mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2208532 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | juge unique (2) |
| Avocat requérant | CABINET DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 novembre 2022 et 14 décembre 2022, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. B A, représenté par Me de Caumont, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les 18 juillet 2014, 18 janvier 2017, 9 février 2017, 24 février 2017, 14 août 2017, 18 octobre 2019, 20 octobre 2019, 21 avril 2020, 24 avril 2020, 14 avril 2021, 29 juillet 2022, 28 mai 2022 et 20 août 2022 ;
2°) d'annuler la décision 48 SI du 1er octobre 2022 par laquelle le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de points de son permis de conduire dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il n'a pas bénéficié des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture d'instruction a été fixée au 5 juin 2023 à 12 h 00 par une ordonnance du 22 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, le président du tribunal a désigné M. Fabre pour statuer sur les litiges visés audit article.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Sur sa proposition, le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative par le président de la formation de jugement.
A été entendu au cours de l'audience publique du 10 septembre 2024 le rapport de M. Fabre, président-rapporteur.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, né le 6 septembre 1972 à Aire sur la Lys, a commis une série d'infractions au code de la route, répertoriées à son relevé d'information intégral. Il a notamment fait l'objet de décisions de retrait de points afférentes aux infractions commises les 18 juillet 2014, 18 janvier 2017, 9 février 2017, 24 février 2017, 14 août 2017, 18 octobre 2019, 20 octobre 2019, 21 avril 2020, 24 avril 2020, 14 avril 2021, 29 juillet 2022, 28 mai 2022 et 20 août 2022. Par une décision 48 SI du 1er octobre 2022, le ministre de l'intérieur l'a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Par la requête dont le tribunal est saisi, le requérant demande l'annulation de ces différentes décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En ce qui concernent les infractions commises les 18 juillet 2014, 18 janvier 2017, 9 février 2017, 24 février 2017, 14 août 2017, 18 octobre 2019, 20 octobre 2019, 21 avril 2020, 24 avril 2020, 14 avril 2021 et 28 mai 2022, il ressort des mentions figurant au relevé d'information intégral que, pour ces infractions constatées par radar automatique, le requérant s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire. Il a ainsi nécessairement reçu des avis de contravention dont il ne démontre pas qu'ils auraient été inexacts ou incomplets.
3. En ce qui concernent les infractions commises les 29 juillet 2022 et 20 août 2022, il ressort du relevé d'information intégral qu'elles ont été constatées par un procès-verbal dressé avec un appareil électronique et que le requérant s'est, là encore, acquitté du paiement de l'amende forfaitaire. Il a ainsi nécessairement reçu des avis de contravention dont il ne démontre pas qu'ils auraient été inexacts ou incomplets.
4. Il résulte de ce qui précède que le requérant a reçu, à l'occasion des infractions contestées, les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, le moyen soulevé par le requérant n'est pas fondé. Les conclusions à fin d'annulation des décisions de retrait de points doivent donc être rejetées ainsi que celles dirigées contre la décision 48 SI du 1er octobre 2022 prise à son encontre. Par voie de conséquence également, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent l'être également.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des Outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
X. FABRE
Le greffier,
Signé
A. DEWIERE
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026