LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2300360

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2300360

mercredi 23 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2300360
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (6)
Avocat requérantSCP LESTOILLE & CHAMBAERT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SCEA La Vallée, qui demandait la condamnation solidaire de la commune de Berck-sur-Mer et de la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois pour des dommages causés à sa culture de haricots verts par des lapins de garenne. Le tribunal a jugé que la compétence "eau" ayant été transférée à la communauté d'agglomération au 1er janvier 2018, cette dernière s'était substituée à la commune dans ses droits et obligations concernant la parcelle en cause, conformément aux articles L. 5216-5 et L. 1321-2 du code général des collectivités territoriales. La responsabilité de la commune n'était donc pas engagée, et la communauté d'agglomération, bien que mise en cause, n'a pas produit de mémoire en défense. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 janvier 2023, la société civile d'exploitation agricole (SCEA) La Vallée, représentée par Me Lestoille, demande au tribunal :

1°) de condamner solidairement la commune de Berck-sur-Mer et la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois à lui verser la somme de 2 288 euros, en réparation du préjudice matériel subi du fait des agissements d'un mineur confié à la garde de cette collectivité ;

2°) de mettre à la commune de Berck-sur-Mer le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la responsabilité de la commune de Berck-sur-Mer est engagée à raison de la prolifération de lapins de garenne sur sa parcelle, gérée par la communauté d'agglomération des 2 Baies en Montreuillois, pour défaut d'entretien ;

- son préjudice s'élève à la somme de 2 288 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2023, la commune de Berck-sur-Mer conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que, depuis le 1er janvier 2018, la communauté d'agglomération des 2 Baies en Montreuillois s'est substituée à la commune de Berck-sur-Mer dans ses droits et obligations concernant la parcelle cadastrée ZE n°26 située à Airon-Saint-Vaast.

La requête a été communiquée à la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Fougères, premier conseiller, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Fougères, magistrat désigné,

- les conclusions de Mme Bruneau, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société La Vallée exploite une parcelle, d'une superficie de 0,8 hectare, située sur la commune d'Airon-Saint-Vaast, cadastrée ZD n°28, qui jouxte une parcelle appartenant à la commune de Berck-sur-Mer, cadastrée ZE n°26. Le 13 juillet 2022, la parcelle de la société La Vallée, sur laquelle étaient cultivés des haricots verts en agriculture biologique, a été endommagée sur un peu plus de la moitié de sa superficie. Une expertise amiable contradictoire a été organisée et a donné lieu à un rapport remis le 22 septembre 2022. La société La Vallée a présenté, par l'intermédiaire de son assureur, auprès de la commune de Berck-sur-Mer une demande indemnitaire préalable par courrier du 28 septembre 2022, restée sans réponse. Par la présente requête, la société La Vallée demande la condamnation solidaire de la commune de Berck-sur-Mer et de la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois en raison du préjudice qu'elle estime avoir subi.

2. En premier lieu, aux termes du II de l'article L. 5216-5 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction applicable à la cause : " La communauté d'agglomération doit en outre exercer au lieu et place des communes au moins trois compétences parmi les sept suivantes : / () / 3° Eau ; / () ". L'article L. 5211-17 de ce code dispose que les transferts de compétences : " () sont décidés par délibérations concordantes de l'organe délibérant et des conseils municipaux se prononçant dans les conditions de majorité requise pour la création de l'établissement public de coopération intercommunale. Le conseil municipal de chaque commune membre dispose d'un délai de trois mois, à compter de la notification au maire de la commune de la délibération de l'organe délibérant de l'établissement public de coopération intercommunale, pour se prononcer sur les transferts proposés. / () / Le transfert de compétences () / () entraîne de plein droit l'application à l'ensemble des biens, équipements et services publics nécessaires à leur exercice, ainsi qu'à l'ensemble des droits et obligations qui leur sont attachés à la date du transfert, des dispositions des trois premiers alinéas de l'article L. 1321-1, des deux premiers alinéas de l'article L. 1321-2 et des articles L. 1321-3, L. 1321-4 et L. 1321-5. / () ". Aux termes de l'article L. 1321-2 de ce code : " Lorsque la collectivité antérieurement compétente était propriétaire des biens mis à disposition, la remise de ces biens a lieu à titre gratuit. La collectivité bénéficiaire de la mise à disposition assume l'ensemble des obligations du propriétaire. Elle possède tous pouvoirs de gestion. Elle assure le renouvellement des biens mobiliers. Elle peut autoriser l'occupation des biens remis. Elle en perçoit les fruits et produits. Elle agit en justice au lieu et place du propriétaire. / La collectivité bénéficiaire peut procéder à tous travaux de reconstruction, de démolition, de surélévation ou d'addition de constructions propres à assurer le maintien de l'affectation des biens. / () ".

3. Il résulte de l'instruction que, par un arrêté préfectoral du 30 novembre 2016, la compétence " eau " a été transférée à la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois à compter du 1er janvier 2018, laquelle a approuvé par une délibération n° 2018-294 du 15 novembre 2018 le procès-verbal à intervenir relatif au transfert de l'actif et du passif lié à la compétence " eau potable ". Aux termes d'une délibération du 30 juin 2020 de son conseil municipal, régulièrement publiée, la commune de Berck-sur-Mer a approuvé le procès-verbal et ses annexes prévoyant la mise à disposition de différentes parcelles nécessaires à l'exercice de la compétence " distribution de l'eau potable " à la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois, parmi lesquelles la parcelle cadastrée ZE n°26, d'une contenance de 108 782 m2, située sur la commune d'Airon-Saint-Vaast. Il s'ensuit que les conclusions de la société La Vallée en tant qu'elles sont dirigées contre la commune de Berck-sur-Mer doivent être rejetées.

4. En second lieu, le maître d'ouvrage est responsable, même en l'absence de faute, des dommages que les ouvrages publics dont il a la garde peuvent causer aux tiers, tant en raison de leur existence que de leur fonctionnement. Il ne peut se dégager de sa responsabilité que s'il établit que ces dommages résultent de la faute de la victime ou d'un cas de force majeure. Ces tiers ne sont pas tenus de démontrer le caractère grave et spécial du préjudice qu'ils subissent lorsque le dommage n'est pas inhérent à l'existence même de l'ouvrage public ou à son fonctionnement et présente, par suite, un caractère accidentel.

5. Si le rapport d'expertise amiable versé aux débats permet d'établir que le dommage dont se plaint la société La Vallée a été causé par des lapins provenant de la parcelle cadastrée ZE n°26, située sur la commune d'Airon-Saint-Vaast, il ne résulte pas de l'instruction que cette parcelle, qui peut simplement faire partie d'un périmètre de protection d'une nappe phréatique contre les pollutions, constituerait un ouvrage public ou l'accessoire d'un ouvrage public.

6. Par suite, la société La Vallée, par le moyen qu'elle soulève, n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois. Il s'ensuit que sa requête doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles à fin d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de la société La Vallée est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile d'exploitation agricole (SCEA) La Vallée, à la commune de Berck-sur-Mer et à la communauté d'agglomération des deux baies en Montreuillois.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2025.

Le magistrat désigné,

signé

V. Fougères

La greffière,

signé

C. Lejeune

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions