vendredi 16 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2304313 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET PALMIER & ASSOCIÉ |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le n°2304313, par une requête, enregistrée le 12 mai 2023, et un mémoire, enregistré le 24 mai 2023, l'association Natur'Hainaut, représentée par Me De la Royère, demande au juge des référés :
1°) statuant sur le fondement l'article L. 122-2 du code de l'environnement, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le préfet du Nord a enregistré, au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement, un centre de tri des déchets non dangereux issus de la collecte sélective des déchets ménagers, au profit du syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets, et de la décision implicite de rejet née le 18 avril 2023 du silence gardé par le préfet sur sa demande tendant à ce que cette demande d'enregistrement du syndicat soit instruite selon les règles du chapitre unique du titre VIII du livre Ier du code de l'environnement ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et du syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est dirigée contre une décision d'approbation d'un projet visé au I de l'article L. 122-1 du code de l'environnement et est fondée sur l'absence d'étude d'impact ;
- ce projet, par sa nature, sa dimension et sa localisation, est susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement ou la santé humaine et aurait donc dû faire l'objet, en application de l'article L. 512-7-2 du code de l'environnement, d'une évaluation environnementale ;
- l'arrêté en litige est contraire à la réglementation relative à la protection des espèces protégées et des habitats d'espèces protégées ;
- il est contraire à la réglementation protégeant les eaux souterraines.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2023, le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets, représenté par Me Brault, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante.
Il fait valoir que :
- l'association requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté en litige ;
- la requête n'est pas dirigée contre une décision d'autorisation ou d'approbation d'un projet visé au I de l'article L. 122-1 du code de l'environnement ;
- le projet n'avait pas à faire l'objet d'une évaluation environnementale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que le projet n'avait pas à faire l'objet d'une évaluation environnementale.
II. Sous le n° 2304345, par une requête, enregistrée le 12 mai 2023, et un mémoire, enregistré le 24 mai 2023, l'association Natur'Hainaut, représentée par Me De la Royère, demande au juge des référés :
1°) statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de l'environnement, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le préfet du Nord a enregistré, au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement, un centre de tri des déchets non dangereux issus de la collecte sélective des déchets ménagers, au profit du syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets, et de la décision implicite de rejet née le 18 avril 2023 du silence gardé par le préfet sur sa demande tendant à ce que cette demande d'enregistrement du syndicat soit instruite selon les règles du chapitre unique du titre VIII du livre Ier du code de l'environnement ;
2°) de mettre à la charge de l'État et du syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets le versement d'une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
Sur l'urgence, que :
- l'acte en litige crée en lui-même une situation d'urgence au regard de son objet, dès lors qu'il permet le démarrage des travaux, et alors que son annulation ultérieure par le juge du fond ne permettra pas de réparer les effets de son exécution ; les travaux sont imminents ; l'exécution de l'arrêté en litige porte gravement atteinte à la qualité de la ressource en eau, à des espèces protégées, et aux intérêts qu'elle défend ;
Sur le doute sérieux, que :
- l'arrêté en litige est entaché d'incompétence ;
- il ne satisfait aux exigences de motivation posées à l'article R. 512-46-18 du code l'environnement ;
- il a été adopté au terme d'une procédure irrégulière compte tenu :
' du caractère erroné, lacunaire et contradictoire de la description de l'état initial figurant dans le dossier de demande d'enregistrement, concernant la prétendue absence de risques de communication entre les nappes supérieures et la nappe de craie, du fait de l'absence d'analyse des risques de pollution de la Selle et concernant la supposée absence d'espèces protégées sur le terrain d'assiette du projet ;
' de la méconnaissance du 3° de l'article R. 512-46-3 du code de l'environnement du fait du caractère insuffisant et contradictoire des informations communiquées dans le dossier de demande d'enregistrement concernant la description, la nature et le volume des activités envisagées ;
' de la méconnaissance du 4° du même article du fait des graves erreurs et insuffisances du dossier de demande d'enregistrement concernant la description des incidences notables que le projet est susceptible d'avoir sur l'environnement et la santé humaine, dès lors que le projet entraînera un risque certain de pollution de la nappe de craie, un risque très significatif de pollution des eaux de la Selle du fait qu'elle est en relation hydraulique avec la nappe alluviale, un risque très significatif pour la sécurité publique et en particulier pour la sécurité des travailleurs dans le centre de tri, et un risque d'atteinte à des espèces protégées en raison des effets en phase de travaux et en phase d'exploitation ;
' de la méconnaissance du 4° de l'article R. 512-46-4 du code de l'environnement du fait d'une analyse erronée de la compatibilité du projet avec le plan de prévention des risques d'inondation : le dossier de demande d'enregistrement est entaché de trois erreurs à cet égard, la première tenant à ce qu'il y est indiqué à tort que le centre de tri est situé en zone verte claire du plan, la deuxième à ce qu'il y est indiqué à tort que trouve à s'appliquer le chapitre IV.2 du règlement du plan en l'absence de changement d'affectation, et la troisième à ce qu'il y est indiqué à tort que la dalle du centre de tri est située à la cote de 32 m A ;
' de la méconnaissance du 1° de l'article R. 512-46-6 du code de l'environnement en l'absence de justification du dépôt de la demande de permis de construire modificatif, ce dernier étant nécessaire compte tenu que les réserves incendie ne sont pas implantées au même endroit dans le dossier de demande de permis de construire et le dossier de demande d'enregistrement ;
' de la méconnaissance du 9° de l'article R. 512-46-4 du code de l'environnement en l'absence de justification de la compatibilité du projet avec le plan de protection de l'atmosphère ;
' de la méconnaissance des articles R. 122-2 et L. 512-7-2 du code de l'environnement en l'absence de d'évaluation environnementale et d'autorisation environnementale ;
' et de ce que ces inexactitudes, omissions et insuffisances du dossier ont nui à l'information de la population et ont été de nature à exercer une influence sur la décision en litige ;
- l'arrêté en litige est incompatible avec le plan de prévention des risques d'inondation ;
- il méconnaît l'arrêté du 10 juillet 1990 relatif à l'interdiction des rejets de certaines substances dans les eaux souterraines en provenance d'installations classées ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation concernant :
' les dangers et les inconvénients que le projet présente pour les intérêts protégés par la loi ;
' l'absence de nécessité de réaliser une évaluation environnementale et d'instruire le dossier selon la procédure d'autorisation environnementale ;
- il est incompatible avec le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, et en particulier avec :
' l'orientation A1 visant à continuer la réduction des apports ponctuels de matières polluantes classiques dans les milieux ;
' l'orientation A4 visant à adapter une gestion des sols et de l'espace agricole permettant de limiter les risques de ruissellement, d'érosion, et de transfert des polluants vers les cours d'eau, les eaux souterraines et la mer ;
' l'orientation A5 visant à préserver et restaurer la fonctionnalité des milieux aquatiques dans le cadre d'une gestion concertée ;
' l'orientation A7 visant à préserver et restaurer la fonctionnalité écologique et la biodiversité ;
' l'orientation A11 visant à promouvoir les actions, à la source de réduction ou de suppression des rejets de micropolluants ;
' l'orientation A12 visant à améliorer les connaissances sur l'impact des sites pollués ;
' l'orientation B1 visant à poursuivre la reconquête de la qualité des captages et préserver la ressource en eau dans les zones à enjeu eau potable ;
' l'orientation E7 visant à préserver la biodiversité.
- il est contraire à la réglementation relative à la protection des espèces protégées et des habitats d'espèces protégées ;
- il est contraire à la réglementation protégeant les eaux souterraines.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mai 2023, le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets, représenté par Me Brault, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de l'association requérante.
Il fait valoir que :
- l'association requérante ne justifie pas d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté en litige ;
- l'urgence de l'affaire n'est pas caractérisée ;
- aucun des moyens de la requête n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la directive 2011/92/UE du 13 décembre 2011 ;
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 25 mai 2023 à 14 heures 30, en présence de Mme Deregnieaux, greffière, M. Robbe, juge des référés, a lu son rapport et entendu :
- Me De la Royère, représentant l'association Natur'Hainaut ;
- M. B, représentant le préfet du Nord ;
- et Me Brault, représentant le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets.
Les parties ont été informées, par une lettre du 31 mai 2023, que la clôture de l'instruction était différée au 5 juin 2023 à 11 heures.
Sous le n° 2304313 :
- Par trois nouveaux mémoires, enregistré le 31 mai 2023, le 5 juin 2023 à 10h54 et le 5 juin à 11 heures, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets maintient ses conclusions.
- Par deux nouveaux mémoires, enregistrés le 2 juin 2023 et le 5 juin 2023 à 10h56, l'association Natur'Hainaut maintient ses conclusions.
- Une note en délibéré, présentée pour le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets, a été enregistrée le 7 juin 2023, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, qui n'a pas été communiquée.
Sous le n° 2304345 :
- Par trois nouveaux mémoires, enregistrés le 31 mai 2023, le 5 juin 2023 à 10h55 et le 5 juin à 10h58, ce dernier n'ayant pas été communiqué, le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets maintient ses conclusions.
- Par deux nouveaux mémoires, enregistrés le 2 juin 2023 et le 5 juin 2023 à 10h58, ce dernier n'ayant pas été communiqué, l'association Natur'Hainaut maintient ses conclusions.
- Une note en délibéré, présentée pour le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets, a été enregistrée le 7 juin 2023, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, qui n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Par un dossier déposé le 29 juillet 2021, et complété les 8 décembre 2021, 19 janvier 2022 et 25 juillet 2022, le syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets (SIAVED) a demandé l'enregistrement, au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement, d'un centre de tri des déchets non dangereux issus de la collecte sélective des déchets ménagers. Le préfet du Nord a enregistré cette demande par un arrêté du 12 août 2022, ensuite retiré par un autre arrêté du 7 septembre 2022. Le SIAVED a déposé, le 17 janvier 2023 un second dossier de demande d'enregistrement ayant le même objet, et l'a complété le 9 février 2023. L'association Natur'Hainaut a, par une lettre du 11 mars 2023, demandé au préfet du Nord que cette demande d'enregistrement soit instruite selon les règles de procédure applicable à l'autorisation environnementale et prévues par le chapitre unique du titre VIII du livre Ier du code de l'environnement. Par un arrêté du 5 mai 2023, le préfet du Nord a enregistré cette seconde demande. L'association Natur'Hainaut demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cet arrêté du 5 mai 2023 et de la décision de refus née le 18 avril 2023 du silence gardé par le préfet sur sa demande tendant à ce que cette demande d'enregistrement du syndicat soit instruite selon les règles du chapitre unique du titre VIII du livre Ier du code de l'environnement, sur le fondement de l'article L. 122-2 du code de l'environnement par sa requête enregistrée sous le n° 2304313, et sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par sa requête enregistrée sous le n° 2304345. Il y a lieu de joindre ces deux requêtes.
Sur les conclusions de la requête n° 2304313 présentées au titre de l'article L. 122-2 du code de l'environnement :
2. Aux termes de l'article L. 122-2 du code de l'environnement : " Si une requête déposée devant la juridiction administrative contre une autorisation ou une décision d'approbation d'un projet visé au I de l'article L. 122-1 est fondée sur l'absence d'étude d'impact, le juge des référés, saisi d'une demande de suspension de la décision attaquée, y fait droit dès que cette absence est constatée ".
3. En application du premier alinéa de l'article L. 511-2 du code de l'environnement, la soumission des installations classées pour la protection de l'environnement à l'un des régimes d'autorisation, d'enregistrement ou de déclaration résulte de leur inscription, suivant la gravité des dangers et des inconvénients que peut présenter leur exploitation pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1, dans les rubriques correspondantes d'une nomenclature. La répartition entre ces différents régimes est opérée, en référence à la nomenclature, en fonction de seuils et de critères, prenant en compte notamment les caractéristiques de ces installations et leur impact potentiel sur l'environnement. Ainsi, en vertu du premier alinéa de l'article L. 512-1 du même code, " sont soumises à autorisation les installations qui présentent de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1 ", tandis que l'article L. 512-7 du même code permet de soumettre " à autorisation simplifiée, sous la dénomination d'enregistrement, les installations qui présentent des dangers ou inconvénients graves pour les intérêts mentionnés à l'article L. 511-1, lorsque ces dangers et inconvénients peuvent, en principe, eu égard aux caractéristiques des installations et de leur impact potentiel, être prévenus par le respect de prescriptions générales édictées par le ministre chargé des installations classées ". Le deuxième alinéa de l'article L. 512-7 précise que " les activités pouvant, à ce titre, relever du régime d'enregistrement concernent les secteurs ou technologies dont les enjeux environnementaux et les risques sont bien connus, lorsque les installations ne sont soumises ni à la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles au titre de son annexe I, ni à une obligation d'évaluation environnementale systématique au titre de l'annexe I de la directive 85/337/CEE du 27 juin 1985 concernant l'évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l'environnement ".
4. Si les installations soumises à enregistrement sont, en principe, dispensées d'une évaluation environnementale préalable à leur enregistrement, le préfet, saisi d'une demande d'enregistrement d'une installation, doit, en application de l'article L. 512-7-2 du code de l'environnement, se livrer à un examen particulier du dossier afin d'apprécier si une évaluation environnementale donnant lieu, en particulier, à une étude d'impact, est nécessaire. Il résulte de ces dispositions que les installations soumises à enregistrement font l'objet d'un examen au cas par cas pour déterminer si une évaluation environnementale est nécessaire.
5. Il n'apparaît pas, en l'état de l'instruction, que le projet en cause nécessitait une évaluation environnementale. Par ailleurs, les moyens tirés de ce que l'arrêté est contraire à la réglementation relative à la protection des espèces protégées et des habitats d'espèces protégées et à la réglementation protégeant les eaux souterraines, sont, en tant que tels, inopérants dans le cadre d'une demande de suspension fondée sur l'article L. 122-2 du code de l'environnement.
Sur les conclusions de la requête n° 2304345 présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
6. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
7. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par l'association requérante n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.
8. Il résulte de ce qui a été indiqué aux points 2 à 7, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le SIAVED dans chacune des deux requêtes, que tant les conclusions présentées tant au titre de l'article L. 122-2 du code de l'environnement qu'au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat et du SIAVED, qui ne sont pas, dans les présentes instances, parties perdantes, la somme réclamée au titre des frais du procès par l'association Natur'Hainaut. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du SIAVED tendant à l'application à son profit de ces mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes de l'association Natur'Hainaut sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par le SIAVED au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Natur'Hainaut, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, et au syndicat inter-arrondissement de valorisation et d'élimination des déchets.
Une copie en sera adressée pour information au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 16 juin 2023.
Le juge des référés,
Signé
J. ROBBE
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
, 2304345
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026