Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... qui demandait le recouvrement d'une créance de pensions alimentaires directement sur ses prestations CAF. Le juge a considéré que cette demande n'était pas dirigée contre une décision administrative préalable, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de prononcer de telles mesures d'exécution. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Le président de la 3ème chambreVu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2025, M. A... B... a saisi le tribunal d’une demande tendant à ce qu’une créance de « pensions alimentaires non réglées » soit « recouvrée directement sur les prestations versées sur (son) compte CAF ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : /(…)/ 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; /(…)/ ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. /(…)/ ».
2. En l’espèce, la requête de M. B... tend à ce qu’une créance de « pensions alimentaires non réglées » soit « recouvrée directement sur les prestations versées sur (son) compte CAF ». Toutefois, il n’appartient pas au juge administratif de faire œuvre d’administrateur et de prononcer de telles mesures. Dès lors, la requête de M. B..., qui n’est dirigée contre aucune décision au sens de l’article R. 421-1 du code de justice administrative, peut être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Lille, le 7 janvier 2026.
Le président de la 3ème chambre
Signé
B. Baillard
La République mande et ordonne au préfet du Nord, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,