vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2403430 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL WIBLAW |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 avril 2023, M. A C, représenté par Me Wibaut, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé pendant plus de deux mois par la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord sur la demande de restitution de la créance (48.322 €) formulée par réclamation du 26 janvier 2024 ;
2°) de condamner la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord, à payer à M. C une somme de 48.322 € en principal correspondant à la restitution de la créance constatée dans le prolongement de l'émission des avis de dégrèvements du 27 novembre 2023 ; ce montant sera majoré des intérêts moratoires conformément aux dispositions de l'article L. 208 du livre des procédures fiscales à compter du 24 février 2022 et jusqu'à complet remboursement ainsi des intérêts au taux légal, en application de l'article 1344-1 du code civil, décomptés à partir du 31 janvier 2024 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat versement d'une somme de 3.000 € sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2024, la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord informe le tribunal que postérieurement à l'introduction de la requête, l'exécution comptable des dégrèvements a été effectuée le 10 juillet 2024 par un virement total d'un montant de 51 258 euros se décomposant comme suit : dégrèvement principal de 43 926 euros + majoration de 10 % de recouvrement soit 4393 euros et 2 940 au titre des intérêts moratoires, et conclut par conséquent au non-lieu à statuer de la requête et s'en remet à la sagesse du tribunal sur les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 7 août 2024, M. C informe le tribunal qu'il prend acte du règlement effectué le 12 juillet 2024 et maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Postérieurement à l'introduction de la requête, la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord a procédé à l'exécution comptable des dégrèvements pour un montant de 51 258 euros. Par suite, les conclusions à fin de paiement de la créance de restitution, des intérêts moratoires et des intérêts au taux légal sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. M. C entend maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. C à fin de paiement de la créance de restitution, des intérêts moratoires et des intérêts au taux légal.
Article 2 : L'Etat versera à M. C la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.
Fait à Lille, le 4 octobre 2024.
Le président de la 7ème chambre,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'économie des finances et de l'industrie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026