jeudi 12 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2209146 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CHAFI-SHALAK |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2022, sous le numéro 2209146, M. A B, représenté par Me Chafi-Shalak, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 4 juillet 2022 par laquelle Pôle emploi lui notifie un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 32 284,45 euros pour la période de mars 2016 à décembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de Pôle emploi le versement à Me Chafi-Shalak, avocat de M. B, de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision a été prise par une personne incompétente, car elle ne comporte ni le nom de l'auteur ni sa signature ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article 4 de la loi n° 2000-321 du 12 janvier 2000 ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 janvier 2000 ;
- la décision méconnaît la loi n° 2000-321 du 12 janvier 2000, dès lors qu'il n'a pas été informé des conditions d'attribution de l'allocation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles R. 5423-1 et suivants du code du travail en ce qu'il n'est pas démontré que son foyer dépasseraient le plafond de revenus prévu par ces dispositions ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la part de Pôle emploi, dès lors qu'il ne perçoit qu'une indemnité de défraiement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2023, Pôle emploi, devenu France Travail des Hauts-de-France, conclut qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Il fait valoir que la situation de M. B a été régularisée au 29 juillet 2022 ; le décret n° 2017-756 du 3 mai 2017 relatif aux aumôniers militaires, hospitaliers et pénitentiaires et à leur formation civile et civique qui prévoit que la rémunération des aumôniers doit être prise en compte pour les règles de cumul avec l'allocation de solidarité spécifique ne s'applique qu'aux contrats conclus à compter du 1er octobre 2017 alors que M. B est aumônier depuis 2015.
Par un mémoire enregistré le 28 février 2023, M. B demande de donner acte de ce que Pôle emploi a régularisé sa situation au 29 juillet 2022 et maintient ses conclusions relatives aux frais de procédure.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 février 2023.
II. Par une requête, enregistrée le 26 novembre 2022, sous le numéro 2209147, M. A B, représenté par Me Chafi-Shalak, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 29 juillet 2022 par laquelle Pôle emploi a prononcé sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi ainsi que la suppression de son allocation ;
2°) de mettre à la charge de Pôle emploi le versement à Me Chafi-Shalak, avocat de M. B, de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision a été prise par une personne incompétente, car elle ne comporte ni le nom de l'auteur ni sa signature ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article 4 de la loi n° 2000-321 du 12 janvier 2000 ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article 24 de la loi n° 2000-321 du 12 janvier 2000 ;
- la décision méconnaît la loi 2000-321 du 12 janvier 2000, dès lors qu'il n'a pas été informé des conditions d'attribution de l'allocation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles R. 5423-1 et suivants du code du travail en ce qu'il n'est pas démontré que son foyer dépasserait le plafond de revenus prévu par ces dispositions ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de Pôle emploi, dès lors qu'il ne perçoit qu'une indemnité de défraiement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 janvier 2023, Pôle emploi, devenu France Travail des Hauts-de-France, conclut qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête.
Il fait valoir le même moyen que celui développé dans l'instance n° 2209146.
Par un mémoire enregistré le 28 février 2023, M. B demande de donner acte de ce que Pôle emploi a régularisé sa situation au 29 juillet 2022 et maintient ses conclusions relatives aux frais de procédure.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 février 2023.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2017-756 du 3 mai 2017 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes présentées pour M. B, qui concernent la situation d'un même allocataire, présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
3. Il résulte de l'instruction, et plus particulièrement des pièces produites en défense, que Pôle emploi a annulé l'indu d'allocation de solidarité spécifique mis à la charge de M. B et pris une décision, le 29 juillet 2022, pour retirer la décision du 29 juillet 2022 ayant radié l'intéressé de la liste des demandeurs d'emploi et supprimé son allocation, après s'être aperçu que les dispositions du décret n° 2017-756 du 3 mai 2017 relatif aux aumôniers militaires, hospitaliers et pénitentiaires et à leur formation civile et civique avaient été appliquées à tort à M. B, aumônier depuis 2015.
4. Compte tenu de ce qui précède et ainsi que l'admet le requérant dans ses mémoires en réplique, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B.
Sur les frais liés au litige :
5. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale dans les deux instances. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu, sous réserve que Me Chafi-Shalak, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Chafi-Shalak de la somme de 1 200 euros dans chacune des deux instances.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B.
Article 2 : Pôle emploi versera à Me Chafi-Shalak, dans chacune des deux instances, nos 2209146 et 2209147, la somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Chafi-Shalak renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 3 : Le surplus des conclusions de M. B est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Chafi-Shalak et à la ministre du travail et de l'emploi.
Copie pour information sera adressée à la direction régionale France Travail Hauts-de-France.
Fait à Lille, le 12 décembre 2024.
Le président de la 6e chambre,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2209146 et 2209147
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026