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AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2512316

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2512316

jeudi 22 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2512316
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2025. La requérante n’avait pas déclaré l’achèvement de sa construction dans les quatre-vingt-dix jours, condition nécessaire pour bénéficier de l’exonération temporaire prévue à l’article 1383 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut d’information par l’administration était inopérant, aucune obligation légale n’imposant à celle-ci d’inviter le contribuable à souscrire cette déclaration. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2025, Mme B... A... épouse C... demande au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l’année 2025 à raison d'un bien sis 61 B résidence Les champs Cabaret à Maroeuil (62161).

Vu :
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) /7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

Aux termes de l’article 1380 du code général des impôts : « La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l’exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code. ». Aux termes de l’article 1383 du même code : « I.- Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction à usage d'habitation sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés bâties durant les deux années qui suivent celle de leur achèvement ». Aux termes de l’article 1406 du même code : « I. – Les constructions nouvelles, ainsi que les changements de consistance ou d'affectation des propriétés bâties et non bâties, sont portés par les propriétaires à la connaissance de l'administration, dans les quatre-vingt-dix jours de leur réalisation définitive et selon les modalités fixées par décret (…) ».

Il résulte de ces dispositions qu’il appartient au contribuable de porter à la connaissance de l’administration l’existence d’une construction nouvelle dans les quatre-vingt-dix jours de sa réalisation définitive pour pouvoir bénéficier de l’exonération prévue par l’article 1383 pendant les deux années qui suivent l’achèvement de la construction.

Mme C... ne conteste pas ne pas avoir effectué de déclaration à l’administration fiscale à la suite de l’achèvement du bien immobilier qui a fait l’objet de l’imposition litigieuse. Elle ne remplissait dès lors pas les conditions pour bénéficier de l’exonération prévue à l’article 1383 du code général des impôts précité. Si elle soutient qu’elle n’a pas été informée des démarches à accomplir afin de bénéficier de cette exonération, aucune disposition législative ou réglementaire n’exige de l’administration qu’elle invite le contribuable à souscrire la déclaration prévue par les dispositions précitées de l’article 1406 du code général des impôts. Dès lors, ce moyen est sans incidence sur le bien-fondé de l’imposition contestée. Par suite, la requête de Mme C... qui ne comporte que des moyens inopérants, ne peut qu’être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R.222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... épouse C....

Copie en sera adressée au directeur régional des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Fait à Lille, le 22 janvier 2026.

La présidente,


Signé

P. Hamon

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.



Pour expédition conforme,

La greffière,






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