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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2501956

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2501956

lundi 28 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2501956
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant une décision de la CAF du Nord ne lui accordant qu'une remise partielle de dette sur un indu d'aide personnelle au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, le requérant s'étant borné à des considérations générales. Malgré une invitation à régulariser dans un délai de quinze jours, conformément aux articles R.772-6 et R.772-7 du code de justice administrative, M. B n'a pas fourni d'argumentation. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R.222-1 du même code, rejette la requête pour irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 février 2025, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision 6 février 2025 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales (CAF) du Nord ne lui a accordé qu'une remise partielle de dette à hauteur de 304,87 euros sur un indu d'aide personnelle au logement d'un montant total de 406,49 euros.

Par une lettre du 27 février 2025, le tribunal a invité M. B à motiver sa requête dans un délai de quinze jours en lui adressant le formulaire mentionné à l'article R.772-7 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative :

" Les présidents de () formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance :

/ () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ; ". Aux termes de l'article R.411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge.

/ L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative qui, en vertu de l'article R. 772-5 du même code, est applicable aux requêtes relatives aux prestations, allocations ou droits attribués au titre de l'aide ou de l'action sociale : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article

R. 611-7. ".

3. Par la présente requête M. B conteste la décision par laquelle la CAF du Nord ne lui a accordé qu'une remise partielle de dette sur un indu d'aide personnelle au logement. Toutefois, à l'appui de son recours, M. B se borne à indiquer ne constater la mention d'aucune dette sur son espace personnel et avoir un profil à jour, ces considérants ne pouvant être regardés comme étant des moyens au sens des dispositions précitées au point 1 de la présente ordonnance. Le requérant a donc été invité, par un courrier du 27 février 2025, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en retournant un formulaire pré-rempli lui permettant de soumettre au tribunal une argumentation propre à établir que la décision qu'il entend attaquer méconnaît ses droits. Ce courrier comportait également la mention suivant laquelle la requête pourra être rejetée comme irrecevable pour défaut ou insuffisance de motivation si la régularisation n'était pas effectuée dans le délai imparti. En dépit de la demande de régularisation dont il a accusé réception le 28 février 2025, l'intéressé n'a pas régularisé sa requête. Ses conclusions sont, par suite, entachées d'une irrecevabilité manifeste, dès lors qu'elles sont dépourvues de tout moyen. Elles doivent pour ce motif être rejetées en application du 4° de l'article R.222-1 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Lille, le 28 avril 2025.

La présidente de la 5ème chambre,

signé

J. Féménia

La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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