vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2406879 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juin 2024, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 18 avril 2024 par lesquelles la directrice de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Nord a rejeté ses recours administratifs préalables relatifs à des indus d'allocation de logement sociale (ALS) respectivement d'un montant de 525 euros, 1272 euros et 306 euros ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles la CAF du Nord a suspendu le versement de ses allocations sur la période allant de juillet à décembre 2023 ;
3°) d'enjoindre à la CAF du Nord de produire son mode de calcul de l'allocation de logement sociale.
Par un courrier du 4 juillet 2024, le tribunal a invité M. B à motiver sa requête dans un délai d'un mois en lui adressant le formulaire prévu à l'article R.772-7 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :
" Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance :
/ () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ; ". L'article R. 411-1 du même code prévoit que : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".
2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative qui, en vertu de l'article R. 772-5 du même code, est applicable aux requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article
R. 611-7 ".
3. En l'espèce, M. B conteste les décisions du 18 avril 2024 par lesquelles la directrice de la CAF du Nord a rejeté ses recours administratifs préalables relatifs à des indus d'ALS, respectivement d'un montant de 525 euros, 1272 euros et 306 euros. Toutefois, à l'appui de sa requête l'intéressé s'est borné à souligner que la CAF du Nord avait étudié l'ensemble de ses droits au titre de l'allocation de logement sociale et avait suspendu le versement de cette prestation pour la période allant de janvier à novembre 2023, ainsi que pour les mois de janvier, mai et juin 2024. Ces considérations ne pouvant être regardées comme constituant des moyens au sens des dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. B, par un courrier du 4 juillet 2024 transmis par le biais de l'application Télérecours Citoyen, à régulariser sa requête dans un délai d'un mois en retournant un formulaire pré-rempli lui permettant de soumettre au tribunal une argumentation propre à établir que la décision qu'il entend attaquer méconnait ses droits.
Ce courrier comportait également la mention suivant laquelle, à défaut de régularisation dans le délai ainsi imparti, la requête serait considérée comme manifestement irrecevable et pourrait être rejetée par ordonnance à l'issue de ce délai. En dépit de cette demande dont il a accusé réception le 5 juillet 2024, M. B n'a pas régularisé sa requête.
Ses conclusions, dépourvues de tout moyen, sont, dès lors, entachées d'une irrecevabilité manifeste. Par suite, la requête de M. B, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Lille, le 11 octobre 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
Signé
J. FÉMÉNIA
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026