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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2505804

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2505804

lundi 1 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2505804
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui accorder une carte de stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, et Mme A n'a pas répondu à la demande de régularisation qui lui avait été adressée conformément à l'article R. 772-6 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur les 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code, a donc rejeté la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 9 avril 2025, enregistrée au greffe du tribunal le 20 juin 2025, la président du pôle social du tribunal judiciaire d'Arras a transmis la requête de Mme B A.

Par cette requête, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais du 27 février 2025 rejetant sa demande tendant au bénéfice d'une carte de stationnement portant la mention " stationnement ".

Une demande de régularisation a été adressée, le 24 juin 2025, à Mme A lui demandant, dans un délai de quinze jours, d'expliciter sa requête au moyen du formulaire prévu par l'article R. 772-6 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : /()/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /()/ 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. /()/ ". Aux termes de l'article R. 411-1 de ce code : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens (). / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".

2. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative applicable aux contentieux sociaux, dont relève la présente requête : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

3. En l'espèce, Mme A a saisi le tribunal d'un " recours judiciaire " contre la décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais du 27 février 2025 rejetant sa demande tendant au bénéfice d'une carte de stationnement portant la mention " stationnement ". La requête de Mme A ne comportant l'exposé d'aucun moyen ni conclusion, la requérante a été invitée, par un courrier du 24 juin 2025, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en retournant un formulaire pré-rempli lui permettant d'indiquer au tribunal l'objet de sa demande et de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision qu'elle entend attaquer méconnaît ses droits. Ce courrier, dont l'intéressée a accusé réception le 25 juin 2025 et qui comportait également la mention suivant laquelle la requête pourra être rejetée comme irrecevable si la régularisation n'est pas effectuée dans le délai imparti, est resté sans réponse. Par suite, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application du 4° et du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Lille, le 1er septembre 2025

Le président de la 3ème chambre

Signé

B. Baillard

La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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