LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2407494

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2407494

mercredi 31 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2407494
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantDRAIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête en tierce opposition et des mémoires complémentaires, enregistrés les 17, 24, 28 et 29 juillet 2024, la société par actions simplifiée Jean Metz, représentée par Me Dom, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de déclarer non avenue son ordonnance n° 2404859 en date du 5 juillet 2024, par laquelle il a annulé la seconde procédure de passation de concession de service public engagée par la commune de Berck-sur-Mer pour la gestion et l'exploitation de son casino ;

2°) de rejeter la requête de la société du Grand Casino de Dinant ;

3°) de mettre à la charge de la société du Grand Casino de Dinant la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il y a lieu de statuer, la décision par laquelle la commune de Berck-sur-Mer a mis fin à la procédure étant nulle et le droit d'accès au juge s'opposant par ailleurs à ce qu'un non-lieu soit prononcé ;

- la tierce opposition qu'elle forme est recevable dès lors qu'elle a la qualité de tiers à l'instance et que l'ordonnance préjudicie à ses droits ;

- aucun avantage concurrentiel ne lui a été accordé par la commune, qui n'a pas méconnu le principe d'égalité de traitement des candidats ; l'immeuble de la société Groupe Partouche ne pouvant pas être qualifié de bien de retour, il ne doit pas faire retour à la commune de Berck-sur-Mer à l'expiration de l'actuelle concession et la commune ne pouvait donc pas prévoir qu'il resterait le lieu d'exercice de l'activité ;

- les autres moyens soulevés par la société du Grand Casino de Dinant ne sont pas fondés ;

- le courrier du 24 juillet 2024 versé au dossier par la commune de Berck-sur-Mer est couvert par le secret des affaires et doit dès lors être retiré des débats.

Par un mémoire, enregistré le 26 juillet 2024, la commune de Berck-sur-Mer déclare s'en remettre à la sagesse du juge des référés.

Elle soutient que :

- la tierce opposition formée par requête distincte par la société Groupe Partouche est recevable ;

- elle s'en remet à la sagesse du tribunal quant au bien-fondé du moyen retenu par l'ordonnance ;

- les autres moyens soulevés par la société du Grand Casino de Dinant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2024, la société du Grand Casino de Dinant, représentée par Mes Drain et Bouguettaya, conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer, à titre subsidiaire, au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Jean Metz le versement de la somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'y a pas lieu de statuer, la commune de Berck-sur-Mer ayant renoncé à poursuivre la procédure de passation du contrat ;

- la requête est irrecevable, l'ordonnance ne préjudiciant pas aux droits de la société Jean Metz dès lors qu'elle n'a pas été déclarée attributaire du contrat et, en tout état de cause, que son offre était inappropriée et irrégulière ;

- la commune concédante a méconnu les principes d'égalité de traitement des candidats et de liberté d'accès à la commande publique posés à l'article L. 3 du code de la commande publique, dès lors que :

' le règlement de la consultation, d'une part, a exigé de chaque candidat qu'il fournisse les pièces établissant qu'il dispose ou disposera d'un bâtiment compatible avec l'exécution du service public, et en particulier le titre de propriété du bâtiment au nom du concessionnaire, ou le contrat d'occupation conclu entre le propriétaire et le concessionnaire, et, d'autre part, révèle que la commune attendait également du futur concessionnaire des investissements immobiliers ; que, compte tenu de ces exigences, les candidats n'avaient pas d'autre choix que d'acquérir le bâtiment destiné à abriter le casino ;

' les candidats extérieurs au groupe Partouche, propriétaire du bâtiment abritant actuellement le casino, étaient dans l'impossibilité d'acquérir et, le cas échéant, d'aménager un bien avant la date limite de remise des offres ;

' le groupe Partouche a bénéficié d'un avantage indu en termes de capacités d'investissement dès lors que, à l'inverse de ses concurrents, il a d'ores et déjà amorti les investissements relatifs à l'acquisition du bâtiment abritant le casino ;

- la commune concédante a méconnu le principe de liberté d'accès à la commande publique posé à l'article L. 3 du code de la commande publique, ainsi que les articles L. 3132-4 et L. 3132-5 du même code, dès lors que les articles 10.1 " Bâtiment d'exploitation " et 26.1 " Biens de retour " du cahier des charges de la concession excluent le bâtiment abritant le casino du périmètre des biens de retour alors que, dans l'hypothèse où le délégataire fait l'acquisition d'un bâtiment abritant le casino, celui-ci devient la propriété de l'autorité délégante au plus tard à la fin du contrat de concession et que ce régime des biens de retour est d'ordre public ;

- les documents de la consultation sont entachés de contradiction sur des points essentiels de la procédure ; ainsi :

' en ce qui concerne la qualification du bâtiment abritant le casino, les articles 10.1 " Bâtiment d'exploitation " et 26.1 " Biens de retour " du cahier des charges indiquent que ce bâtiment n'est pas un bien de retour, tandis que l'article 1.4 du règlement de la consultation prévoit le contraire ;

' en ce qui concerne les pièces exigées à l'appui de l'offre, l'article 1.4 du règlement de la consultation impose aux candidats de fournir soit un titre de propriété du bâtiment, soit un plan descriptif d'un casino provisoire, accompagné des mesures engagées pour la délivrance d'un bâtiment définitif, ces exigences excluant la présentation d'une offre reposant sur la seule mise à disposition d'un bâtiment, alors que l'article 5.3 de ce règlement impose aux candidats la production des pièces permettant à la collectivité de s'assurer qu'il dispose ou disposera d'un bâtiment compatible avec l'exécution du service public, ces pièces pouvant être constituées soit du titre de propriété du bâtiment, soit d'un contrat d'occupation conclu entre le propriétaire et le concessionnaire ;

' en ce qui concerne la durée d'amortissement des investissements constituant des biens de retour, l'article 1.3 du règlement de la consultation stipule que : " La durée du dispositif contractuel est de 20 ans au total, à compter du 1er janvier 2025, ou la date effective de notification si celle-ci est postérieure ", et son article 1.5 que : " La valeur prévisionnelle globale de la concession est évaluée à 80 millions € (euros constants) sur la base du chiffre d'affaires total HT pendant la durée de l'offre de base du contrat (20 ans). / En cas d'amortissement économique supérieur à la durée maximale du contrat de concession, une clause de reprise sera stipulée ", le cadre de l'annexe financière relative aux investissements envisagés comportant 30 annuités, alors que l'article 26.1 du cahier des charges stipule que : " les biens de retour reviennent gratuitement à la Collectivité à l'expiration de la durée normale du contrat ", ce qui implique nécessairement que les investissements soient intégralement amortis à l'arrivée à échéance de la concession ;

- la commune concédante a méconnu les dispositions des articles L. 3114-4 du code de la commande publique et R. 321-1 du code de la sécurité intérieure dès lors que l'article 1.4 du règlement de la consultation demande une " réflexion pour un investissement direct par le Concessionnaire ou indirect par une offre de concours à la Commune afin de réaliser la création d'une salle de spectacle ", et que l'article 5.4 de ce règlement impose la production d'une " étude technique et financière sur la création d'une salle de spectacle, avec le montant et l'échéancier prévisionnel sur lequel le Concessionnaire s'engagera, le cas échéant, par la libération d'une offre de concours si le Concessionnaire n'est pas maître d'ouvrage ", alors que, par ces exigences, la commune a demandé au délégataire de prendre à sa charge l'exécution de travaux ou de paiements étrangers à l'activité d'exploitation d'un casino ;

- la commune aurait dû éliminer l'offre présentée par la société Jean Metz, qui était irrégulière dès lors que, excluant le bâtiment abritant le casino du périmètre des biens de retour, et prévoyant des investissements immobiliers nécessaires à l'exécution du service délégué au travers de la réalisation de travaux de réaménagement, cette offre a méconnu les articles L. 3132-4 et L. 3132-5 du code de la commande publique.

Vu :

- l'ordonnance n° 2404859 du 5 juillet 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lemaire, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 29 juillet 2024 à 15 heures 30.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Blanc, greffier d'audience :

- le rapport de M. Lemaire, juge des référés,

- les observations de Me Dom, avocat de la société Jean Metz, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens,

- et les observations de Me Drain, avocat de la société du Grand Casino de Dinant, qui conclut aux mêmes fins que le mémoire en défense par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Une note en délibéré, enregistrée le 30 juillet 2024, a été présentée pour la société du Grand Casino de Dinant.

Considérant ce qui suit :

1. Par une ordonnance en date du 5 juillet 2024, le juge des référés du tribunal, saisi par la société du Grand Casino de Dinant sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a annulé la procédure de passation de concession de service public engagée par la commune de Berck-sur-Mer pour la gestion et l'exploitation de son casino. La société Jean Metz forme tierce opposition contre cette ordonnance.

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

2. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'avis de non-attribution n° 24-87502 publié le 25 juillet 2024 au bulletin officiel des annonces des marchés publics, que la commune de Berck-sur-Mer a renoncé à la procédure de passation en litige en raison du manquement à l'obligation d'égalité de traitement entre les candidats relevé par le juge des référés dans l'ordonnance attaquée. Il résulte également de l'instruction que la commune de Berck-sur-Mer a décidé de lancer ultérieurement, à compter du mois de septembre 2024, une nouvelle procédure de passation de concession de service public pour la gestion et l'exploitation de son casino. Cette renonciation à conclure le contrat, qui n'est pas fondée sur un motif d'intérêt général, résulte ainsi seulement de l'ordonnance attaquée. Dans ces conditions, la société du Grand Casino de Dinant n'est pas fondée à soutenir qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la tierce opposition formée par la société Jean Metz.

Sur la fin de non-recevoir opposée par la société du Grand Casino de Dinant :

3. Aux termes de l'article R. 832-1 du code de justice administrative : " Toute personne peut former tierce opposition à une décision juridictionnelle qui préjudicie à ses droits, dès lors que ni elle ni ceux qu'elle représente n'ont été présents ou régulièrement appelés dans l'instance ayant abouti à cette décision ". Pour l'application de ces dispositions, le préjudice porté à des droits par une décision juridictionnelle s'apprécie en fonction du seul dispositif de cette décision et non de ses motifs.

4. Par l'ordonnance du 5 juillet 2024, contre laquelle la société Jean Metz forme tierce opposition, le juge des référés du tribunal a annulé la procédure de passation de concession de service public engagée par la commune de Berck-sur-Mer pour la gestion et l'exploitation de son casino au motif que cette commune, en imposant aux candidats l'acquisition ou, dans l'attente de celle-ci, la disposition provisoire d'un bâtiment, ainsi que la réalisation d'investissements, avait méconnu le principe d'égalité de traitement des candidats en favorisant l'actuel concessionnaire, la société requérante, qui appartient au groupe informel Partouche et dont la société Groupe Partouche détient l'intégralité des parts, dès lors que ce concessionnaire exploite le casino depuis le 1er janvier 2006 dans un immeuble appartenant à sa société-mère et que les investissements relatifs à l'acquisition et à l'aménagement de cet immeuble ont été totalement amortis, ce qui lui a permis d'améliorer significativement la qualité financière de son offre et ce dont elle bénéficiera indirectement mais nécessairement par l'effet de la reconduction du bail commercial dont elle est titulaire, alors que l'immeuble en cause est un bien de retour, qui, au terme de l'actuelle convention, appartiendra à la commune de Berck-sur-Mer, laquelle aurait dès lors dû prévoir, dans la nouvelle convention, qu'il resterait le lieu de l'activité concédée.

5. À l'appui de sa requête en tierce opposition, la société Jean Metz soutient, à juste titre, que l'immeuble appartenant à la société Groupe Partouche, société distincte qui n'est pas concessionnaire, ne peut pas être qualifié de bien de retour et que, à l'instar des autres candidats, soumis aux mêmes obligations par la commune de Berck-sur-Mer, qui n'a pas méconnu le principe d'égalité de traitement entre les candidats, notamment eu égard à la durée prévue du contrat et à la possibilité d'obtenir une indemnisation en cas d'amortissement sur une durée supérieure, elle était tenue d'acquérir ou de construire un immeuble et pouvait, le cas échéant, dans l'attente de l'acquisition ou de la construction, exploiter le casino dans un bâtiment provisoire appartenant à un tiers.

6. Toutefois, il résulte de l'instruction, et notamment de la lettre envoyée le 24 juillet 2024 par la commune de Berck-sur-Mer à la société Jean Metz, qu'antérieurement à l'introduction de la requête, l'offre de cette société a été jugée irrecevable au regard du règlement de la consultation, au motif principal qu'elle ne proposait de céder à la commune, au terme du contrat, que des droits réels de jouissance, et non la pleine propriété du bâtiment prévu pour l'exploitation du casino. Alors que la société Jean Metz n'avait ainsi aucune chance d'obtenir le contrat, la société du Grand Casino de Dinant est fondée à soutenir que le dispositif de l'ordonnance attaquée, qui annule la procédure de passation de ce contrat, ne préjudicie pas à ses droits et qu'elle n'est dès lors pas recevable à former tierce opposition contre cette ordonnance. Par suite, et à supposer même que le courrier du 24 juillet 2024, qui a été communiqué par la commune de Berck-sur-Mer et discuté contradictoirement par les parties, puisse être regardé comme couvert par le secret des affaires, la fin de non-recevoir opposée par la société du Grand Casino de Dinant doit être accueillie.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la société du Grand Casino de Dinant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme que la société Jean Metz demande au titre des frais qu'elle a exposés. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société Jean Metz le versement à la société du Grand Casino de Dinant d'une somme à ce titre.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la société Jean Metz est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société du Grand Casino de Dinant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Jean Metz, à la société du Grand Casino de Dinant et à la commune de Berck-sur-Mer.

Fait à Lille, le 31 juillet 2024.

Le juge des référés,

signé

O. LEMAIRE

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions