lundi 24 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2404166 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL LEVEQUE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 avril 2024 et 18 décembre 2024, la société par actions simplifiée groupe Nocibé, représentée par Me Baillet, demande, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, la décharge de l'amende prévue à l'article 1763 du code général des impôts, mise à sa charge au titre de l'exercice clos le 30 septembre 2014 d'un montant de
2 466 658 euros ;
2°) à titre subsidiaire, la réduction de l'amende mise à sa charge au titre de l'exercice 2014 à la somme de 1 874 349 euros ;
3°) à titre infiniment subsidiaire, la réduction de l'amende mise à sa charge au titre de l'exercice 2014 à la somme de 1 025 680 euros :
4°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 octobre 2024, l'administrateur de l'Etat chargé de la direction des vérifications nationales et internationales conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 342-2 du code de justice administrative : " Lorsque deux tribunaux administratifs sont simultanément saisis de demandes distinctes mais connexes, relevant normalement de leur compétence territoriale respective, chacun des deux présidents intéressés saisit le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat et lui adresse le dossier de la demande. / L'ordonnance de renvoi est notifiée au président de l'autre tribunal administratif qui transmet au président de la section du contentieux le dossier de la demande soumise à son tribunal ".
2. Par ordonnance n° 2405470 du 12 décembre 2024, la présidente du tribunal administratif de Montreuil a transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat le dossier de la requête, enregistrée au tribunal administratif de Montreuil, présentée par la société par actions simplifiée groupe Nocibé et tendant au rétablissement des déficits propres déclarés par la SAS Nocibé France Distribution au titre des exercices clos les
30 septembre 2014, 2015 et 2016 et à la décharge, en droits et pénalités, des rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises mis à la charge de la SAS Nocibé France Distribution au titre des exercices clos en 2014, 2015 et 2016.
3. Les deux requêtes présentant des questions connexes, il y a lieu, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, de renvoyer la requête de la société groupe Nocibé au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat pour qu'il se prononce sur le lien de connexité de ces deux requêtes et détermine la juridiction compétente pour connaître des demandes, en application des dispositions de l'article R. 342-2 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : Le dossier de la requête de la société groupe Nocibé est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, à la présidente du tribunal administratif de Montreuil, à la société par actions simplifiée groupe Nocibé et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Fait à Lille, le 24 février 2025.
Le président,
signé
E. Kolbert
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026