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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2407703

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2407703

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2407703
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Refus de chèque énergie – Tribunal administratif de Lille – Rejet pour irrecevabilité – Articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. La requérante contestait le refus de l’Agence de services et de paiement de lui accorder le chèque énergie 2023. N’ayant présenté aucun moyen dans sa requête initiale, elle a été invitée à la régulariser dans un délai d’un mois, sans suite. Faute de motivation, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable par ordonnance du 11 octobre 2024.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2024, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 11 juillet 2024 par laquelle l'Agence de services et de paiement a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision lui refusant le bénéfice du dispositif " Chèque énergie " au titre de l'année 2023.

Par un courrier du 25 juillet 2024, Mme B a été invitée à motiver sa requête dans un délai d'un mois en lui adressant le formulaire mentionné à l'article R. 772-7 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :

" Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance :

/ () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ; ". L'article R. 411-1 du même code prévoit que : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "

2. D'une part, aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative qui, en vertu de l'article R. 772-5 du même code, est applicable aux requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale :

" Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. En l'espèce, Mme B conteste la décision du 11 juillet 2024 par laquelle l'Agence de services et de paiement a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision lui refusant le bénéfice du dispositif " Chèque énergie " au titre de l'année 2023.

Toutefois, Mme B s'est bornée à produire la décision attaquée à l'appui de son recours et à solliciter le réexamen de sa situation. La requérante a donc été invitée, par un courrier du 25 juillet 2024, à régulariser sa requête dans un délai d'un mois en retournant un formulaire pré-rempli lui permettant d'indiquer au tribunal l'objet de sa demande et de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision qu'elle entend attaquer méconnait ses droits.

Ce courrier comportait également la mention suivant laquelle la requête pourra être rejetée comme irrecevable pour défaut ou insuffisance de motivation si la régularisation n'est pas effectuée dans le délai imparti. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le biais de l'application Télérecours citoyens et dont elle a accusé réception le

25 juillet 2024, Mme B n'a pas régularisé sa requête. Ses conclusions sont, par suite, entachées d'une irrecevabilité manifeste, dès lors qu'elles sont dépourvues de tout moyen.

Elles doivent pour ce motif être rejetées en application du 4° de l'article R.222-1 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Lille, le 11 octobre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

Signé

J. FÉMÉNIA

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt et au ministre du travail et de l'emploi, en ce qui les concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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