mercredi 11 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2406974 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 juillet 2024, M. A B demande au tribunal de condamner l'établissement public de santé mentale (EPSM) Val de Lys - Artois à lui verser les sommes de 20 000 euros en réparation des préjudices subis à la suite de la sortie d'une patiente de l'établissement et de 3 000 euros pour " résistance abusive ", assorties d'une astreinte de 2 000 euros par jour de retard, des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts.
Il soutient que :
- l'établissement public a commis une faute en autorisant la sortie de sa patiente, Mme C, trop rapidement, sans garanties ni suivi médical ;
- cette faute est à l'origine de préjudices, dont un préjudice moral, en raison des agissements de cette patient, une fois sortie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
2. M. B expose dans ses écritures que l'établissement public de santé mentale (EPSM) Val de Lys - Artois a commis une faute en autorisant l'une de ses patientes, Mme C, à sortir trop rapidement, sans assurer un suivi médical approprié, ni mettre en place des mesures d'accompagnement. Toutefois, ces seules allégations ne sont manifestement pas assorties des précisions nécessaires à l'appréciation de la supposée carence fautive commise par l'établissement public, du préjudice que M. B aurait subi et du lien de causalité entre les deux. Par suite, la requête de M. B est irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Copie en sera adressée à l'établissement public de santé mentale Val de Lys - Artois.
Fait à Lille, le 11 septembre 2024.
Le président de la 6e chambre,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
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Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
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