Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2400701

jeudi 18 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2400701
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 12 décembre 2023 du directeur de l'agence Pôle emploi de Douai rejetant sa demande d'effacement d'un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique pour un montant de 17 167,59 euros

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2024, la direction régionale de France Travail Hauts-de-France conclut au non-lieu à statuer dans la présente instance, suite à l'effacement total de la dette notifié le 14 février 2024.

Par une lettre en date du 1er mars 2024, adressée au moyen de l'application Télérecours, Mme B a été informée qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 1° Donner acte des désistements ; / () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. Dans son mémoire en défense, France Travail conclut au non-lieu à statuer et indique avoir notifié, le 14 février 2024, une remise totale de l'indu de Mme B. L'état du dossier permettant de s'interroger sur l'intérêt que la requête conservait pour son auteur, une demande de maintien de requête a été adressée, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à Mme B le 1er mars 2024. Cette demande doit être réputée avoir été reçue à l'issue d'un délai de deux jours ouvrés après cette mise à disposition, en vertu de l'article R. 611-8-6 du même code, alors même qu'elle en a accusé réception le 21 mars 2024. En transmettant, dans son mémoire enregistré le 21 mars 2024, la copie d'un courriel du médiateur régional de France Travail Hauts-de-France l'informant, que suite à la médiation, la remise totale du trop-perçu lui a été accordée, Mme B ne peut être regardée comme maintenant les conclusions de sa requête. Dès lors, n'ayant pas expressément confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti, Mme B doit être regardée comme se désistant purement et simplement de sa requête. Le désistement de Mme B étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au directeur régional de France Travail Hauts-de-France.

Fait à Lille, le 18 avril 2024.

Le président,

signé

J.-M. RIOU

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,