LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2510168

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2510168

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2510168
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantJAMAIS

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d'un surveillant pénitentiaire déclaré inapte, souhaitant une intégration directe dans une communauté urbaine. Le juge des référés a rejeté la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au ministre de la justice de formaliser une décision implicite d'acceptation et de transmettre des documents. Le tribunal a estimé qu'une décision implicite d'acceptation était déjà née le 24 septembre 2025, en application de l'article L. 511-3 du code général de la fonction publique, et que le requérant n'établissait pas que l'administration d'accueil conditionnait son arrêté à une décision expresse de l'administration d'origine. Par conséquent, la mesure sollicitée n'était pas utile et la condition d'urgence n'était pas suffisamment justifiée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Jamais, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au garde des sceaux, ministre de la justice de :

1°) formaliser auprès de la communauté urbaine d’Arras une décision implicite d’acceptation de sa demande d’intégration directe dans les services de cette dernière ;

2°) fournir à la communauté urbaine d’Arras sa dernière situation administrative ainsi que tout autre document nécessaire à son intégration directe dans cet établissement public intercommunal.
Il soutient que, surveillant pénitentiaire, il a été déclaré par le comité médical inapte définitivement aux fonctions qu’il occupe et maintenu à demi-traitement ; il a présenté une demande d’intégration directe dans les services de la communauté urbaine d’Arras afin d’y occuper des fonctions administratives compatibles avec son état de santé ; sa demande présentée le 24 juillet 2025 doit donc être considérée comme implicitement acceptée depuis le 24 septembre 2025 ; la condition d’urgence est satisfaite car son intégration directe lui permettra de retravailler et de percevoir à nouveau un plein traitement ; le maintien à demi-traitement ne lui permet pas de faire face aux charges qui pèsent sur lui et sa famille.

La requête a été communiquée au garde des sceaux, ministre de la justice, qui n’a présenté aucun mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Lille a désigné M. Lassaux, premier conseiller, pour statuer en tant que juge des référés en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

2. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

3. Aux termes de l’article L. 511-3 du code général de la fonction publique : « Hormis les cas où le détachement et la mise en disponibilité sont de droit, une administration ne peut s'opposer à la demande de l'un de ses fonctionnaires tendant, avec l'accord du service, de l'administration ou de l'organisme public ou privé d'accueil, à être placé dans l'une des positions mentionnées à l'article L. 511-1 ou à être intégré directement dans une autre administration qu'en raison des nécessités du service ou, le cas échéant, d'un avis rendu par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (…) Son silence gardé pendant deux mois à compter de la réception de la demande du fonctionnaire vaut acceptation de cette demande. ».

4. Il n’est pas contesté que la demande d’intégration directe présentée par M. A... pour rejoindre la communauté urbaine d’Arras, qui a donné son accord pour l’accueillir par cette voie de recrutement le 5 septembre 2025, a été reçue par l’administration pénitentiaire le 24 juillet 2025. En application des dispositions précitées au point 3, une décision implicite d’acceptation est née le 24 septembre 2025 du silence gardé sur cette demande pendant deux mois, comme le soutient le requérant, et il ne résulte pas de l’instruction qu’une décision de retrait de cette décision soit intervenue depuis lors. Par conséquent, le requérant peut se prévaloir dès à présent de l’existence d’une décision implicite d’acceptation de son administration d’origine permettant au président de la communauté urbaine d’Arras d’édicter un arrêté d’accueil en intégration directe dans les conditions prévues aux dispositions précitées de l’article L.511-3 du code général de la fonction publique, lesquelles ne rendent pas nécessaires l’édiction formelle d’un arrêté autorisant cette intégration directe par le garde des sceaux, ministre de la justice, ou son autorisation expresse à exercer de nouvelles fonctions. En outre, le requérant ne produit aucun élément de nature à établir que la communauté urbaine d’Arras aurait conditionné sa décision à la production d’une décision expresse émanant de son administration de départ, ni qu’elle s’apprêterait à renoncer à l’accueillir ou encore qu’elle serait dans l’impossibilité de pouvoir procéder à l’édiction d’un tel acte après avoir vainement demandé à l’administration pénitentiaire la transmission des documents relatifs à la situation administrative de l’intéressé dont elle aurait impérativement besoin pour finaliser ladite intégration directe alors que l’administration d’origine du requérant est tenue de transmettre lesdits documents, y compris à l’agent s’il en fait lui-même la demande. Enfin si M. A... soutient que le fait de ne pas pouvoir être intégré directement dans les services de la communauté urbaine d’Arras l’oblige à rester sans affectation et à ne percevoir qu’un demi-traitement de 980 euros par mois ne permettant pas, selon ses dires, de faire face aux charges qui pèsent sur lui et sur les membres de sa famille, il ne fournit aucun élément quant à la situation financière de son épouse ni ne produit de relevés détaillés de ses comptes bancaires de sorte qu’il ne met pas en mesure le juge d’apprécier l’existence d’une situation financière gravement obérée préjudiciant suffisamment gravement et immédiatement à ses intérêts. Dans ces conditions, en l’état de l’instruction, M. A... ne démontre pas l’utilité qu’il y aurait pour lui de bénéficier à bref délai de la mesure sollicitée ni de l’existence d’une situation d’urgence au sens des dispositions de l’article L.521-3 du code de justice administrative. Ainsi, la condition d’utilité et la condition d’urgence prévues à l’article L. 521-3 du code justice administrative ne sont pas satisfaites.

5. Dans ces conditions, la requête de M. A... ne pourra qu’être rejetée.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Copie en sera adressé à la direction interrégionale des services pénitentiaires Grand Nord- Lille et au président de la communauté urbaine d’Arras.

Fait à Lille, le 8 janvier 2026.

Le juge des référés,
Signé,
P. Lassaux




La République mande et ordonne au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,




Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions