LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA59-2601465

Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2601465

vendredi 27 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2601465
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantMARSEILLE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour pour raison de santé. Le juge a estimé que la requérante, une ressortissante congolaise, n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait impérativement un maintien en France, au regard notamment de la disponibilité de son traitement dans son pays d'origine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives aux titres de séjour pour soins.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 février 2026, Mme A... C..., représentée par Me Marseille, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre à titre provisoire à l’aide juridictionnelle ;

2°) d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 12 décembre 2025 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

3°) d’enjoindre au préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 7 jours, et de réexaminer sa demande de titre de séjour en prenant une décision explicite dans un délai de deux mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’État le versement à Me Marseille de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, en cas de refus d’admission à l’aide juridictionnelle, ou de renonciation à son bénéfice, de mettre à la charge de l’Etat le versement de cette somme de 1 500 euros au bénéfice de Mme C....

Elle soutient que :
- l’urgence est présumée s’agissant d’un renouvellement de titre de séjour ;
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière faute de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière faute de preuve de l’existence d’un avis rendu par un collège de médecins régulièrement désignés conformément aux articles R. 425-11 et R. 425-13 du CESEDA ;


- elle méconnait les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l’article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen de sa situation et d’erreur manifeste d’appréciation.


Par un mémoire en défense enregistré le 25 février 2025 le préfet du Pas-de-Calais conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu’aucun des moyens soulevés n’est fondé.


Vu :
- la copie de la requête par laquelle la requérante demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.


Vu :
- la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Hamon, présidente, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer en matière de référés.


Ont été entendus au cours de l’audience publique du 26 février 2026 à 10 heures, en présence de Mme Debuissy, greffière :
- le rapport de Mme Hamon,
- les observations de Me Marseille, représentant Mme C..., également présente, qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens ;
Elle soutient en outre qu’elle abandonne les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et de l’irrégularité de l’avis du collège des médecins de l’OFII ; que les éléments produits par le préfet n’établissent pas la disponibilité dans son pays des trois molécules composant le traitement de son infection par le VIH ni la disponibilité du suivi régulier et pluridisciplinaire dont elle a besoin ainsi qu’en atteste par son médecin traitant et qu’aucun motif ne justifie le changement dans le sens de l’avis du collège de médecins ;

- les observations de Mme C... qui indique avoir vécu à Paris, puis Dijon et Nœux-les-Mines avant de résider à Lille depuis juin 2025 pour son travail ;



- et les observations de M. B..., représentant le préfet du Pas-de-Calais, qui conclut aux mêmes fins que son mémoire en défense, par les mêmes moyens.
Il soutient en outre que la requérante a demandé l’asile en Espagne avant son entrée en France et a fait l’objet d’une procédure de remise aux autorités espagnoles courant 2019, que la modification du sens de l’avis du collège des médecins peut s’expliquer par l’effet des traitements reçus en France sur l’état de santé et sur la capacité à voyager de Mme C..., et que le certificat du médecin traitant de la requérante ne se prononce pas sur la disponibilité des soins dans son pays d’origine.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Mme C..., ressortissante de la République démocratique du Congo née le 1er février 1981, déclare être entrée en France le 20 octobre 2018. Elle a été munie d’un titre de séjour en raison de son état de santé à compter du 18 janvier 2023 qui a été renouvelé, le dernier étant valable du 1er juillet 2024 au 31 décembre 2025. Mme C... demande au juge des référés d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du 12 décembre 2025 par laquelle le préfet du Pas-de-Calais a refusé de renouveler ce titre de séjour.


Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / (…) ».

3. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l’admission provisoire de Mme C... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.



Sur les conclusions au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

4. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».

5. En l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués par Mme C... et tels que rappelés dans les visas de la présente ordonnance ne paraît susceptible de faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

6. Par suite et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’une situation d’urgence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction présentées par Mme C... doivent être rejetées.



Sur les frais liés au litige :

7. Mme C... étant partie perdante dans la présente instance, ses conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique doivent être rejetées.



O R D O N N E :



Article 1er : Mme C... est admise à titre provisoire à l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus de la requête de Mme C... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... et au ministre de l’intérieur.

Une copie en sera adressée pour information au préfet du Pas-de-Calais.


Fait à Lille, le 27 février 2026.

Le juge des référés,


Signé,

P. Hamon

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions