Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande visant à obtenir du ministre de l'intérieur une décision sur sa demande d'échange de permis de conduire. En cours d'instance, le ministre a fait valoir que la demande de l'intéressé avait été validée le 3 décembre 2025. Constatant que cette décision rendait sans objet les conclusions de la requête, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2025, M. B... A... demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’ordonner au ministre de l’intérieur de prendre une décision sur sa demande d’échange de permis de conduire dans un délai déterminé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut à ce qu’il n’y ait lieu à statuer sur la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ».
Il résulte de l’instruction que, par une décision du 3 décembre 2025, la demande d’échange de permis de conduire présentée par M. A... a été validée. Dès lors, les conclusions de la requête ont perdu leur objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Lille, le 19 janvier 2026.
Le juge des référés,
Signé
P. EVEN
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, ou à tout commissaire de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière