier de Lens est condamné à verser à M. et Mme I, en qualité de représentants légaux de leurs enfants F, A, B et C, une somme totale de 1 600 euros.
Article 4 : Le centre hospitalier de Lens versera à M. et Mme I la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme K J épouse I, et à M. G I, agissant tant en leur nom personnel qu'en qualité de représentants légaux de leurs enfants mineurs F, A, B et C, au centre hospitalier docteur M et à la caisse primaire d'assurance maladie de Roubaix-Tourcoing.
Délibéré après l'audience du 18 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cotte, président,
M. Fougères, premier conseiller,
M. Goujon, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2024.
Le rapporteur,
signé
V. Fougères
Le président,
signé
O. Cotte
La greffière,
signé
J. Vandewyngaerde
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026