jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2410715 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 octobre 2024, M. B A, représentée par Me Vergnole, demande au tribunal :
1°) de condamner le préfet du Nord à lui verser la somme totale de 45 432,15 euros en réparation des préjudices subis ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Une demande de régularisation a été adressée, le 22 octobre 2024, à M. A lui demandant, dans un délai de quinze jours, de produire la demande indemnitaire préalable en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative ainsi que la preuve de sa notification.
Par une lettre, enregistrée le 23 octobre 2024, M. A a répondu à la demande de régularisation qui lui avait été adressée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : /()/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /()/ ".
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " () Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. " Aussi, aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. () La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
3. En l'espèce, M. A demande au tribunal de condamner le préfet du Nord à lui verser la somme totale de 45 432,15 euros. Au soutien de sa requête, M. A ne produisait qu'un courrier électronique du 2 janvier 2024 adressé aux services préfectoraux mentionnant une demande indemnitaire préalable sans produire cette dernière ni apporter de preuve de sa notification. M. A a donc été invité, par un courrier du 22 octobre 2024 à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours sur ces deux points. Ce courrier comportait également la mention suivant laquelle, à défaut de régularisation dans ce délai, la requête serait considérée comme irrecevable et pourrait être rejetée. Or, si M. A a répondu à ce courrier, par une lettre enregistrée le 23 octobre 2024, celui-ci s'est borné à indiquer que la demande indemnitaire avait été adressée aux services de la préfecture par le courrier électronique précité du 2 janvier 2024, sans pour autant la produire ni justifier de sa notification au préfet du Nord. Dès lors, faute d'apporter la preuve d'une demande indemnitaire préalable à l'administration dont il demande la condamnation et d'avoir régularisé ses conclusions dans le délai imparti, les conclusions indemnitaires de M. A sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées pour ce motif en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris les conclusions relatives aux frais liés au litige.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Lille, le 5 décembre 2024
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. BAILLARD
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076
03/08/2026
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870
03/08/2026
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781
03/08/2026