LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2301525

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2301525

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2301525
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formationjuge unique (6)
Avocat requérantSCP TRUSSANT-DOMINGUEZ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné trois requêtes de Mme C contestant des indus d’aide exceptionnelle de solidarité (350 euros), d’aide exceptionnelle de fin d’année (274,41 euros) et de prime d’activité majorée (1 789,74 euros), notifiés par la caisse d’allocations familiales du Nord. La requérante soutenait que la situation de concubinage à l’origine des indus n’était pas établie et que les documents fondant les décisions ne lui avaient pas été communiqués. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, estimant que la caisse justifiait de l’existence d’une communauté d’adresse et d’intérêts financiers entre Mme C et M. E, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Les décisions ont été prises en application du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale, et des décrets n° 2019-1323 et n° 2020-519.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I) Par une requête, enregistrée le 17 février 2023 sous le numéro 2301525, Mme D C, représentée par Me Dominguez, demande au tribunal d'annuler la décision du 15 décembre 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours formé à l'encontre de la décision du directeur de cette caisse lui notifiant un indu d'aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de mai 2020 d'un montant de 350 euros.

Elle soutient que :

- la décision contestée est fondée sur des documents qui ne lui ont pas été communiqués ;

- la situation de concubinage à l'origine de la somme réclamée par la caisse d'allocations familiales du Nord n'est aucunement établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la décision contestée a été prise à l'issue d'une procédure contradictoire ;

- il existe une communauté d'adresse et d'intérêts financiers entre la requérante et M. E ;

- la décision contestée est également fondée sur l'absence de déclaration par la requérante de ses périodes d'activité salariée en 2018 et 2019 ainsi que des revenus perçus par son fils B entre novembre 2018 et décembre 2019.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2023.

II) Par une requête, enregistrée le 17 février 2023 sous le numéro 2301527, Mme D C, représentée par Me Dominguez, demande au tribunal d'annuler la décision du 15 décembre 2022 par laquelle la commission de recours amiable la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours formé à l'encontre de la décision du directeur de cette caisse du 17 août 2020 lui notifiant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année pour le mois de décembre 2019 d'un montant de 274,41 euros.

Elle soutient que :

- la décision contestée est fondée sur des documents qui ne lui ont pas été communiqués ;

- la situation de concubinage à l'origine de la somme réclamée par la caisse d'allocations familiales du Nord n'est aucunement établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la décision contestée a été prise à l'issue d'une procédure contradictoire ;

- il existe une communauté d'adresse et d'intérêts financiers entre la requérante et M. E ;

- la décision contestée est également fondée sur l'absence de déclaration par la requérante de ses périodes d'activité salariée en 2018 et 2019 ainsi que des revenus perçus par son fils B entre novembre 2018 et décembre 2019.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2023.

III) Par une requête, enregistrée le 17 février 2023 sous le numéro 2301531, Mme D C, représentée par Me Dominguez, demande au tribunal d'annuler la décision du 15 décembre 2022 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté son recours formé à l'encontre de la décision du directeur de cette caisse du 17 août 2020 lui notifiant un indu de prime d'activité majorée pour les mois d'avril à juin 2018 d'un montant de 1 789,74 euros.

Elle soutient que :

- la décision contestée est fondée sur des documents qui ne lui ont pas été communiqués ;

- la situation de concubinage à l'origine de la somme réclamée par la caisse d'allocations familiales du Nord n'est aucunement établie.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la décision contestée a été prise à l'issue d'une procédure contradictoire ;

- il existe une communauté d'adresse et d'intérêts financiers entre la requérante et M. E ;

- la décision contestée est également fondée sur l'absence de déclaration par la requérante de ses périodes d'activité salariée en 2018 et 2019 ainsi que des revenus perçus par son fils B entre novembre 2018 et décembre 2019.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2023.

Vu les autres pièces de ces dossiers.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n° 2019-1323 du 10 décembre 2019 ;

- le décret n° 2020-519 du 5 mai 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Fougères, premier conseiller, pour statuer sur le litige en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Fougères a été entendu au cours de l'audience publique à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, après l'appel des affaires à l'audience, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par des courriers du 17 août 2020, le directeur de la caisse d'allocations familiales du Nord a notifié à Mme C un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année pour le mois de décembre 2019 d'un montant de 274,41 euros d'une part, et un indu de prime d'activité majorée pour les mois d'avril à juin 2018 d'un montant de 1 789,74 euros d'autre part. Mme C a formé le 20 octobre 2020 un recours la première décision et le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale contre la seconde décision. Par deux décisions du 15 décembre 2022, la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté ces contestations. Par les requêtes enregistrées sous les numéros 2301527 et 2301531, Mme C demande au tribunal d'annuler ces décisions et de la décharger de l'obligation de payer les sommes qui lui sont réclamées. Elle doit être regardée comme demandant également l'annulation de la décision initiale du 17 août 2020 concernant l'indu d'aide exceptionnelle de fin d'année. Par ailleurs, par une décision du 10 décembre 2021, le directeur de la caisse d'allocations familiales du Nord a notifié à Mme C un indu d'aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de mai 2020 d'un montant de 350 euros. Mme C a formé le 12 mai 2022 un recours. Par une décision du 15 décembre 2022, la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales du Nord a rejeté ce recours. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal d'annuler cette décision et de la décharger de l'obligation de payer la somme de 350 euros.

2. Les requêtes susvisées n°2301525, 2301527 et n°2201531, présentées par Mme C, concernent la situation d'une même requérante. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur le contrôle mené par la caisse d'allocations familiales du Nord :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 114-19 du code de la sécurité sociale : " Le droit de communication permet d'obtenir, sans que s'y oppose le secret professionnel, les documents et informations nécessaires : / 1° Aux agents des organismes de sécurité sociale pour contrôler la sincérité et l'exactitude des déclarations souscrites ou l'authenticité des pièces produites en vue de l'attribution et du paiement des prestations servies par lesdits organismes () ". Aux termes de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale : " L'organisme ayant usé du droit de communication en application de l'article L. 114-19 est tenu d'informer la personne physique ou morale à l'encontre de laquelle est prise la décision de supprimer le service d'une prestation ou de mettre des sommes en recouvrement, de la teneur et de l'origine des informations et documents obtenus auprès de tiers sur lesquels il s'est fondé pour prendre cette décision. Il communique, avant la mise en recouvrement ou la suppression du service de la prestation, une copie des documents susmentionnés à la personne qui en fait la demande ".

4. D'autre part, l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale dispose : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou du service des allocations et prestations mentionnées au présent code confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés dans des conditions définies par arrêté du ministre chargé de la sécurité sociale ou par arrêté du ministre chargé de l'agriculture, le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations, le contrôle du respect des conditions de résidence et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire. / () ".

5. Il résulte de l'instruction, notamment de la partie " informations à l'allocataire " du rapport d'enquête établi le 10 avril 2020 par Mme A, contrôleuse assermentée, lequel fait foi jusqu'à preuve du contraire, que Mme C a été informée oralement de son droit à obtenir la communication des documents obtenus des tiers. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire au stade du contrôle effectué par la caisse d'allocations familiales du Nord doit être écarté.

Sur l'indu de prime d'activité majorée :

6. L'article L. 842-3 du code de la sécurité sociale dispose : " La prime d'activité est égale à la différence entre : / 1° Un montant forfaitaire dont le niveau varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfants à charge, augmenté d'une fraction des revenus professionnels des membres du foyer, et qui peut faire l'objet d'une ou de plusieurs bonifications ; / 2° Les ressources du foyer, qui sont réputées être au moins égales au montant forfaitaire mentionné au 1°. / () ". Aux termes de l'article L. 842-4 de ce code : " Les ressources mentionnées à l'article L. 842-3 prises en compte pour le calcul de la prime d'activité sont : / 1° Les ressources ayant le caractère de revenus professionnels ou qui en tiennent lieu ; / 2° Les revenus de remplacement des revenus professionnels ; / () ". Enfin, selon l'article L. 842-7 du même code : " Le montant forfaitaire mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est majoré, pendant une période d'une durée déterminée, pour : / 1° Une personne isolée assumant la charge d'un ou de plusieurs enfants ; / () / La durée de la période de majoration est prolongée jusqu'à ce que le dernier enfant ait atteint un âge limite. / Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui, notamment, ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges. () ".

7. En l'espèce, Mme C a déclaré être séparée du père de ses deux enfants, nés en 2000 et en 2004, depuis le 9 mars 2018 et ne percevoir qu'une pension d'invalidité depuis le 1er avril 2018, ses enfants ne travaillant pas. Il résulte cependant de l'instruction, et notamment du rapport de contrôle du 10 avril 2020, établi par un agent assermenté dont les constatations font foi jusqu'à preuve du contraire, que Mme C a en réalité perçu des revenus d'une activité salariée en juin 2018, en septembre et octobre 2018 et du 1er décembre 2018 au 30 juin 2019, tandis que son fils B a perçu des revenus du mois de novembre 2018 au 1er juillet 2019, puis du 18 octobre 2019 au mois de décembre 2019, l'ensemble de ces revenus n'ayant pas été déclarés. En outre, il résulte de ce même rapport de contrôle que M. E, qui a perçu l'allocation de solidarité spécifique et des revenus professionnels sur la période, a continué d'être domicilié à l'adresse de Mme C postérieurement au 9 mars 2018, y compris pour des comptes bancaires ouverts au cours de l'année 2019 et pour son activité d'auto-entrepreneur, et qu'il a participé aux charges de la vie courante, notamment en payant des factures d'électricité, d'eau ou encore un abonnement Canal satellite. Il s'ensuit que M. E, dont il n'est pas établi qu'il vivrait de manière notoire et permanente à une adresse autre que celle de Mme C, met en commun ses ressources et charges avec la mère de ses enfants. Il s'ensuit qu'il doit dès lors être regardé comme faisant partie du foyer de la requérante. Par conséquent, Mme C n'avait pas droit à la prime d'activité majorée pour les mois d'avril à juin 2018.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme C à fin d'annulation de la décision du 15 décembre 2022, qui s'est substituée à la décision initiale du 17 août 2020, doivent être rejetées.

Sur les indus d'aide exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité :

9. D'une part, aux termes de l'article 1er du décret du 5 mai 2020 portant attribution d'une aide exceptionnelle de solidarité liée à l'urgence sanitaire aux ménages les plus précaires : " I.- Une aide exceptionnelle de solidarité est attribuée, au titre des mois d'avril ou de mai 2020 et dans les conditions fixées à l'article 2 du présent décret, aux bénéficiaires d'au moins l'une des allocations suivantes : / 1° Le revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ; / () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3 du décret du 10 décembre 2019 portant attribution d'une aide exceptionnelle de fin d'année aux bénéficiaires du revenu de solidarité active et aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique, de la prime forfaitaire pour reprise d'activité et de l'allocation équivalent retraite : " Une aide exceptionnelle est attribuée aux allocataires du revenu de solidarité active qui ont droit à cette allocation au titre du mois de novembre 2019 ou, à défaut, du mois de décembre 2019, sous réserve que le montant dû au titre de ces périodes ne soit pas nul et à condition que les ressources du foyer, appréciées selon les dispositions prises en vertu de l'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, n'excèdent pas le montant forfaitaire mentionné à l'article L. 262-2 du même code. / () ".

10. D'autre part, le premier alinéa de l'article L. 262-2 du code de l'action sociale et des familles dispose : " Toute personne résidant en France de manière stable et effective, dont le foyer dispose de ressources inférieures à un montant forfaitaire, a droit au revenu de solidarité active dans les conditions définies au présent chapitre ". Aux termes du second alinéa de l'article L. 262-3 de ce code : " L'ensemble des ressources du foyer, y compris celles qui sont mentionnées à l'article L. 132-1, est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active () ".

11. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que Mme C, compte tenu de ses revenus salariaux, des revenus de son fils B et des ressources de M. E qui doit être regardé comme faisant partie du foyer, n'avait pas droit au revenu de solidarité active, de sorte qu'elle ne pouvait davantage prétendre à l'aide exceptionnelle de fin d'année pour le mois de décembre 2019 ni à l'aide exceptionnelle de solidarité pour le mois de mai 2020.

12. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est fondée ni à solliciter l'annulation des décisions du 15 décembre 2022, ni à solliciter l'annulation de la décision initiale du 17 août 2020 relative à l'aide exceptionnelle de fin d'année.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les requêtes n° 2301525, 2301527 et 2301531 doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les requêtes de Mme C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales du Nord.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2025.

Le magistrat désigné,

signé

V. Fougères

La greffière,

signé

C. Lejeune

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

2 - 2301527 - 2301531

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions