LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2508630

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2508630

mercredi 24 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2508630
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantVERDIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur les requêtes de Mme B..., a examiné la suspension de deux décisions du président de l'université de Lille lui refusant l'inscription en première année de master (Droit pénal et sciences criminelles et Droit privé). La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité des refus, arguant que les critères de sélection avaient été fixés par la commission de la formation et de la vie universitaire, incompétente en la matière selon les articles L. 712-1 et suivants du code de l'éducation, et que la publication des délibérations n'était pas prouvée. L'université opposait la tardiveté de la requête et l'absence d'urgence. Le juge des référés a rejeté les demandes de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, Mme B... n'ayant pas démontré que le refus d'inscription compromettait gravement et immédiatement sa situation, malgré ses démarches auprès du rectorat.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et des mémoires, enregistrés, sous le numéro 2508620, les 6 et 22 septembre 2025, Mme A... B..., représenté par Me Verdier, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative,
la suspension de l’exécution de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle le président de l’université de Lille lui a refusé l’inscription en première année du master mention « Droit pénal et sciences criminelles », jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d’enjoindre à l’université de Lille de l’inscrire à titre provisoire dans ce master, dans l’attente du jugement au fond dans un délai de 8 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’université de Lille une somme de 2 000 euros en application des dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient dans le dernier état de ses écritures que :
- la requête est recevable ; aucun délai de recours n’a commencé à courir dès lors que l’université de Lille n’a pas respecté les dispositions de l’article R.112-17 du code des relations entre le public et l’administration ;
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée fait obstacle à la poursuite de ses études de deuxième cycle ; elle a saisi le rectorat pour l’aider à trouver une place dans un master ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors :
qu’elle est fondée sur des modalités de sélection déterminées par la commission de la formation et de la vie universitaire, laquelle n’a en la matière pas compétence, seul le conseil d’administration de l’université pouvant édicter les critères de sélection conformément aux dispositions des articles L. 712-1 et suivants du code de l’éducation ;
que l’université ne rapporte pas la preuve de la publication régulière de la délibération adoptée par la commission de la formation et de la vie universitaire ainsi que l’arrêté portant désignation des membres du jury ; la transmission au recteur de ces actes n’est pas établie ;
le chef de cet établissement s’est estimé à tort en compétence liée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2025, l’université de Lille, représentée par Me Malolepsy, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- l’urgence n’est pas établie ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés et la requérante ne démontre en tout état de cause pas que les vices de procédure invoqués l’auraient privé d’une garantie ou auraient eu une influence sur le sens de la décision prise.

II. Par une requête et des mémoires, enregistrés, sous le numéro 2508630, les 6 et 22 septembre 2025, Mme A... B..., représenté par Me Verdier, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative,
la suspension de l’exécution de la décision du 8 juillet 2025 par laquelle le président de l’université de Lille lui a refusé l’inscription en première année du master mention « Droit privé », jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d’enjoindre à l’université de Lille de l’inscrire à titre provisoire dans ce master, dans l’attente du jugement au fond, dans un délai de 8 jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l’université de Lille une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient dans le dernier état de ses écritures que :
- la requête est recevable ; aucun délai de recours n’a commencé à courir dès lors que l’université de Lille n’a pas respecté les dispositions de l’article R.112-17 du code des relations entre le public et l’administration ;
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée fait obstacle à la poursuite de ses études de deuxième cycle ; elle a saisi le rectorat pour l’aider à trouver une place dans un master ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée dès lors :
qu’elle est fondée sur des modalités de sélection déterminées par la commission de la formation et de la vie universitaire, laquelle n’a en la matière pas compétence, seul le conseil d’administration de l’université pouvant édicter les critères de sélection conformément aux dispositions des articles L. 712-1 et suivants du code de l’éducation ;
que l’université ne rapporte pas la preuve de la publication régulière de la délibération adoptée par la commission de la formation et de la vie universitaire ainsi que l’arrêté portant désignation des membres du jury ; la transmission au recteur de ces actes n’est pas établie ;
le chef de cet établissement s’est estimé à tort en compétence liée.


Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2025, l’université de Lille, représentée par Me Malolepsy, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- la requête est tardive ;
- l’urgence n’est pas établie ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés et la requérante ne démontre en tout état de cause pas que les vices de procédure invoqués l’auraient privé d’une garantie ou auraient eu une influence sur le sens de la décision prise.

Le président du tribunal a désigné M. Lassaux, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu :
- les requêtes par lesquelles Mme B... a demandé l’annulation des décisions attaquées dans les instances2508620 et 2508630 ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’éducation ;
- l’ordonnance n° 2018-1131 du 12 décembre 2018 ;
- le décret n° 2021-1206 du 20 septembre 2021 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 22 septembre 2025 à 10 heures :
- le rapport de M. Lassaux, juge des référés et les observations de Me Malolepsy, représentant l’université de Lille, qui reprend les éléments du mémoire en défense.

La requérante n’étant ni présente, ni représentée.

La clôture de l’instruction a été différée au 23 septembre 2025 à 11 heures.

Par un mémoire enregistré le 22 septembre 2025 à 16 heures 46, l’université de Lille reprend le contenu de son mémoire en défense.

Considérant ce qui suit :

Mme A... B... a présenté, sur la plateforme nationale des masters, des demandes d’admission en première année de master pour l’année universitaire 2025/2026. Par la présente requête, elle demande au juge des référés d’ordonner la suspension de l’exécution des décisions du 8 juillet 2025 par lesquelles le président de l’université de Lille a rejeté ses candidatures en première année des formations au diplôme national respectivement du master mention « Droit pénal et sciences criminelles » et du master mention « Droit privé ».




Sur la jonction :

Les requêtes susvisées n° 2508620 et n°2508630 soulevant les mêmes questions et ayant fait l’objet d’une instruction commune, il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par une seule décision.

Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente (…) ». Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’admettre Mme B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique (...) ».

En l’état de l’instruction, aucun des moyens susvisés n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.

Par suite, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par l’université de Lille et sur l’existence d’une situation d’urgence, les conclusions à fin de suspension de l’exécution des décisions attaquées du 8 juillet 2025 du président de l’université de Lille doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : Mme B... est admise à titre provisoire à l’aide juridictionnelle.











Article 2: Les requêtes de Mme B... sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à l’université de Lille.


Lille, le 24 septembre 2025.

Le juge des référés,

signé

P. Lassaux


La République mande et ordonne au ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
La greffière,






Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions