vendredi 2 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2304246 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CARDON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mai 2023, la métropole européenne de Lille (MEL), représentée par Me Grzelczyk, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai de Mme C B, de M. A B et des occupants sans droit ni titre de l'emplacement n°2 de l'aire d'accueil des gens du voyage de Wattignies située Allée des Périsseaux, au besoin avec le concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge de Mme C B, de M. A B et des occupants de cet emplacement une somme de 1 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'aire d'accueil des gens du voyage de Wattignies constitue une dépendance de son domaine public ;
- l'occupation de cette parcelle du domaine public n'est pas autorisée ; la convention d'occupation temporaire du domaine public conclue avec M. et Mme B a été résiliée le 23 mars 2023 ; sa demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse ; la mesure d'expulsion présente un caractère d'urgence et d'utilité ; M. et Mme B se sont délibérément affranchis du règlement intérieur de l'aire d'accueil et ce malgré les nombreuses mises en demeure ; le comportement de M. et Mme B est de nature à porter atteinte à la salubrité et à la sécurité des occupants de l'aire ; les branchements irréguliers aux équipements électriques de l'aire d'accueil occasionnent des dysfonctionnements et des risques d'incendie ; il est urgent de permettre la libération de cet emplacement pour que d'autres résidents puissent l'occuper ; il convient de garantir la nécessaire rotation de résidents afin de favoriser un accès égal et régulier de tous à ce service public ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, Mme C B, représentée par Me Cardon, conclut :
1°) de lui accorder le bénéficier l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) au rejet de la requête ;
3°) à ce que l'expulsion ne soit pas prononcée avant l'expiration d'un délai de 12 mois ;
4°) à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie ; son occupation de l'emplacement n'engendre aucun trouble à l'ordre public ; elle n'a commis aucune dégradation ; son époux n'a jamais pu adopter de comportement agressif à l'encontre des agents gestionnaires de l'aire d'accueil au cours de l'année 2022 dès lors qu'il est décédé le 29 décembre 2021 ; la nécessité de rotation des résidents est dénuée de fondement ; elle ne conteste pas être redevable d'une somme de 475,38 euros au titre des redevances d'occupation de son emplacement ; toutefois cette somme est modique et ne saurait justifier une résiliation ; la mesure d'expulsion réclamée n'est pas utile ; par ailleurs les occupants vivent dans une situation précaire ; la mesure demandée est de nature à affecter gravement et durablement ses conditions d'existence ainsi que celles de ses petits enfants qui vivent avec elle ; elle a contesté la mesure de résiliation devant le tribunal administratif de Lille au motif qu'elle n'a pas enfreint le règlement intérieur ; l'opposabilité de ce règlement intérieur n'est pas démontrée ; les installations collectives de l'aire d'accueil ne sont pas correctement entretenues ; rien n'interdit dans le règlement intérieur de respecter le nombre de deux personnes par emplacement ; elle conteste être à l'origine de branchements illicites provenant de son emplacement ; la mesure réclamée est disproportionnée au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Vu :
- les pièces desquelles il ressort que la requête a été communiquée à Mme B, installée sur l'emplacement n°2 de l'aire d'accueil, située Allée des Périsseaux à Wattignies ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Lassaux, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 17 mai 2023, M. Lassaux a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Grzelczyk qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que la requête ;
- et les observations de Me Cardon, représentant Mme B, qui reprend le contenu de ses écritures en défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président " ;
2. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de Mme C B au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. " Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, dont l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
4. En vertu du II de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, sous certaines conditions tenant notamment aux modalités d'accueil et d'habitat des gens du voyage dans la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale dont cette commune est membre, le maire, le propriétaire ou le titulaire de droits réels d'un terrain sur lequel des gens du voyage stationnent bénéficie de la possibilité de demander au préfet de mettre ceux-ci en demeure de quitter les lieux dans un certain délai, sauf à ce qu'il puisse être procédé à l'évacuation forcée de leurs résidences mobiles. Une telle mise en demeure ne peut intervenir que dans les cas où " le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques ". Ces dispositions ne sauraient faire obstacle, alors même que les conditions à leur application se trouveraient réunies, à la saisine du juge des référés de conclusions tendant à ce que, sur le fondement de l'article
L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public soit ordonnée.
5. D'une part, lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de ces dispositions, d'une demande d'expulsion d'un occupant du domaine public, il lui appartient de rechercher si, au jour où il statue, cette demande présente un caractère d'urgence et ne se heurte à aucune contestation sérieuse ; que, s'agissant de cette dernière condition, dans le cas où la demande d'expulsion fait suite à la décision du gestionnaire du domaine de retirer ou de refuser de renouveler l'acte administratif unilatéral portant autorisation d'occupation privative et où, alors que cette décision exécutoire n'est pas devenue définitive, l'occupant en conteste devant lui la validité, le juge des référés doit rechercher si, compte tenu tant de la nature que du bien-fondé des moyens ainsi soulevés à l'encontre de cette décision, la demande d'expulsion doit être regardée comme se heurtant à une contestation sérieuse. Dans le cas où la demande d'expulsion fait suite à une mesure de résiliation d'une convention d'occupation du domaine public et où cette mesure est contestée, il appartient au juge des référés de rechercher, alors que le juge du contrat a été saisi d'un recours de plein contentieux contestant la validité de la résiliation du contrat et tendant à la reprise des relations contractuelles, si cette demande d'expulsion se heurte, compte tenu de l'ensemble de l'argumentation qui lui est soumise, à une contestation sérieuse.
6. D'autre part, le juge du contrat, saisi de conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles présentées par un cocontractant de l'administration dont le contrat a fait l'objet d'une résiliation, constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions lorsqu'il résulte de l'instruction que le terme stipulé du contrat est dépassé.
7. Il n'est pas contesté que Mme C B occupe avec deux de ses petits enfants, âgés de 15 ans et 17 ans, l'emplacement n°2 de l'aire d'accueil des gens du voyage située Allée des Périsseaux à Wattignies. En revanche, M. A B, époux de Mme B, est décédé le 29 décembre 2021.
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que cette aire d'accueil des gens du voyage dont un emplacement est occupé par Mme B constitue un terrain spécialement aménagé pour l'exécution du service public de l'accueil des gens du voyage. Il s'ensuit qu'elle doit être regardée comme une dépendance du domaine public de la MEL.
9. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que Mme C B a conclu, le 24 janvier 2023, une convention d'occupation du domaine public lui permettant de disposer de l'emplacement n°2 de l'aire d'accueil des gens du voyage de Wattignies pour une durée de trois mois. Mme B ne s'étant pas acquittée de la redevance d'occupation et des frais liés à sa consommation d'eau et d'électricité prévue par le règlement intérieur qui lui avait été remis en mains propres lors de la conclusion de la convention d'occupation du domaine public, celle-ci était redevable au mois de février 2023 d'une somme s'élevant à 475,38 euros. Par ailleurs, il est reproché à Mme B d'avoir procédé à des branchements électriques illicites et d'avoir accueilli sans autorisation d'autres personnes sur son emplacement. La MEL a mis en demeure, les 31 janvier 2023 et 16 février 2023, Mme B de se conformer aux prescriptions du règlement intérieur de l'aire d'accueil des gens du voyage de Wattignies de cesser tout branchements électriques illicites et en réglant les sommes qu'elle devait au titre de son occupation de l'emplacement en cause. La MEL a résilié, le 23 mars 2023, la convention d'occupation du domaine public conclut avec Mme B et lui a signifié, le même jour, qu'elle devait quitter les lieux dans un délai de 24 heures.
10. Si Mme B a contesté devant le tribunal administratif la mesure de résiliation prise à son encontre aux motifs qu'elle n'est pas fondée, il résulte de l'instruction qu'il était prévu que la convention d'occupation du domaine public, d'une durée de trois mois, expirait le 24 avril 2023. Ainsi et à supposer même que la mesure de résiliation ne soit pas fondée comme le prétend Mme B, cette dernière n'est pas en mesure d'obtenir, dans le cadre de son action engagée devant le juge du contrat une reprise des relations contractuelles dès lors que le terme stipulé du contrat est dépassé. Par conséquent à la date à laquelle le juge des référés statue, Mme B ne peut se prévaloir d'aucun droit à occuper l'emplacement n°2 de l'aire d'accueil. Par ailleurs, si Mme B se prévaut de ses difficultés de santé qu'elle ne détaille pas pour faire obstacle à la mesure d'expulsion réclamée, une telle mesure n'a pas pour effet d'empêcher la défenderesse d'accéder à des soins. La circonstance que Mme B réside sur l'emplacement litigieux avec deux enfants mineurs âgés de 15 ans et 17 ans n'est pas davantage de nature à porter obstacle à une demande d'expulsion. La libération des lieux demandée ne porte donc pas atteinte à l'intérêt supérieur des enfants, garanti par la convention internationale relative aux droits de l'enfant et aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, le fonctionnement normal d'une telle aire, qui a pour finalité un accueil provisoire et non permanent des gens du voyage, requiert que les personnes n'y résident plus après l'expiration du délai fixé par le contrat signé à leur arrivée. L'expulsion demandée vise à assurer cet objectif d'égal accès à l'aire d'accueil. Par suite, la demande de la MEL ne se heurte à aucune contestation sérieuse et présente un caractère d'urgence et d'utilité.
11. Enfin, aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Lorsqu'il est saisi d'une demande d'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'une dépendance du domaine public, il appartient au juge administratif, lorsque l'exécution de cette demande est susceptible de concerner des enfants, de prendre en compte l'intérêt supérieur de ceux-ci pour déterminer, au vu des circonstances de l'espèce, le délai imparti aux occupants afin de quitter les lieux.
12. La seule circonstance rappelée précédemment que Mme B soit accompagnée de deux mineurs de 15 ans et 17 ans ne peut justifier qu'un délai soit imparti aux occupants pour quitter les lieux au regard de la nécessité d'assurer le fonctionnement normal de l'aire de l'accueil.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la MEL est fondée à demander qu'il soit enjoint à Mme B et tous les occupants sans droit ni titre de l'emplacement n°2 dans l'emprise de l'aire d'accueil des gens du voyage, située Allée des Périsseaux de quitter ce site sans délai, et d'en retirer tous les biens leur appartenant. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances particulières de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
14. En revanche, il n'entre pas dans l'office du juge administratif d'autoriser la MEL à demander à l'État le concours de la force publique pour l'exécution de la présente ordonnance. Il appartiendra, s'il y a lieu, à la commune de demander directement à l'État ce concours. Les conclusions de la commune tendant à ce que l'expulsion ordonnée par la présente ordonnance le soit " au besoin avec le concours de la force publique " doivent dès lors être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la MEL au titre des frais non compris dans les dépens. Il n'y a donc pas lieu de faire application de ces dispositions et de celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas davantage lieu de mettre à la charge de Mme B le versement à la MEL d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme C B est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint à Mme C B et tous les occupants sans droit ni titre installés sur l'emplacement n°2 dans l'emprise de l'aire d'accueil des gens du voyage, située Allée des Périsseaux à Wattignies de quitter les lieux et d'évacuer leurs biens sans délai.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la métropole européenne de Lille ainsi qu'à Mme C B et tous les occupants de l'emplacement en cause.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 2 juin 2023.
Le juge des référés,
signé
P. LASSAUX
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2304246
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026