LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2209733

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2209733

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2209733
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (3)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant la suspension puis la radiation de son revenu de solidarité active (RSA) par le département du Pas-de-Calais. M. B soutenait s'être réinscrit à Pôle emploi et ne pas avoir fraudé, mais le tribunal a estimé que la suspension était justifiée par sa radiation des listes de demandeurs d'emploi, ce qui constitue un motif légitime au sens des articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles. La décision du 1er décembre 2022 a donc été validée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 décembre 2022, M. C B demande au tribunal d'annuler la décision du 1er décembre 2022 par laquelle le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a confirmé les décisions de suspension du dispositif de revenu de solidarité active prises à son encontre les 1er septembre et 5 octobre 2022 et l'a informé de sa radiation du dispositif au 1er novembre 2022.

Il soutient que :

- il s'est réinscrit à pôle emploi en octobre 2022 et n'a pas reçu de convocation de la part du département pour la conclusion d'un contrat d'insertion ;

- il n'a jamais fraudé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 mai 2023, le département du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique à l'issue de laquelle l'instruction a été close en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B a bénéficié du revenu de solidarité active (RSA) depuis le mois de juin 2018. Le 1er septembre 2022, il a fait l'objet d'une mesure de suspension suite à sa radiation des listes de demandeurs d'emploi par pôle emploi, consistant à la réduction de 80% du montant de son allocation. Le 5 octobre 2022, M. B a fait l'objet d'une seconde mesure de suspension, consistant en la réduction de 100% du montant de son allocation. Le 7 novembre 2022, l'intéressé a formé un recours administratif préalable à l'encontre de ces deux mesures de suspension, lequel a été rejeté par une décision du 1er décembre 2022, décision informant également M. B de la radiation de son dossier. Par sa requête, M. B demande au tribunal l'annulation de cette décision du 1er décembre 2022.

2. Aux termes de l'article L. 262-27 du code de l'action sociale et des familles : " Le bénéficiaire du revenu de solidarité active a droit à un accompagnement social et professionnel adapté à ses besoins et organisé par un référent unique. () " Aux termes de l'article L. 262-28 du même code : " Le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu, lorsqu'il est sans emploi ou ne tire de l'exercice d'une activité professionnelle que des revenus inférieurs à une limite fixée par décret, de rechercher un emploi, d'entreprendre les démarches nécessaires à la création de sa propre activité ou d'entreprendre les actions nécessaires à une meilleure insertion sociale ou professionnelle. () ". Aux termes de l'article L. 262-29 de ce code : " Le président du conseil départemental oriente le bénéficiaire du revenu de solidarité active tenu aux obligations définies à l'article L. 262-28 : 1° De façon prioritaire, lorsqu'il est disponible pour occuper un emploi au sens des articles L. 5411-6 et L. 5411-7 du code du travail ou pour créer sa propre activité, soit vers l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du même code, soit, si le département décide d'y recourir, vers l'un des organismes mentionnés à l'article L. 5311-4 du code du travail ou encore vers un des réseaux d'appui à la création et au développement des entreprises mentionnés à l'article 200 octies du code général des impôts, en vue d'un accompagnement professionnel et, le cas échéant, social ; () ". Aux termes de l'article L. 262-30 du code de l'action sociale et des familles : " L'organisme vers lequel le bénéficiaire du revenu de solidarité active est orienté désigne le référent prévu à l'article L. 262-27. () ". Aux termes de l'article L. 262-34 de ce code : " Le bénéficiaire du revenu de solidarité active orienté vers l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du code du travail élabore conjointement avec le référent désigné au sein de cette institution ou d'un autre organisme participant au service public de l'emploi le projet personnalisé d'accès à l'emploi mentionné à l'article L. 5411-6-1 du même code ". Aux termes de l'article L. 262-35 de ce même code : " Le bénéficiaire du revenu de solidarité active orienté vers un organisme participant au service public de l'emploi autre que l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du code du travail conclut avec le département, représenté par le président du conseil départemental, sous un délai d'un mois après cette orientation, un contrat librement débattu énumérant leurs engagements réciproques en matière d'insertion professionnelle. () ". Aux termes de l'article L. 262-36 du même code : " Le bénéficiaire du revenu de solidarité active ayant fait l'objet de l'orientation mentionnée au 2° de l'article L. 262-29 conclut avec le département, représenté par le président du conseil départemental, sous un délai de deux mois après cette orientation, un contrat librement débattu énumérant leurs engagements réciproques en matière d'insertion sociale ou professionnelle () ". Aux termes de l'article L. 262-37 du même code : " Sauf décision prise au regard de la situation particulière du bénéficiaire, le versement du revenu de solidarité active est suspendu, en tout ou partie, par le président du conseil départemental : 1° Lorsque, du fait du bénéficiaire et sans motif légitime, le projet personnalisé d'accès à l'emploi ou l'un des contrats mentionnés aux articles L. 262-35 et L. 262-36 ne sont pas établis dans les délais prévus ou ne sont pas renouvelés () " Aux termes de son article L. 262-38 : " Le président du conseil départemental procède à la radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active au terme d'une période, définie par décret, sans versement du revenu de solidarité active () " Aux termes de l'article R. 262-40 de ce code : " Le président du conseil départemental met fin au droit au revenu de solidarité active et procède à la radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active, selon les cas : / () 3° Au terme de la durée de suspension du versement décidée en vertu du 2° de l'article R. 262-68 lorsque la radiation est prononcée en application de l'article L. 262-38. () ".

3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le président du conseil départemental est en droit de suspendre le versement du revenu de solidarité active et de procéder à la radiation de l'intéressé de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active au terme de la durée de suspension qu'il a fixée lorsque le bénéficiaire, sans motif légitime, soit fait obstacle à l'établissement ou au renouvellement du contrat mentionné aux articles L. 262-35 et L. 262-36 du code de l'action sociale et des familles par son refus de s'engager à entreprendre les actions nécessaires à une meilleure insertion sociale, soit ne respecte pas le contrat conclu.

4. Il appartient au juge administratif, saisi de conclusions dirigées contre une décision de suspension du versement du revenu de solidarité active ou de radiation de la liste des bénéficiaires du revenu de solidarité active prononcée sur le fondement des dispositions citées au point 2, lesquelles ne présentent pas le caractère de sanctions, eu égard tant à la finalité de son intervention dans la reconnaissance du droit à cette allocation qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée mais d'examiner les droits de l'intéressé sur lesquels l'administration s'est prononcée, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et notamment des pièces le cas échéant produites en cours d'instance par le requérant. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé pour la période courant à compter de la date de suspension des droits et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.

5. La suspension de M. B du dispositif du RSA puis sa radiation résultent de sa radiation des listes des demandeurs d'emploi en raison du non-respect de son obligation de conclure un contrat d'engagements réciproques avec Pôle emploi. Par un courrier du 1er août 2022, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a averti M. B que son dossier allait être examiné par la Commission Equipe Pluridisciplinaire et l'a invité a présenté des observations. De même, lors de la notification de la première mesure de suspension, M. B a été informé de la possibilité du prononcé d'une seconde mesure suspension avant la radiation de son dossier et a été invité à présenter des observations. L'intéressé n'a cependant transmis aucune observation pour justifier son manquement. Le président du conseil départemental du Pas-de-Calais a également, à deux reprises, informé l'intéressé de la nécessité, pour la reprise de ces versements, de conclure un contrat d'engagements réciproques avec Pôle emploi. Si M. B soutient que son premier manquement à son obligation est dû à des raisons personnelles il n'apporte aucune précision sur à cette allégation, et alors qu'il n'a présenté aucune observation préalablement à l'édiction de la première mesure de suspension. De plus, s'il soutient ne pas avoir reçu de convocation pour la signature de son contrat d'engagements réciproques après sa réinscription à Pôle emploi en octobre 2022, il n'apporte aucun élément sur les démarches réalisées à compter de cette date pour signer ce contrat et notamment des demandes d'entretien avec un conseiller auprès de Pôle emploi pour procéder à cette contractualisation, alors que le courrier du 5 octobre 2022 confirmant son inscription auprès de Pôle emploi mentionne l'obligation pour l'intéressé de participer à l'actualisation de son projet personnalisé d'accès à l'emploi. Par suite, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 1er décembre 2022.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur sa recevabilité, que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au département du Pas-de-Calais.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

M. ALa greffière,

Signé

S. DEREUMAUX

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions