jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2410301 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Basma Benkhlelouf, demande au juge des référés :
1°) d'enjoindre au préfet du Nord, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer le récépissé de sa demande de titre de séjour dans le délai de 72 heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que l'inertie du préfet du Nord est susceptible d'entraîner la suspension de son contrat de travail et la perte de ses revenus professionnels ;
- la mesure sollicitée est utile, dès lors qu'elle lui permettra de régulariser sa situation au regard du droit au séjour en France et de signer un contrat de travail ;
- la mesure sollicitée ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
Par un mémoire enregistré le 15 octobre 2024, le préfet du Nord conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions de la requête présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il a, le 13 septembre 2024, délivré à Mme B le récépissé de sa demande de titre de séjour et le lui a notifié à son adresse domiciliaire à Croix ;
- le titre de séjour accordé à Mme B est en cours de fabrication depuis le 14 octobre 2024.
Par un mémoire enregistré le 29 octobre 2024, Mme B, représentée par Me Benkhlelouf, demande au juge des référés de lui donner acte de son désistement.
Vu :
- les pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Huguen, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante algérienne, née le 11 juillet 2000 à Sidi M'Hamed (République algérienne populaire et démocratique), est entrée sur le territoire français le 20 août 2021 sous couvert d'un passeport algérien revêtu d'un visa de long séjour " salarié " valable jusqu'au 18 novembre 2021. Elle a, le 15 octobre 2023, été mise en possession d'un certificat de résidence algérien portant la mention " étudiant " valable jusqu'au 14 octobre 2024. Le 4 septembre 2024, Mme B a sollicité, dans le cadre d'un changement de statut, la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " salarié ". Le 13 septembre 2024, le préfet du Nord a délivré à Mme B le récépissé de sa demande de titre de séjour et le lui a notifié à une adresse domiciliaire à Croix. Mme B, qui soutient ne pas avoir reçu notification de ce récépissé, demande au juge des référés d'enjoindre au préfet du Nord de le lui délivrer.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".
3. D'autre part, aux termes aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
4. Si, eu égard aux pouvoirs conférés au juge par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, les parties doivent, avant que le juge ne prononce une mesure prévue par celles-ci, être mises à même de présenter au cours d'une audience publique des observations orales à l'appui de leurs observations écrites, aucune disposition du code de justice administrative, ni aucun principe général ne font toutefois obstacle à ce qu'en application de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal ainsi que les magistrats qu'il désigne à cet effet, donnent acte des désistements par ordonnance prise sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 et sans tenir d'audience publique.
5. Postérieurement à l'introduction de sa requête présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, Mme B a, par un mémoire enregistré le 29 octobre 2024, demandé à ce qu'il lui soit donné acte du désistement des conclusions de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à Mme B du désistement des conclusions de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée à Me Basma Benkhlelouf et au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 31 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. HUGUEN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
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Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
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