LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2601065

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2601065

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2601065
TypeDécision
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension d'une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge des référés constate que la procédure de recouvrement a déjà été suspendue par la caisse suite à la contestation du requérant, ce qui fait disparaître la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation aux frais irrépétibles est également rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 janvier 2026, M. B... A..., demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution de la contrainte délivrée par la caisse d’allocations familiales du Nord le 13 janvier 2026, pour un montant de 161,43 euros au titre d’un indu de prime d’activité ;

2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales du Nord une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le présent référé est recevable, une requête en annulation ayant été régulièrement introduite ;

Sur l’urgence :
- la condition d’urgence est remplie ; dès lors que la décision attaquée aggrave sa situation administrative et financière déjà fragilisée et qu’elle entraine une saisie imminente sous 15 jours de la somme réclamée ;

Sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la procédure de recouvrement de l’indu est irrégulière, la décision attaquée méconnaissant les dispositions des articles R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration ;
- l’indu résulte d’une erreur imputable à la caisse d’allocations familiales, la contrainte étant fondée sur une révision des ressources reposant exclusivement sur la prise en compte d’une prétendue séparation de fait ;
- la décision attaquée porte atteinte au droit au recours effectif et au respect du principe du contradictoire, et constitue un détournement de procédure ;
- la décision attaquée présente un caractère manifestement abusif, lui causant un préjudice direct et certain.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2026, la caisse d'allocations familiales du Nord conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas caractérisée dès lors que l’opposition formée par M. A... à la contrainte a déjà suspendu l’indu et toute procédure de recouvrement, rendant la demande de référé sans objet et dépourvue d’intérêt ;
- aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision n’est établi, dès lors que la caisse d’allocations familiales s’est fondée sur les éléments déclaratifs relatifs à sa situation familiale, conformément au système déclaratif applicable aux prestations familiales, sans porter atteinte à ses droits.
- la demande de condamnation au titre des frais irrépétibles doit être rejetée, dès lors que M. A... ne justifie d’aucun frais exposé, n’ayant pas eu recours à un avocat et la procédure étant gratuite.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 30 janvier 2026 sous le numéro 2601248 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Even, premier conseiller, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique qui s’est tenue le 17 février 2026 à 10h45 heures :

- le rapport de M. Even ;

- les observations de M. A... ;

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».



Il résulte de l’instruction que, compte-tenu de la contestation introduite par M. A... devant le tribunal, la caisse d’allocations familiales du Nord a suspendu le recouvrement de la contrainte litigieuse. Dès lors, à la date de la présente ordonnance, il n’existe aucune situation d’urgence exigeant l’intervention du juge des référés.

Il résulte de ce qui précède que, la condition tenant à l’urgence n’étant pas remplie, la requête de M. A... doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre du travail et des solidarités.

Copie en sera adressée à la caisse d’allocations familiales du Nord.

Fait à Lille, le 3 mars 2026.

Le juge des référés,

Signé,


P. Even


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
La greffière





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions