Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui contestait la vente par la commune d'Aniche d'un terrain jouxtant sa propriété. Le juge a relevé que la demande, visant à faire obstacle à l'exécution de la décision de vente, était irrecevable car elle tendait à remettre en cause une décision administrative déjà exécutée. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner son urgence ou son bien-fondé.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 octobre 2025, M. B... A..., doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de remettre en cause la vente par la commune d’Aniche du terrain qui jouxte son bien.
Il soutient que :
- il s’est investi pour entretenir ce bien laissé à l’abandon ;
- il s’attendait à pouvoir en être l’acquéreur ;
- il n’y a pas eu de mise en concurrence.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». L’article L. 522-3 du même code énonce : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée (…). ».
Il ressort des écritures même du requérant que la commune d’Aniche a décidé de vendre le bien en cause à un tiers. Dès lors, la demande de M. A..., dont les écritures comportent la mention expresse « référé mesures utiles », tendant à ce qu’il soit fait obstacle à l’exécution de cette décision est irrecevable. Il y a lieu de rejeter sa requête selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A....
Fait à Lille, le 28 octobre 2025.
Le juge des référés,
Signé,
P. EVEN
Pour expédition conforme,
Le greffier,