mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2404945 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Question préjudicielle |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET AUBER |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement du 29 mars 2024, enregistré le 15 mai 2024, le pôle social du tribunal judiciaire de Valenciennes a sursis à statuer sur la requête de M. A B et saisi le tribunal de la question de la légalité de l'ordonnance n°2020-505 du 2 mai 2020 et du décret n°2020-1807 du 30 décembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le code de procédure civile ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'ordonnance n°2020-505 du 2 mai 2020 ;
- le décret n°2020-1807 du 30 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement du 29 mars 2024, le tribunal judiciaire de Valenciennes, spécialement désigné pour les litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale (pôle social), a sursis à statuer sur la demande présentée par M. A B à l'encontre de la décision du 30 septembre 2022 par laquelle la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut lui a notifié un indu de 6 385 euros au titre de l'aide pour perte d'activité liée à la covid-19. Le pôle social du tribunal judiciaire a transmis au tribunal la question de la légalité de l'ordonnance du 2 mai 2020, visée ci-dessus, et du décret du 30 décembre 2020, visé ci-dessus, relatif à une aide aux acteurs de santé convenionnés dont l'activité a été particulièrement affectée par l'épidémie de covid-19.
2. Aux termes de l'alinéa 2 de l'article 49 du code de procédure civile : " () Lorsque la solution d'un litige dépend d'une question soulevant une difficulté sérieuse et relevant de la compétence de la juridiction administrative, la juridiction judiciaire initialement saisie la transmet à la juridiction administrative compétente en application du titre Ier du livre III du code de justice administrative. Elle sursoit à statuer jusqu'à la décision sur la question préjudicielle " En outre, aux termes de l'article R. 771-2-1 du code de justice administrative : " Lorsque la juridiction administrative compétente est saisie d'une question préjudicielle soulevée par une juridiction judiciaire, l'affaire est instruite et jugée comme une affaire urgente. / Les délais les plus brefs sont donnés aux parties pour produire leurs observations. A défaut de production dans le délai imparti, il est passé outre sans mise en demeure ".
3. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'Etat, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'Etat qui poursuit l'instruction de l'affaire. () ".
4. Cependant, en vertu de l'article R. 311-1 du code de justice administrative : " Le Conseil d'Etat est compétent pour connaître en premier et dernier ressort : 1° Des recours dirigés contre les ordonnances du Président de la République et les décrets ; / () / 6° Des recours en interprétation et des recours en appréciation de légalité des actes dont le contentieux relève en premier et dernier ressort du Conseil d'Etat () ".
5. Il résulte de ces dispositions que le Conseil d'Etat est compétent en premier et dernier ressort pour connaître des recours pour excès de pouvoir dirigées contre les ordonnances prises par le Président de la République, telle l'ordonnance en cause, et les décrets pris par le Premier ministre, tel le décret en cause et est, par suite, également compétent, pour statuer sur un recours en appréciation de légalité de cette ordonnance et de ce décret. Par suite, il y a lieu, en application des dispositions précitées de l'article R. 351-2 du code de justice administrative, de transmettre les questions posées par le pôle social du tribunal judiciaire de Valenciennes au Conseil d'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête n°2404945 est transmis au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, au tribunal judiciaire de Valenciennes, à M. A B et à la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut.
Copie en sera adressée, pour information, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Fait à Lille, le 22 mai 2024.
Le président,
signé
E. Kolbert
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400864
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le litige concernait une altercation professionnelle et ses suites, mais la requérante n'a pas formulé de conclusions légales, telles que la demande d'annulation d'une décision administrative ou d'une condamnation pécuniaire, malgré une mise en demeure de régularisation. Le juge a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité, rappelant que le juge administratif ne peut se substituer à l'administration.
18/03/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303678
Le Tribunal Administratif de Rennes, saisi d'une question préjudicielle, a jugé que le « Bâtiment des défis » appartenait au domaine privé de Lorient Agglomération. Le tribunal a considéré que ce bâtiment, affecté à une activité commerciale et non accessible au public, n'était ni affecté à un service public ni spécialement aménagé pour les besoins d'un tel service. Cette solution s'appuie sur les critères classiques de la domanialité publique définis par le code général de la propriété des personnes publiques.
12/03/2026
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304763
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi d'une question préjudicielle concernant la qualification domaniale d'un local loué par une commune et occupé par un institut médico-éducatif (IME), à la suite d'un incendie. La juridiction a jugé que les locaux, affectés à un service public administratif (l'éducation spécialisée) et spécialement aménagés à cette fin, appartenaient au domaine public communal. Cette solution, fondée sur les critères du code général de la propriété des personnes publiques, a pour conséquence d'écarter l'application du régime de responsabilité civile de droit commun invoqué par l'assureur de la collectivité.
12/03/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502023
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d'une question préjudicielle par la cour d'appel, a jugé irrecevables les conclusions du dirigeant de la société Auto La Vallée 39 qui demandaient la décharge intégrale de l'impôt. Le tribunal a rappelé que dans le cadre d'une question préjudicielle, les parties ne peuvent présenter que des conclusions relatives aux frais de l'instance et non des demandes nouvelles sur le fond du litige fiscal. La juridiction s'est fondée sur les principes de procédure applicables aux questions préjudicielles, notamment issus du code de justice administrative.
03/03/2026