LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2403041

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2403041

vendredi 23 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2403041
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantROBILLARD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Tera CVC. Celle-ci sollicitait le paiement provisionnel d'une facture impayée par la commune de Coudekerque-Branche dans le cadre d'un marché de remplacement d'une armoire de chaufferie. Le juge a estimé que le litige portait sur la conformité contractuelle de l'équipement installé, une question excédant son office et rendant l'obligation de la commune sérieusement contestable. La société requérante a été condamnée à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 25 mars 2024, le 27 mai 2024 et le 28 juin 2024, la société Tera CVC, représentée par la SELAS Rochet-Denecker-Verhaeghe, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative :

1°) de condamner la commune de Coudekerque-Branche à lui verser une provision de 18 857,44 euros TTC, assortie des intérêts moratoires à compter du 4 novembre 2023, au titre de prestations non réglées, ainsi qu’une provision de 40 euros au titre de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Coudekerque-Branche une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que la créance qu’elle détient sur la commune de Coudekerque-Branche n’est pas sérieusement contestable.


Par des mémoires en défense, enregistrés le 22 avril 2024 et le 18 juin 2024, la commune de Coudekerque-Branche, représentée par Me Robillard, conclut au rejet de la requête et à ce qu’une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Tera CVC au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par la société Tera CVC ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


La commune de Coudekerque-Branche a conclu avec la société Tera CVC un marché à bons de commande en vue, entre autres, de remplacer le dispositif de chauffage de l’école Joseph-Courtois par une nouvelle armoire de chaufferie. Considérant que le dispositif installé ne répondait pas aux exigences contractuelles, la commune a refusé de payer la facture afférente présentée par la société Tera CVC. Cette dernière demande que la commune soit condamnée à lui verser, à titre de provision, le montant de cette facture.

Aux termes de l’article R. 541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Il peut, même d’office, subordonner le versement de la provision à la constitution d’une garantie. ». Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s’assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l’existence avec un degré suffisant de certitude.

Ainsi qu’il l’a été dit au point 1, le litige qui oppose la société requérante et la commune défenderesse a pour objet la conformité aux stipulations contractuelles de l’équipement installé et le caractère satisfaisant ou non du fonctionnement de la nouvelle armoire de chaufferie. Ces questions excèdent l’office du juge du référé, statuant sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, de sorte que l’existence de l’obligation de la commune de Coudekerque-Branche envers la société requérante ne présente pas, en l’état de l’instruction, un caractère non sérieusement contestable au sens des dispositions citées au point 2 ci-dessus. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la société Tera CVC, partie perdante, une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les dispositions de cet article font obstacle à ce qu’une somme soit mise à la charge de la commune de Coudekerque-Branche.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la société Tera CVC est rejetée.

Article2 : La société Tera CVC versera à la commune de Coudekerque-Branche la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.









Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Tera CVC et à la commune de Coudekerque-Branche.


Fait à Lille, le 23 janvier 2026.


Le juge des référés,


Signé

P. A...


La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions