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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2301283

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2301283

mercredi 12 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2301283
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (3)
Avocat requérantSCP POULAIN WIBAUT STIEVENARD

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I, Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2301283 les 10 février 2023 et 8 janvier 2024 sous le numéro 2301283, Mme B C, représentée par Me Gilliard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2020 (ING/002) d'un montant total de 396,37 euros ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle soutient que la communauté de vie et d'intérêts avec M. A a cessé le 14 septembre 2019 et ce alors même qu'elle était enceinte de ses œuvres à cette date.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2023.

II, Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 février 2023 et 8 janvier 2024 sous le numéro 2301284, Mme B C, représentée par Me Gilliard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre un indu de prime exceptionnelle de solidarité perçue en mai 2020 (INQ/002) d'un montant total de 550 euros ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle présente les mêmes moyens que ceux présentés dans sa requête n° 2301283.

Par des mémoires en défense enregistrés les 3 et 7 juillet 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2023.

III, Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2301285, les 10 février 2023 et 8 janvier 2024, Mme B C, représentée par Me Gilliard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre un indu de prime exceptionnelle de solidarité perçue en novembre 2020 (INQ/001) d'un montant total de 550 euros ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle présente les mêmes moyens que ceux présentés dans sa requête n° 2301283.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2023.

IV, Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2301287, les 10 février 2023 et 8 janvier 2024, Mme B C, représentée par Me Gilliard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre un indu d'allocation de logement familial (IM4/002) d'un montant total de 15 033 euros pour la période du 1er septembre 2019 au 31 décembre 2021 ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle présente les mêmes moyens que ceux présentés dans sa requête n° 2301283.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2023.

V, Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2301289, les 10 février 2023 et 8 janvier 2024, Mme B C, représentée par Me Gilliard, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre un indu de prime exceptionnelle de fin d'année perçue en décembre 2019 (ING/003) d'un montant total de 396,37 euros ;

2°) de statuer sur les dépens.

Elle présente les mêmes moyens que ceux présentés dans sa requête n° 2301283.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 juillet 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2023.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2018-1150 du 14 décembre 2018 ;

- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;

- le décret n°2020-519 du 5 mai 2020 ;

- le décret n°2020-1453 du 27 novembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Horn pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Horn, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'un contrôle de la situation de Mme C et du réexamen de ses droits qui s'en est suivi, la caisse d'allocations familiales du Nord a décidé de récupérer auprès de l'intéressée, le 15 juin 2022, notamment, un indu de revenu de solidarité active (INL/003) d'un montant total de 16 457,19 euros pour la période du 1er septembre 2019 au 31 mai 2022, un indu d'allocation de logement familial (IM4/002) d'un montant total de 15 033 euros pour la période du 1er septembre 2019 au 31 décembre 2021, et des indus de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 et 2020 (ING/002 ; ING/003) s'élevant chacun à 396,37 euros et d'aide exceptionnelle de solidarité perçue en mai et novembre 2020 (INQ/001 ; INQ/002) s'élevant chacun à 550 euros. Par un courrier du 15 juin 2022, Mme C a formé un recours administratif auprès de la caisse d'allocations familiales du Nord contre les indus d'allocation de logement familial (IM4/002), de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 et 2020 (ING/002 ; ING/003) et d'aide exceptionnelle de solidarité (INQ/001 ; INQ/002). Par ailleurs, par un courrier du 14 septembre 2022, la caisse d'allocations familiales du Nord a retenu la qualification frauduleuse à l'égard de ces indus et prononcé une amende administrative de 945 euros à l'encontre de Mme C.

2. Par la requête n°2301287 susvisée, Mme C demande au tribunal d'annuler, d'une part, la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif obligatoire contre un indu d'allocation de logement familial (IM4/002) d'un montant total de 15 033 euros pour la période du 1er septembre 2019 au 31 décembre 2021. Par les requêtes n°2301283 et n°2301289, Mme B C demande au tribunal d'annuler les décisions du 22 décembre 2022 par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre respectivement un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2020 (ING/002) d'un montant total de 396,37 euros et un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 (ING/003) d'un même montant. Par les requêtes n°2301284 et n°2301285, Mme B C demande au tribunal d'annuler les décisions du 22 décembre 2022 par lesquelles la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif contre respectivement un indu de prime exceptionnelle de solidarité perçue en mai 2020 (INQ/002) d'un montant total de 550 euros, et un indu de prime exceptionnelle de solidarité perçue en novembre 2020 (INQ/001) d'un même montant.

Sur la jonction :

3. Les requêtes présentées pour Mme C, qui concernent la situation d'une même allocataire, présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur l'étendue des litiges :

4. Mme C demande au tribunal d'annuler les décisions du 22 décembre 2022, en tant que la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté ses recours contre les indus d'aides exceptionnelles de solidarité et l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année. Toutefois, les décisions de la caisse d'allocations familiales en matière d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité sont prises au nom de l'État. Par conséquent, les litiges relatifs à leur attribution ou à la récupération d'un paiement indu à ce titre n'entrent pas dans le champ d'application de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Ainsi, il n'existe pas de recours administratif préalable obligatoire en cas de litige relatif à ces aides. Dans ces conditions, il convient de considérer que l'intéressée demande, par l'intermédiaire de ces conclusions contre les décisions du 22 décembre 2022, également l'annulation de la décision du 15 juin 2022.

Sur l'office du juge :

5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre de l'aide ou de l'action sociale, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'indu d'allocation de logement familial :

6. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " () Les aides personnelles au logement comprennent : / 1° L'aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de logement : / a) L'allocation de logement familiale ; / () ". Aux termes de l'article L. 823-1 du même code : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint () ". Aux termes des dispositions de l'article R. 822-2 dudit code : " Les ressources prises en compte pour le calcul de l'aide personnelle au logement sont celles dont bénéficient le demandeur ou l'allocataire, son conjoint et les personnes vivant habituellement au foyer. / Sont considérées comme vivant habituellement au foyer les personnes y ayant résidé plus de six mois au cours de la période mentionnée au 1° de l'article R. 822-3 précédant la période de paiement prévue par l'article R. 823-6 et qui y résident encore au moment de la demande de l'aide ou du réexamen du droit à celle-ci. ".

7. Pour le bénéfice du revenu de solidarité active et de l'allocation de logement familiale, le foyer s'entend du demandeur, ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées par l'article R. 262-3 du code de l'action sociale et des familles pour le revenu de solidarité active et par l'article R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation pour l'aide personnalisée au logement. Pour l'application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d'indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.

8. Il résulte de l'instruction que Mme C vivait à la date des indus contestés avec ses cinq enfants, mineurs à cette date, dont deux issus d'une relation avec M. A et que l'indu d'allocation de logement familial mis à la charge de Mme C a pour origine une déclaration fictive de séparation d'avec M. A à compter du 14 septembre 2019. Il résulte également de l'instruction, et notamment du rapport d'enquête réalisé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales du Nord le 5 avril 2022, dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire, que M. A s'est acquitté, par prélèvement sur son compte bancaire, de l'abonnement " Orange " du logement de Mme C depuis le 3 juillet 2017, ainsi que des factures Total Direct-Energie jusqu'au 31 mars 2021, date de l'entrevue de Mme C avec l'agent assermenté, à compter de laquelle les coordonnées de prélèvement ont été modifiées auprès de Total Direct-Energie. En outre, si la requérante soutient que M. A est hébergé " à titre gracieux " par le frère de ce dernier, M. A, à compter du 14 septembre 2019 dans un logement situé dans la même commune, il résulte des constatations du même rapport que M. A est propriétaire de ce logement qu'il loue à son frère pour un loyer de 300 euros mensuel depuis le 22 avril 2018. Enfin, il résulte de l'instruction qu'un enfant est né, le 14 décembre 2020, de la relation avec M. A, dont l'acte de naissance du 17 décembre 2020 mentionne une adresse commune aux deux parents. Dans ces conditions, la caisse d'allocations familiales du Nord a pu légalement estimer que l'intéressée avait omis de déclarer sa reprise de vie maritale avec M. A, donnant lieu à un indu d'allocation de logement familiale pour la période du 1er septembre 2019 au 31 décembre 2021. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à contester le bien-fondé de l'indu d'allocation de logement familiale mis à sa charge.

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 décembre 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours administratif obligatoire contre un indu d'allocation de logement familiale (IM4/002) d'un montant total de 15 033 euros pour la période du 1er septembre 2019 au 31 décembre 2021 doivent être rejetées.

En ce qui concerne les indus d'aide exceptionnelle de solidarité pour les mois de mai et novembre 2020 (INQ/001 ; INQ/002) et les indus de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 et 2020 (ING/002 ; ING/003) :

10. D'une part, aux termes de l'article 1 du décret n°2020-519 du 5 mai 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de solidarité : " I.- Une aide exceptionnelle de solidarité est attribuée, au titre des mois d'avril ou de mai 2020 et dans les conditions fixées à l'article 2 du présent décret, aux bénéficiaires d'au moins l'une des allocations suivantes : 1° Le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ; () 3° L'une des aides personnelles au logement mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation susvisé () ". Aux termes de l'article 1 du décret n°2020-1453 du 27 novembre 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de solidarité : " I. - Une aide exceptionnelle de solidarité est attribuée, dans les conditions fixées à l'article 2 du présent décret, aux bénéficiaires d'au moins une des allocations suivantes au titre des mois de septembre ou d'octobre 2020 : 1° Le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ; () 3° L'une des aides personnelles au logement mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation ". Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que peuvent bénéficier de l'aide exceptionnelle de solidarité les bénéficiaires du revenu de solidarité active ou d'une des aides personnelles de logement lorsqu'ils ont droit à l'une de ces prestations pour les mois d'avril, mai, septembre ou octobre 2020.

11. D'autre part, il résulte des dispositions de l'article 3 du décret du 14 décembre 2018 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active, repris dans les mêmes termes par les décrets du 10 décembre 2019 et du 29 décembre 2020 pour les aides versées au titre des années 2019 et 2020, que : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2018 ou, à défaut, du mois de décembre 2018, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. / Une seule aide est due par foyer. ". L'article 6 des trois décrets précités dispose également que : " Tout paiement indu d'une aide exceptionnelle attribuée en application du présent décret est récupéré pour le compte de l'Etat par l'organisme chargé du service de celle-ci. () ".

12. Il résulte de ce qui précède que Mme C s'est vue notifier un indu de revenu de solidarité active, devenu définitif, et n'est pas fondée à contester le bien-fondé de l'indu d'allocation de logement familiale, les deux indus ayant été mis à sa charge pour la période du 1er septembre 2019 au 31 décembre 2021. Ces indus résultent d'une suppression rétroactive de ses droits à ces prestations résultant elle-même de la mise à jour de sa situation personnelle et de la prise en compte de sa vie maritale après le 1er septembre 2019. Par conséquent, les conclusions dirigées contre les indus de prime exceptionnelle de fin d'année 2019 et 2020 et d'aide exceptionnelle de solidarité doivent être rejetées.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme C doivent être rejetées.

Sur les dépens :

14. Aucun dépens n'a été engagé dans les instances n°2301283, 2301284, 2301285, 2301287, et 2301289. Les conclusions présentées à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes présentées par Mme C sous les numéros 2301283, 2301284, 2301285, 2301287, et 2301289 sont rejetées.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B C, à Me Gilliard, à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, à la ministre du logement et à la caisse d'allocations familiales du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

J. HornLe greffier,

Signé

A. Couet

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles et à la ministre du logement, chacune en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Nos 2301283,2301284,2301285,2301287,2301289

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