LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2409628

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2409628

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2409628
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCABINET CENTAURE AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme B, ressortissants albanais, d’une demande en référé visant à obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, l’exécution d’une précédente ordonnance du 6 mai 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Nord de réexaminer leur demande de titre de séjour « vie privée et familiale », les requérants estimant que cette décision n’avait pas été pleinement exécutée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait procédé à un nouvel examen de leur situation par une décision du 19 juillet 2024, et que l’expiration de leur autorisation provisoire de séjour ne constituait pas un élément nouveau justifiant une nouvelle injonction. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 août 2024, Mme E C épouse B et M. D B, représentés par Me Eve Thieffry, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet du Nord, en application des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'une part, de délivrer à M. et Mme B une autorisation provisoire de séjour les autorisant à travailler, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros de retard, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'autre part, de procéder à un nouvel examen de leur demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, à l'issue de cet examen, de prononcer une décision expresse, dans le délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, en application des dispositions des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative ;

2°) de mettre à la charge de l'État le versement à M. et Mme B de la somme de 1 000 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

- l'expiration de la durée de validité de leur autorisation provisoire de séjour constitue un élément nouveau ;

- l'inexécution de l'ordonnance n° 2403592 du 6 mai 2024 constitue également un élément nouveau.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2024, le préfet du Nord, représenté par la SELARL Centaure avocats, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- l'ordonnance n° 2403592 du 6 mai 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille, selon l'ordonnance n° 2407053 du 25 juillet 2024 du même juge, a été exécutée.

Vu :

- Vu l'ordonnance n° 2403592 du 6 mai 2024 de la juge des référés du tribunal administratif de Lille ;

- Vu l'ordonnance n° 2407053 du 25 juillet 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Lille ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Huguen, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 octobre 2024 à 14h00 :

- le rapport de M. Huguen ;

- les observation de Me Thieffry, représentant M. et Mme B, qui a conclu aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;

- les observations de Me Hau, représentant le préfet du Nord, qui a conclu aux mêmes fins que son mémoire en défense par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E C épouse B, ressortissante albanaise née le 31 décembre 1994, est entrée en France, selon ses déclarations, le 21 septembre 2018, accompagnée de son fils A, né le 25 décembre 2017 et lourdement handicapé. Son époux, M. B, ressortissant albanais également, né le 21 septembre 1988, l'a ultérieurement rejointe sur le territoire français. Par des arrêtés du 12 août 2021, le préfet du Nord a refusé de leur délivrer un titre de séjour en qualité de parents d'étranger mineur malade et leur a fait obligation de quitter le territoire français. Par des jugements des 24 novembre 2021 et 8 décembre 2021, le tribunal administratif de Lille a annulé ces arrêtés et enjoint au préfet du Nord de délivrer à M. et Mme B des titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Ceux-ci, en exécution des jugements du tribunal administratif, ont été mis en possession d'autorisations provisoires de séjour en qualité de parents accompagnants d'un enfant malade qui ont été renouvelées jusqu'au 11 juillet 2023. Le 5 mai 2023, M. et Mme B ont contacté les services de la préfecture du Nord pour procéder à l'enregistrement de leurs demandes tendant à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Mais leur demande respective et leurs relances successives sont restées sans réponse. Par une ordonnance n° 2305771 du 13 juillet 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Lille, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a, d'une part, suspendu l'exécution des décisions par lesquelles le préfet du Nord avait refusé d'enregistrer les demandes de titre de séjour de M. et Mme B et de leur délivrer le récépissé prévu par les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'autre part, enjoint au préfet du Nord de délivrer à M. et Mme B, dans le délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance, ce récépissé à renouveler jusqu'à ce qu'il se prononce sur leurs demandes de titre de séjour. M. et Mme B ont alors été mis en possession d'une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent accompagnant d'enfant malade, dont la dernière, délivrée le 1er mars 2024 sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, expirait le 31 août 2024. Par une ordonnance n° 2403592 du 6 mai 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Lille, d'une part, a prononcé la suspension de la décision implicite par laquelle le préfet du Nord avait refusé de délivrer à M. et Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", d'autre part, enjoint au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de leur demande respective dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par une décision en date du 19 juillet 2024, le préfet du Nord, en exécution de cette ordonnance, a procédé à un nouvel examen des demandes de M. et Mme B et, sur le fondement de l'avis du collège des médecins de l'office français et l'intégration et de l'immigration, refusé d'y faire droit au motif que ceux-ci ne remplissaient pas les conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés du même tribunal, par une ordonnance n° 2407053 du 25 juillet 2024, a, d'une part, constaté que le préfet du Nord avait, à la date de l'audience, le 22 juillet 2024, exécuté l'ordonnance n° 2403592 du 6 mai 2024, d'autre part, condamné l'Etat à verser à M. et Mme B la somme de 4 400 euros au titre de la liquidation de l'astreinte fixée par ladite ordonnance pour la seule période où elle n'avait pas été exécutée, à savoir du 8 juin 2024 au 21 juillet 2024 inclus. M. et Mme B demandent au juge des référés d'enjoindre au préfet du Nord, d'une part, de leur délivrer une autorisation provisoire de séjour les autorisant à travailler, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros de retard, d'autre part, de procéder à un nouvel examen de leur demande tendant à la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, à l'issue de cet examen, de prononcer une décision expresse, dans le délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ".

3. Lorsqu'une personne demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, d'assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l'exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge des référés tout élément de nature à établir l'absence d'exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l'administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d'exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction.

4. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le préfet du Nord, ainsi que le mentionnait le juge des référés dans son ordonnance n° 2407053 du 25 juillet 2024, a procédé à un nouvel examen de la situation de M. et Mme B au terme duquel il a, d'une part, refusé de faire droit à leurs demandes tendant à la délivrance du titre de séjour en qualité de parents d'enfant malade, d'autre part, considéré que leur situation relevait des dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de leur demande de titre de séjour puis de prononcer une décision expresse, dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

5. En second lieu, il résulte de l'instruction que l'autorisation provisoire de séjour du 1er mars 2024 que le préfet du Nord a, sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a expiré le 31 août 2024. Il résulte également de l'instruction que le collège des médecins de l'OFII a, dans son avis du 6 février 2024, relevé, d'une part, que l'état de santé de l'enfant nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, d'autre part, que l'enfant ne pouvait bénéficier effectivement en Albanie d'un traitement approprié, enfin, que les soins nécessités par son état de santé devaient être poursuivis pendant une durée de 12 mois. Ainsi que le soutiennent les époux B, ces circonstances constituent des éléments nouveaux, au sens des dispositions de l'article

L. 521-4 du code de justice administrative. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au préfet du Nord de délivrer à M. et Mme B l'autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le délai de 8 jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros de retard.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. et Mme B de la somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. et Mme B tendant à enjoindre au préfet du Nord de procéder à un nouvel examen de leur demande de titre de séjour et de prononcer une décision expresse, dans le délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir.

Article 2 : Il est enjoint au préfet du Nord de délivrer à M. et Mme B l'autorisation provisoire de séjour prévue par l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le délai de 8 jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros de retard.

Article : 3 : L'Etat versera à M. et Mme B de la somme de 800 (huit cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E C épouse B et M. D B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet du Nord et à Me Thieffry.

Fait à Lille, le 10 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

O. HUGUEN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions