Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2509987
lundi 19 janvier 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2509987 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé de M. A..., qui demandait la réouverture de son dossier de naturalisation. Le juge a constaté que la demande visait à faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative de classement sans suite, ce qui est irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Les circonstances invoquées, comme les dysfonctionnements de la plateforme ANEF, sont sans incidence sur cette irrecevabilité.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2025, M. B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’ordonner au préfet du Nord de rouvrir sans délai son dossier de naturalisation, de lui communiquer l’historique ANEF relatif à son dossier et de lui fixer un nouveau rendez-vous.
Il soutient que :
- il n’a pas reçu les demandes de communication de pièces relative à sa demande de naturalisation via la plateforme ANEF, ce qui a conduit à ce que son dossier soit clôturé de manière abusive ;
- cela risque de le contraindre à demander le renouvellement de sa carte de résident qui expire le 12 mars 2026, ce qui représente un coût de 225 euros, alors qu’il a déjà réglé 55 euros pour la demande de naturalisation ;
- son épouse fait l’objet d’une reconnaissance par la MDPH et ils ont trois enfants à charge dont un fils porteur d’autisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ».
Il résulte de l’instruction que, par une décision du 25 mars 2025, le préfet du Nord a classé sans suite la demande de naturalisation présentée par M. A..., au motif que celui-ci ne s’était pas présenté à l’entretien réglementaire destiné à apprécier son assimilation à la communauté française. Si M. A... soutient n’avoir jamais reçu la convocation en cause, et indique que cette décision du 25 mars 2025 n’a été portée à sa connaissance que très tardivement, en raison de dysfonctionnements de la plateforme numérique ANEF, ces circonstances sont sans incidence sur le fait que sa requête tendant à la reprise de l’instruction de sa demande de naturalisation, a pour objet de faire obstacle à l’exécution de cette décision de classement sans suite. Dès lors, M. A... n’est pas recevable à saisir de cette demande le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A....
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 19 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
P. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tout commissaire de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2025, M. B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’ordonner au préfet du Nord de rouvrir sans délai son dossier de naturalisation, de lui communiquer l’historique ANEF relatif à son dossier et de lui fixer un nouveau rendez-vous.
Il soutient que :
- il n’a pas reçu les demandes de communication de pièces relative à sa demande de naturalisation via la plateforme ANEF, ce qui a conduit à ce que son dossier soit clôturé de manière abusive ;
- cela risque de le contraindre à demander le renouvellement de sa carte de résident qui expire le 12 mars 2026, ce qui représente un coût de 225 euros, alors qu’il a déjà réglé 55 euros pour la demande de naturalisation ;
- son épouse fait l’objet d’une reconnaissance par la MDPH et ils ont trois enfants à charge dont un fils porteur d’autisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ».
Il résulte de l’instruction que, par une décision du 25 mars 2025, le préfet du Nord a classé sans suite la demande de naturalisation présentée par M. A..., au motif que celui-ci ne s’était pas présenté à l’entretien réglementaire destiné à apprécier son assimilation à la communauté française. Si M. A... soutient n’avoir jamais reçu la convocation en cause, et indique que cette décision du 25 mars 2025 n’a été portée à sa connaissance que très tardivement, en raison de dysfonctionnements de la plateforme numérique ANEF, ces circonstances sont sans incidence sur le fait que sa requête tendant à la reprise de l’instruction de sa demande de naturalisation, a pour objet de faire obstacle à l’exécution de cette décision de classement sans suite. Dès lors, M. A... n’est pas recevable à saisir de cette demande le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A....
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 19 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
P. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tout commissaire de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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