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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2406736

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2406736

jeudi 5 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2406736
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantPOTIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête indemnitaire de M. B, qui demandait 200 000 euros à l’État pour faute inexcusable du ministère des armées, faute de précisions suffisantes sur le bien-fondé de son moyen. La requête a été jugée manifestement dénuée de fondement, entraînant également le refus de l’aide juridictionnelle provisoire. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 juin 2024, M. A B, représenté par Me Potier demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 200 000 euros en réparation du préjudice résultant de la faute inexcusable commise par le ministère des armées à son égard.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions indemnitaires :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : /()/ 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. /()/ ".

2. M. B demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 200 000 euros en réparation du préjudice résultant de la faute inexcusable commise par le ministère des armées, lequel n'a pas respecté les préconisations médicales formulées par différents médecins depuis son premier accident, en 2004. Toutefois, en tout état de cause, ce moyen n'est manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. En l'absence d'autre moyen présenté dans le délai de recours contentieux, il y a lieu de rejeter ces conclusions, qui ne sont plus susceptibles d'être régularisées, en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

3. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 7 de la même loi : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement ()/ ".

4. La requête étant, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, manifestement dénuée de fondement, il n'y a pas lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B n'est pas admis à l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Sophie Potier.

Fait à Lille, le 5 septembre 2024.

Le président de la 3ème chambre

Signé

B. BAILLARD

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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