jeudi 25 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2302649 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL MEREAU - MACHEZ AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 mars 2023 et 6 novembre 2023, Mme B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le centre hospitalier de Wattrelos à lui verser le supplément familial de traitement, l’indemnité de résidence, l’indemnité de sujétion spéciale, en intégralité, ainsi que les « primes spécifiques mensuelles », non perçues depuis le 2 septembre 2021 ;
2°) d’enjoindre au centre hospitalier de Wattrelos de lui remettre les bulletins de salaires correspondants rectifiés ;
3°) de condamner le centre hospitalier de Wattrelos à lui verser une provision de
3 000 euros ;
4°) de condamner le centre hospitalier de Wattrelos à lui verser la somme de
1 000 euros, en réparation du préjudice financier et de la « perte pécuniaire » qu’elle estime avoir subi.
Elle soutient que :
elle a droit, au cours de son congé pour maladie professionnelle qui a débuté le 2 septembre 2021, par analogie avec les fonctionnaires, au supplément familial de traitement, à l’indemnité de résidence, à l’indemnité de sujétion spéciale, en intégralité, ainsi qu’aux « primes spécifiques mensuelles » ;
ces montants doivent figurer sur ses bulletins de salaire afférents ;
la perte de ces primes et indemnités représente au moins 9 143,52 euros brut ;
le refus injustifié de lui payer ces primes et indemnités lui a causé un préjudice.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, le centre hospitalier de Wattrelos, représenté par Me Mereau, conclut au rejet de la requête et qu’il soit mis à la charge de Mme A... la somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le décret n° 91-155 du 6 février 1991,
le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Courtois, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1.
Mme A..., infirmière, a été recrutée par le centre hospitalier de Wattrelos pour une durée indéterminée à compter du 1er octobre 2020. Elle a été placée en congé pour maladie professionnelle le 2 septembre 2021. Elle demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 541-1 du code de justice administrative, de condamner le centre hospitalier de Wattrelos à lui verser d’une part, le supplément familial de traitement, l’indemnité de résidence, l’indemnité de sujétion spéciale, en intégralité, ainsi que les « primes spécifiques mensuelles », non perçues depuis le 2 septembre 2021, outre la somme de
1 000 euros en réparation de son préjudice causé par le refus injustifié de lui verser ces sommes et d’autre part, la somme de 3 000 euros à titre de provision.
Sur les conclusions tendant au versement d’une provision :
2.
Aux termes de l’article R. 541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. (…) ».
3.
Aux termes de l’article 12 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière : « L'agent contractuel en activité bénéficie en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle d'un congé pendant toute la période d'incapacité de travail jusqu'à la guérison complète, la consolidation de la blessure ou le décès. / L'intéressé a droit au versement de son plein traitement dans les limites suivantes : / 1° Pendant un mois dès son entrée en fonctions ; / 2° Pendant deux mois après un an de services ; / (…) ».
4.
D’une part, il résulte de l’instruction que Mme A..., en congé pour maladie professionnelle à compter du 2 septembre 2021 a perçu au titre du mois de septembre 2021 son plein traitement, en ce compris le supplément familial de traitement, l’indemnité de résidence et l’indemnité de sujétion spéciale. D’autre part, il ne résulte pas des dispositions citées au point précédent, ni d’aucune autre disposition applicable à un agent contractuel de la fonction publique hospitalière que lorsque celui-ci a épuisé son droit au versement de son plein traitement prévu par les dispositions précitées de l’article 12 du décret du 6 février 1991 susvisé, il conserve ses droits au supplément familial de traitement, à l’indemnité de résidence, à l’indemnité de sujétion spéciale ou à toute autre prime ou indemnité. Par suite, l’existence de l’obligation est sérieusement contestable. Dès lors, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité des conclusions tendant au versement d’une provision correspondant à des sommes dues au titre de l’indemnité de résidence, de l’indemnité de sujétion spéciale et de primes éventuelles qui lui seraient dues depuis le 2 septembre 2021, les conclusions de Mme A... tendant au versement d’une provision doivent être rejetées.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
5.
Eu égard, à l’office du juge des référés qui ne peut prononcer de mesures ayant une portée définitive, les conclusions présentées par Mme A... à fin de condamnation du centre hospitalier de Wattrelos à lui verser le supplément familial de traitement, l’indemnité de résidence, l’indemnité de sujétion spéciale, en intégralité, ainsi que les « primes spécifiques mensuelles », non perçues depuis le 2 septembre 2021 et la somme de 1 000 euros en réparation de son préjudice causé par le refus injustifié de lui verser ces sommes ainsi que celles à fin d’injonction à lui délivrer des bulletins de salaires rectifiés ne peuvent, par suite, qu’être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
6. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le centre hospitalier de Wattrelos au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du centre hospitalier de Wattrelos sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au centre hospitalier de Wattrelos.
Fait à Lille, le 25 septembre 2025.
Le juge des référés,
Signé
C. Courtois
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et desfamilles, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026